Le calme perdure sur les marchés malgré la tempête au mois d’août

Le calme perdure sur les marchés malgré la tempête au mois d’août

Le mois d’août est généralement caractérisé par un faible volume de transactions, ce qui se prête bien à une volatilité accrue, car la présence d’un nombre restreint d’acteurs sur le marché peut causer des mouvements plus importants. Cet été pourtant, la plupart des marchés boursiers ont réussi à afficher de modestes gains sans accuser de fluctuations marquées. À l’échelle mondiale, les bénéfices des sociétés étaient excellents, et tout semble indiquer une croissance économique mondiale synchronisée.

Une fois de plus, l’aperçu des résultats des marchés financiers à la fin du mois dissimule les turbulences sur la scène politique et dans les relations internationales, ainsi que la colère de mère Nature pendant la période. Les événements violents de Charlottesville, en Virginie, ont mis en relief la discorde au sein de l’administration Trump. De plus, une attaque terroriste en sol espagnol et l’exacerbation des menaces entre les États-Unis et la Corée du Nord ont attisé les craintes des investisseurs. L’ouragan Harvey a dévasté le Texas, rapidement suivi de l’ouragan Irma, qui a fait des ravages dans les Caraïbes et sur la côte est américaine. Ces situations demeurent fluctuantes et troublantes sur le plan humain, et leurs pleines conséquences économiques demeurent incertaines.

Peu de changement au chapitre des actions

Au cours de l’été, les marchés boursiers ont peu fluctué. Les cours aurifères ont profité de la fuite vers les valeurs refuges engendrée par la montée des tensions géopolitiques, aidant ainsi le secteur canadien des matériaux à afficher le meilleur rendement sectoriel du mois d’août. En revanche, le secteur de l’énergie est resté faible au Canada comme aux États-Unis, les prix du pétrole ayant reculé alors que la plupart des autres marchandises (cuivre, gaz naturel, argent et or, etc.) ont vu les leurs s’apprécier sur fond de fortes tendances de croissance économique, d’indicateurs d’une hausse de la demande chinoise et de faiblesse du dollar US, et compte tenu de la fuite précitée vers les valeurs refuges. L’accroissement de la production américaine a contribué aux stocks déjà abondants de pétrole brut, ce qui a exercé une pression sur les prix du pétrole. Les dommages causés par l’ouragan Harvey à Houston même, le centre de l’industrie pétrolière et gazière américaine, ont causé de la volatilité dans les prix du pétrole brut et des produits pétroliers raffinés (dont l’essence).

Tant l’indice S&P 500 que l’indice composé S&P/TSX ont affiché d’excellents résultats quant aux bénéfices et aux chiffres d’affaires des sociétés au deuxième trimestre, ce qui est venu appuyer les valeurs des titres de ces deux indices et maintenir ceux-ci en territoire positif pour le mois d’août.

Les marchés obligataires n’ont pas reflété la même vigueur que les actions. Une légère fuite vers les valeurs refuges, la faiblesse de l’inflation et les inquiétudes géopolitiques ont contribué à la popularité des obligations en août. Les taux de rendement ont chuté, ce qui a fait croître les résultats obligataires tant aux États-Unis qu’au Canada. La Banque du Canada a surpris les investisseurs en haussant les taux au début du mois d’août, devenant ainsi la plus restrictive des grandes banques centrales mondiales.

Entre-temps, la voie de la normalisation des taux et de la politique monétaire aux États-Unis et en Europe donne lieu à un important débat sur le moment où amorcer les mesures en ce sens et leur cadence.

Les données peignent le portrait d’une croissance économique solide

Les données économiques ont souligné à grands traits l’image d’une accélération de la croissance mondiale. Le PIB américain du deuxième trimestre a été revu à la hausse pendant que le PIB réel canadien a fracassé les attentes, puisqu’il était en hausse de 4,5 % alors que les prévisions consensuelles étaient de 3,7 %. Les quatre derniers trimestres ont marqué la plus forte expansion depuis 2006. La confiance des consommateurs a également atteint des sommets. L’indice de confiance des consommateurs s’est hissé à 122,9 aux États-Unis, son deuxième résultat en importance depuis la fin de l’année 2000. Son homologue canadien s’est pour sa part chiffré à 121,7, un sommet sur près de dix ans.

Autre agréable surprise : l’indice PMI manufacturier de l’ISM des États-Unis a fait un bond de 2,5 points pour atteindre 58,8, son plus haut niveau en six ans. De plus, les marchés européens et asiatiques ont affiché des données économiques positives et les premiers signes d’un retour à un taux d’inflation plus sain.

Les marchés font la sourde oreille à la politique

Les marchés financiers ont récemment fait la sourde oreille à la situation politique à Washington. Il semble que les échanges verbaux entre les politiciens n’indiquent plus la réalisation de progrès tangibles dans l’optique de changements de politique. Les marchés se concentrent plutôt sur les données économiques et les résultats des sociétés, et nous ne pouvons qu’approuver ce changement.

Bref, nous sommes dans un marché où la sélection de titres est à privilégier. Cet état des choses souligne le désavantage de l’investissement passif et des options de placement négociées en bourse : une indifférence à la sélection de titres. En effet, si vous investissez dans un instrument qui reproduit l’ensemble d’un indice, vous sacrifiez les occasions de distinguer les « bonnes » sociétés des excellentes et de départager les « mauvaises » sociétés des pires. La gestion active de portefeuille vise à déceler les sociétés aux caractéristiques les plus enviables, celles qui sont bien placées pour offrir un excellent potentiel d’appréciation du capital dans les conditions de marché actuelles.

Les processus de placement définis et éprouvés, jumelés à l’expérience et à l’expertise des équipes de gestion de portefeuille offrent aux investisseurs la gestion des risques voulue pour tirer leur épingle du jeu dans les conditions de marché actuelles et obtenir des résultats solides à long terme.

Tableau 1: Sommaire des résultats des principaux marchés

Rendements des marchés*
Août
Cumul
Indice composé S&P/TSX 0,4 %
-0,5 %
Indice S&P 500 0,1 %
10,4 %
- en dollars canadiens 0,4 % 2,8 %
Indice MSCI EAEO 0,6 % 6,4 %
- en dollars canadiens -0,3 % 6,0 %
Indice MSCI Marchés émergents 1,9 % 20,9 %
Indice obligataire universel FTSE TMX Canada** 1,4 % 1,8 %
Indice obligataire toutes les sociétés FTSE TMX Canada** 1,1 % 2,6 %

 * Monnaie locale (sauf indication contraire); cours seulement
 ** Rendement total, obligations canadiennes

Tableau 2: Devises et marchandises
($ US, variation en %)


Niveau
Août
Cumul
$ CA 0,801 $ 0,0 % 7,7 %
Pétrole (West Texas)* 47,23 $ -5,9 % -12,1 %
Or* 1 316 $ 3,7 % 13,7 %
Indice CRB Reuters-Jefferies* 180,86 $ -1,0 % -6,1 %

Tableau 3: Résultats sectoriels du marché canadien

Résultats sectoriels de l’indice composé S&P/TSX*
Août
Cumul
Indice composé S&P/TSX 0,4 %
-0,5 %
Énergie -3,5 % -16,0 %
Matériaux 5,5 % 5,8 %
Industrie 3,0 % 9,6 %
Consommation discrétionnaire 1,6 % 9,6 %
Biens de consommation de base 0,4 % 0,8 %
Santé -10,3 % -13,8 %
Finance 0,1 % 0,7 %
Technologies de l’information 1,5 % 9,4 %
Télécommunications 1,0 % 8,0 %
Services aux collectivités 1,5 % 7,0 %
Immobilier 1,2 % 2,1 %

* Cours seulement
Source : Bloomberg, MSCI Barra, Financière Banque Nationale, FTSE TMX Global Debt Capital Markets Inc.

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