Un été chaud, des marchés en effervescence

Faits saillants

  • Les marchés boursiers mondiaux ont poursuivi leur remontée tout l’été.
  • Les valorisations boursières élevées, l’approche de l’élection présidentielle américaine et la crainte d’une deuxième vague de COVID-19 ont accru les attentes à l’égard de la volatilité du marché.
  • Les marchés obligataires ont reculé, les obligations à long terme ayant été les plus durement touchées.
  • Étant donné l’appétit pour le risque, les prix du pétrole ont fortement augmenté, tandis que l’or et le dollar américain se sont repliés.

Les marchés boursiers mondiaux ont progressé constamment pendant l’été, et les actions américaines ont continué de briller.

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Après avoir réalisé des gains tous les jours, sauf cinq, pendant le mois d’août, l’indice S&P 500 a enregistré une hausse mensuelle de 7 % qui témoigne de l’optimisme des investisseurs, qui s’attendent à une reprise en V. Les titres américains de la consommation ont encore profité d’une hausse des dépenses de consommation plus élevée que prévu, alors que les titres technologiques ont poursuivi leur ascension alimentée par la pandémie. Apple a inscrit un gain impressionnant de 8,2 % en une semaine, ce qui a attiré l’attention, puisqu’elle est devenue la première société ouverte aux États-Unis à franchir le cap des 2 billions de dollars américains en capitalisation boursière. Le début de septembre n’a toutefois pas été aussi faste pour Apple et les autres géants américains de la technologie, chouchous des investisseurs, mais il est encore trop tôt pour dire s’il s’agit d’un point de bascule. L’engagement de la Réserve fédérale américaine (Fed) à maintenir les taux à de bas niveaux pendant une longue période a stimulé l’appétit pour le risque.

Au Canada, le gain mensuel de 2 % de l’indice composé S&P/TSX est loin d’être banal, mais est bien modeste par rapport au rebond du marché au sud de la frontière. Les sociétés financières canadiennes, les banques en particulier, ont clôturé le mois en forte hausse (gain de 9,7 % du sous-indice des banques S&P/TSX), en raison de la robustesse de leurs paramètres fondamentaux, de la faible augmentation des taux obligataires à long terme et de l’accentuation de la courbe des taux. Le raffermissement des prix du pétrole a donné un élan aux titres du secteur canadien de l’énergie : les prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) et Western Canadian Select (WCS) se sont approchés de leurs plus hauts niveaux depuis le début de la crise sanitaire. La plupart des autres marchandises ont dégagé des rendements positifs, sauf l’or qui a pesé sur le secteur canadien des matériaux. L’attrait de l’or comme valeur refuge a cédé le pas à l’optimisme pour la reprise économique.

Autres marchés en pleine ébullition

Les marchés de l’habitation au Canada et aux États-Unis sont en pleine ébullition depuis deux mois. Le marché de la revente a enregistré un gain mensuel historique au Canada et une deuxième hausse record d’affilée aux États-Unis. La faiblesse sans précédent des taux d’intérêt et la demande refoulée à la suite des mesures de confinement ont déchaîné les acheteurs. Le télétravail a sans doute constitué un autre élément catalyseur, puisque les employés de bureau, qui souvent appartiennent à la classe moyenne ou supérieure et ont été épargnés par la crise, se sont mis à chercher de plus grandes maisons (moins chères et situées loin des grandes villes) ou à améliorer leurs conditions de vie. Les excellents résultats des détaillants de produits de rénovation domiciliaire et de produits de première nécessité, comme Home Depot, Lowes, Target et Walmart, ont confirmé ces tendances. Le sous-indice des constructeurs de maisons S&P 500 a grimpé de 6,4 % et éclipsé son sommet précédent, qui remonte à 2005. Étant donné son important volume d’emplois et son effet multiplicateur positif considérable, le secteur du logement est un modèle de vigueur pour l’économie nord-américaine – une situation qui n’est généralement pas associée à des taux de chômage élevés. Cela dit, rien n’est vraiment « normal » ces temps-ci.

Repli du marché obligataire

Les cours obligataires ont battu en retraite en août, même si les rendements des titres à revenu fixe demeurent solides depuis le début de l’année. Les taux des obligations à long terme ont augmenté, la Fed ayant revu à la baisse les attentes quant aux mesures de contrôle de la courbe des taux à venir (c.-à-d. des mesures additionnelles qui visent à maintenir les coûts d’emprunt à un bas niveau en fixant un plafond pour les taux à long terme). Étant donné que les taux à long terme ont progressé dans la foulée et que les taux à court terme sont restés près de zéro, la pente de la courbe des taux s’est accentuée. Sans surprise, l’indice obligataire universel FTSE Canada a connu un mois difficile, fléchissant de 1,36 %. En revanche, les investisseurs sur le marché des obligations à rendement élevé ont été récompensés par un gain de 1,76 %, l’appétit pour le risque ayant entraîné un resserrement des écarts de taux.

De retour à… l’absence de normalité

Septembre marque le retour des journées fraîches et un nouveau départ pour les enfants et les familles, mais là s’arrêtent les routines habituelles de septembre. Même avec de nouveaux protocoles de sécurité pour éviter une deuxième vague de COVID-19, la nouvelle normalité d’aujourd’hui est davantage source d’espoir que de certitude. D’ici la fin de l’année, nous nous attendons à ce que la confiance et les rendements des investisseurs soient intrinsèquement liés à l’évolution du nombre de cas de COVID-19. La poursuite de l’ascension des marchés sera tributaire de la foi des investisseurs dans la capacité des consommateurs à dépenser et des entreprises à reprendre complètement leurs activités et à prendre de l’expansion – ce qui est peu susceptible de se produire si nous fermons les magasins, les écoles et les entreprises pour contenir la pandémie.

Par ailleurs, à deux mois seulement de l’élection américaine, il faut s’attendre à ce que la politique commence à entraîner le marché boursier dans sa valse-hésitation habituelle. La composition du Congrès étant considérée comme un facteur important dans le choix du futur occupant de la Maison-Blanche, la période précédant l’élection (avec sa vaste couverture médiatique, ses manchettes dramatiques et ses prédictions changeantes) devrait accentuer l’incertitude des investisseurs et, par conséquent, la volatilité des marchés financiers.

L’heure est à la révision

Avec le rappel de la rentrée scolaire, septembre est le moment idéal pour revoir les principes de base d’un plan de placement efficace :

  • Tient-il la route? Votre horizon de placement, vos habitudes d’épargne et vos objectifs de placement devraient être cohérents.
  • Est-il à votre image? Vous seul connaissez votre tolérance au risque en matière de placement.
  • Pare-t-il aux imprévus? Il y aura toujours des inconnues – dans la vie, en mathématiques, sur les marchés financiers – mais en diversifiant votre portefeuille dans une optique à long terme, vous mettez toutes les chances de votre côté année après année.

À tous les enseignants, les concierges, les chauffeurs d’autobus et les autres qui mettent de la joie dans la vie des élèves, nous vous souhaitons une rentrée scolaire sous le signe de la santé et du succès!

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