Tant au Canada qu’aux États-Unis, les marchés boursiers ont fracassé leurs niveaux records en avril

Faits saillants

  • Les marchés boursiers du Canada et des É.-U. ont atteint des sommets historiques.
  • Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse, stimulés par le resserrement éventuel des sanctions contre l’Iran et la tourmente politique au Venezuela.
  • Les banques centrales de ces deux pays ont maintenu leur taux à un jour, alors que les taux de rendement des obligation s à long terme augmentaient.
  • Les bénéfices des sociétés ont agréablement surpris, favorisant ainsi les récents gains des marchés boursiers.

Tant au Canada qu’aux États-Unis, les marchés boursiers ont fracassé leurs niveaux records en avril, la remontée de l’année 2019 se poursuivant sans relâche. Les résultats se sont avérés beaucoup moins réjouissants pour les investisseurs obligataires, les taux d’intérêt affichant une hausse et exerçant donc une pression à la baisse sur les cours des obligations.

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Un marché haussier vieillissant, mais toujours en vie

Les investisseurs américains ont eu plusieurs raisons de se montrer optimistes en avril. La vigueur des données économiques et des bénéfices des sociétés, l’apaisement inespéré des craintes au sujet des échanges commerciaux et la politique accommodante de la Réserve fédérale ont aidé les marchés boursiers américains à atteindre des sommets absolus et à poursuivre leur période haussière historique.

Somme In spite of the positive economic and market backdrop, toute, les données économiques publiées en avril étaient de bon augure pour les consommateurs comme pour les entreprises. En effet, les résultats excédaient les attentes pour ce qui est de l’emploi, des ventes au détail et du sondage auprès des directeurs d’achats. Voilà autant de facteurs qui ont contribué à la forte croissance du PIB américain, au taux annualisé de 3,2 % au premier trimestre de 2019, bien au-dessus de la prévision consensuelle de 2,3 %. Les bénéfices des sociétés américaines ont également fait bonne figure. Les attentes à leur sujet avaient dans l’ensemble reculé à la fin du dernier trimestre, de sorte qu’un taux de croissance nul, voire négatif était prévu. Ainsi, toute hausse a été accueillie avec joie et a fait croître le cours des actions. De même, les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine ont semblé progresser et adopter un ton plus optimiste.

Malgré la conjoncture favorable de l’économie et des marchés, la Réserve fédérale n’a pas bronché (en laissant le taux de financement à un jour entre 2,25 % et 2,50 %) et est demeurée accommodante. Elle semble porter maintenant son attention sur l’inflation, qui demeure obstinément basse et détonne avec le contexte économique d’ensemble.

Tous les secteurs américains ont connu des gains en avril, sauf l’immobilier (en baisse de moins de 0,5 %) et la santé. Ce dernier secteur est plombé par les craintes que suscitent l’accroissement de la réglementation et la volonté politique (tous partis confondus) de s’attaquer au prix des médicaments.

La finance et l’énergie font remonter le marché boursier canadien

Par comparaison, les données économiques canadiennes demeurent peu élevées. Les taux d’emploi ont glissé, les mises en chantier et permis de construire ont accusé une certaine faiblesse, et la croissance prévue par la Banque du Canada pour le premier semestre de l’année 2019 a encore reculé. La banque centrale a aussi maintenu son taux d’intérêt, de 1,75 %, en raison de ses attentes modestes à l’égard de l’économie du pays. Les données récentes sur la croissance du PIB du Canada confirment un ralentissement de son économie. Même si le taux de croissance d’une année sur l’autre demeure de 1,1 %, le taux moyen est d’exactement 0 % pour les six derniers mois, dont quatre ont affiché une croissance négative.

Même si notre economie a subi plus de vents contraires, notre marché boursier s’est bien tiré d’affaire en avril. En effet, les secteurs de la finance et de l’énergie – de bonne taille chez nous – ont eu de très bons résultats.

Toutes les grandes banques canadiennes ont vu leur cours grimper avec l’accentuation de la courbe de rendement, les taux à long terme amorçant une hausse (on se souviendra de la brève inversion de la courbe de rendement observée en mars au Canada et aux États-Unis). Or les banques sont avantagées par l’accentuation de la courbe (où les taux d’intérêt à long terme augmentent plus que les taux d’intérêt à court terme et leur sont supérieurs). En effet, le modèle d’affaires des banques consiste à verser aux épargnants des intérêts à court terme (sur le solde de leur compte bancaire) et à toucher de l’intérêt sur les prêts à long terme (prêts hypothécaires et prêts d’entreprise, p. ex.) qu’elles consentent aux consommateurs et aux entreprises.

La hausse des prix du pétrole a avantagé le secteur canadien de l’énergie. Le resserrement des sanctions contre l’Iran projeté par les États-Unis et la tourmente politique au Venezuela ont tous deux aidé le prix du pétrole WTI à dépasser les 60 $ US du baril, et même à atteindre brièvement les 66 $ en avril. Malgré la robustesse des prix de l’énergie, le huard a cédé du terrain au dollar américain en raison de la faiblesse économique précitée observée au Canada.  

Les obligations peu payantes avec la hausse des taux d’intérêt à long terme

Après son inversion de mars, la courbe de rendement a repris une forme plus habituelle. En effet, les taux d’intérêt à long terme ont monté en avril, pendant que ceux à court terme restaient stables, l’inflation mondiale étant faible et, avec elle, le désir des banques centrales de hausser les taux de sitôt. La réaccentuation de la courbe de rendement a quelque peu calmé les inquiétudes quant à une possible récession. Par contre, elle a également érodé le rendement procuré par l’ensemble du marché obligataire. Tous les secteurs obligataires sont restés aux environs de leur seuil de rentabilité, alors que les obligations de sociétés ont mieux fait que les obligations d’État et ont ainsi pu afficher un rendement total positif.

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