Le marché en revue - décembre: Les marchés des actions du monde ont réalisé de forts gains en 2017

Ce numéro du bulletin Le marché en revue de GLC contient des extraits de la Revue des marchés de 2017 de GLC et des Perspectives des marchés financiers de 2018 de GLC. Il est possible de consulter l’intégralité de ces rapports spéciaux dans le site Web et sur la page LinkedIn de GLC.

Pour consulter le rapport complet sur les perspectives, avec la totalité de ses sections, tableaux et diagrammes, veuillez ouvrir les fichiers PDF paraissant à la fin de cet article.

Les actions, les obligations et l’économie ont dépassé les attentes en 2017

Les marchés des actions ont profité de la croissance économique mondiale synchronisée et de l’inflation modeste qui se sont traduites par de solides bénéfices du côté des sociétés, ainsi que des résultats supérieurs aux attentes établies au début de 2017 pour les marchés financiers.

Les enjeux dominants

Deux enjeux dominants (souvent opposés) ont provoqué de la turbulence tant sur les marchés des actions que sur ceux des obligations. Sur un premier front est intervenue la reflation : des fluctuations du marché fondées sur la perspective voulant que l’économie mondiale connaisse une expansion synchronisée qui entraînera une hausse de l’inflation et la normalisation de la politique monétaire. Aux États-Unis, la politique budgétaire expansionniste a eu pour effet d’exacerber les attentes visant la reflation. Lorsque cet enjeu est devenu prédominant (surtout durant les quatre derniers mois de l’année), les rendements obligataires ont augmenté et les titres faisant partie des secteurs cycliques (finance, énergie, matériaux et industrie) ont également bénéficié de la situation. Les marchés comme le Canada et les marchés émergents ont tiré avantage de la reflation.

Sur un second front est entrée en jeu l’idée selon laquelle la croissance économique pâlirait, l’inflation demeurerait une source d’incertitude et les politiques d’encouragement fiscal américaines ne verraient jamais le jour. Durant la période où ce point de vue était en vogue (surtout du mois de mars au mois d’août), les rendements obligataires ont baissé, et les investisseurs se sont mis à la recherche de possibilités de croissance durable, notamment des actions de sociétés dont les perspectives de croissance uniques ne sont pas exclusivement tributaires d’une forte croissance économique sous-jacente. Ces actions se trouvent principalement dans les secteurs des technologies de l’information et de la santé.  

Un rendement positif pour le marché des titres à revenu fixe

Le rendement positif enregistré pour l’année s’est avéré légèrement supérieur à ce que nous avions prévu pour 2017 alors que les sommets atteints par les rendements des obligations du gouvernement du Canada de dix ans n’ont pu être maintenus en fin d’année, et que les résultats de l’indice dans leur ensemble ont été dopés par le resserrement des écarts de crédit.

La Réserve fédérale a pratiqué trois hausses de taux, tandis que la Banque du Canada les a relevés à deux reprises. Ces décisions des banques centrales ont nourri la hausse des rendements à court terme. Les rendements obligataires à plus long terme n’ont toutefois pas suivi la même ascension alors que l’inflation est restée modérée, donnant lieu à l’aplanissement de la courbe de rendement.

Les actions canadiennes ont avancé péniblement pendant le plus clair de 2017

Les actions canadiennes ont avancé péniblement pendant le plus clair de 2017 avant de réagir à la reflation et à la remontée des prix du pétrole durant les quatre derniers mois de l’année. Le sous-rendement relatif de l’indice composé S&P/TSX s’explique en grande partie par ses pondérations sectorielles. En effet, les secteurs de l’énergie et de la finance constituent plus de la moitié de l’indice (chacun de ces secteurs ayant moins bien fait que leur semblable américain), alors que la pondération combinée des secteurs favoris de l’année, à savoir les technologies de l’information et la santé, n’est que d’un maigre 4 %, comparativement à 38 % au sein de l’indice S&P 500.

Le pétrole a finalement terminé l’année en hausse de 12,5 %, mais son parcours n’a pas été linéaire. Le brut est entré en territoire baissier en juin, pour ensuite remonter de 42 % durant le reste de l’année.

Les actions américaines ont poursuivi leur ascension en 2017

Le marché haussier qui a duré 106 mois est maintenant le deuxième plus long jamais enregistré, et l’indice S&P 500 a atteint un total impressionnant de 62 nouveaux sommets en 2017.

L’économie américaine continue de bien se porter. Les mesures de la confiance des entreprises et des consommateurs ont atteint des niveaux record durant l’année. Les sociétés technologiques à très grande capitalisation que sont Amazon, Facebook, Apple, Microsoft et Alphabet ont le plus contribué à la croissance durable.

Les thèmes de la croissance mondiale synchronisée et de la croissance durable ont influé grandement sur les actions internationales

À l’extérieur de l’Amérique du Nord, la force de la croissance économique et le maintien de politiques monétaires expansionnistes ont soutenu les marchés des actions de l’Europe et du Japon. Les marchés émergents ont tiré parti à la fois du contexte de croissance mondiale synchronisée et de la croissance durable. Plus particulièrement, les éléments cycliques des marchés émergents ont été bien servis par la reprise du commerce mondial et la stabilité du dollar américain.

Les perspectives des marchés financiers de 2018 reflètent un équilibre

À l’amorce de 2018, la conjoncture et les marchés des capitaux mondiaux se dirigent selon nous vers la fin du cycle économique. Nous pensons que l’économie mondiale dispose d’un momentum suffisant et que l’inflation et les conditions financières demeureront favorables assez longtemps pour que nous continuions à privilégier les actions par rapport aux titres à revenu fixe. Dans le cadre de nos perspectives, nous notons que l’attrait relatif des actions relativement aux obligations sur une base rajustée en fonction du risque s’est amoindri. Nous atteignons ainsi l’équilibre, puisque nous assumons un risque modéré grâce à une légère surpondération en actions. Pour en savoir plus sur ce que pourraient nous réserver les marchés financiers en 2018 et au-delà de cette période, veuillez lire le rapport de GLC sur les perspectives des marchés financiers de 2018. S’ouvre dans une nouvelle fenêtre
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