Brusque recul des marchés en février sur fond d’intensification des conséquences liées à la propagation du virus

Faits saillants

  • La COVID-19 et ses répercussions appréhendées sur l'économie continuent de faire la manchette et de dicter le mouvement dans les marchés financiers.
  • Les taux de rendement des obligations ont chuté : des planchers records ont été établis par les obligations du gouvernement américain à 10 ans et à 30 ans. 
  • Les obligations souveraines constituaient les meilleures valeurs refuges en offrant aux investisseurs équilibrés un contrepoids de rendement positif.
  • La plupart des marchés des actions ont reculé et entamé une correction, revenant aux niveaux d'il y a quelques mois.

Le sentiment de panique qui se propage chez les investisseurs inquiète lui aussi de plus en plus.

Les marchés boursiers du monde ont essuyé de fortes baisses (qualifiées d’historiques dans certains cas) à la fin du mois de février en raison de la multiplication des cas de coronavirus et de la menace qu’il représente pour l’économie mondiale. Au cours de la dernière semaine du mois, les investisseurs ont abandonné les actifs à risque (comme les actions et les marchandises) au profit, notamment, des valeurs refuges les plus prudentes (à savoir les titres de trésorerie et les titres de dette souveraine).

Pour voir le rapport complet, avec la totalité de ses sections, tableaux et diagrammes, veuillez consulter le document PDF ci-joint, figurant à la fin de cet article.

Les reculs des marchés attribuables au virus effacent les gains enregistrés à ce jour pour l’année, et plus encore

Les marchés des actions et les taux de rendement des obligations à l’échelle de la planète ont commencé le mois sur une note positive, avec un début de hausse du côté des taux obligataires et l’établissement de nouveaux sommets pour les principaux indices boursiers. L’élan d’enthousiasme a toutefois connu une fin abrupte lorsque la crise sanitaire a franchi les frontières de la Chine pour atteindre des régions comme l’Europe et le Moyen-Orient. Les inquiétudes quant à une éventuelle pandémie ont crû à tel point que les investisseurs ne pouvaient tout simplement plus faire fi des risques; il s’est ensuivi une semaine historique dans les marchés financiers pour clore le mois de février.

  • En effet, l’indice S&P 500 a perdu 11 % pour la semaine du 24 février, essuyant du coup ses pires résultats hebdomadaires depuis la crise financière.
  • Après avoir enregistré des reculs de plus de deux pour cent pour trois des cinq jours de la semaine, l’indice de référence du marché boursier américain a clôturé la semaine à près de 13 % en dessous de son sommet historique du 19 février 2020. C’est le plus rapide déclin jamais enregistré depuis un sommet record jusqu’en zone de correction (recul d’au moins dix pour cent).
  • Les taux de rendement des bons du Trésor américain ont également établi des records. Les taux des obligations américaines à 10 ans et à 30 ans ont chuté au-dessous des précédents planchers historiques : à 1,15 %, le taux de rendement des obligations à 10 ans était 0,21 % plus bas que le niveau enregistré en juillet 2016, tandis qu’à 1,68 %, le taux de rendement des obligations à 30 ans était 0,27 % plus bas que le niveau enregistré en août 2019. À ce jour au mois de mars, les taux de rendement ont poursuivi leur descente historique et tant le taux de rendement des obligations américaines que celui des obligations canadiennes à 10 ans se situent désormais sous la barre de 1 %.

Le marché des actions canadiennes, malgré des pertes soutenues, a fait preuve d’une plus grande résilience que ses homologues du monde. Au Canada, les secteurs défensifs comme les services d’intérêt public et l’immobilier ont mieux fait que les autres (conformément aux attentes). Même s’ils continuent d’essuyer des pertes, ces secteurs ont réussi à conserver des gains à ce jour pour l’année. Les secteurs cycliques, comme l’énergie et la consommation discrétionnaire, ont perdu du terrain, tout comme les secteurs des matériaux et des soins de santé, bons derniers pour le mois. Les prix du pétrole ont fortement chuté, essuyant des pertes de 13,2 %.

Les valeurs refuges ne sont plus ce qu’ils étaient

La fuite vers les valeurs refuges ne s’est pas déroulée selon le scénario habituel. Bien que la plupart des actifs à risque aient été délaissés, les cours du cuivre ont fait des gains de 1,2 % dans un geste d’apparence contre-intuitive. À l’inverse, quantité de valeurs refuges n’ont pas fait aussi bonne figure qu’on aurait pu normalement croire. Le prix de l’or est demeuré inchangé pour tout le mois, tandis que l’indice du dollar américain (DXY) n’a augmenté que légèrement.

Profitez-vous des avantages d’une gestion active de l’actif?

Le coronavirus n’était sur le radar de personne avant le début de 2020. Le niveau élevé des évaluations boursières, lui, l’était. La raison du déclin du marché des actions est certes tragique. Cela dit, nous considérons que le recul était à prévoir depuis longtemps. Nous demeurons à l’affût d’occasions que le changement abrupt du niveau de confiance est susceptible d’offrir. Nous faisons preuve de patience. Même si la plupart des marchés ont régressé en zone de correction à la fin du mois de février, cela ne fait que les ramener  aux niveaux d’il y a quelques mois à peine, compte tenu de leur forte avancée dans l’intervalle. La réaction affligée que suscite un aussi faible renversement de tendance nous indique que les investisseurs avaient commencé à tabler sur une certaine unilatéralité des marchés. Voilà qui nous porte à croire que la complaisance pourrait représenter la plus importante menace pour les marchés. Ce constat, parmi d’autres facteurs nuancés décrits dans le bulletin Perspectives de GLC pour les marchés financiers en 2020, sous-tend la position légèrement défensive adoptée par GLC en début d’année. C’est le fruit d’une gestion active qui nous permet d’évaluer la progression de la situation en position de force.

Fait à noter, les investisseurs qui souscrivent des fonds diversifiés et équilibrés ont droit à des variations beaucoup moins marquées que celles qu’on observe du côté des principaux indices boursiers; les fonds multiactifs, comme les fonds de répartition de l’actif, sont conçus pour faire face à la volatilité des marchés grâce à leurs caractéristiques intégrées de rééquilibrage et à la gestion active dont ils font l’objet.

Par ailleurs, les marchés hautement volatils auxquels nous assistons actuellement entraînent bien souvent des ruptures et une distorsion des prix. Devant l’actuel renversement de tendance au chapitre du risque, les gestionnaires de portefeuille de GLC surveillent de près la situation et sont attentifs non seulement aux risques émergents, mais également aux occasions émergentes à saisir. Contrairement aux fonds à gestion passive, comme les FNB, les gestionnaires actifs sont à même de tirer profit de ces situations de manière à créer une plus-value et à contribuer à la vigueur du rendement des placements à long terme.

Soyez calmes et gardez le cap (mais lavez-vous les mains plus souvent)

Les crises du passé ont créé un précédent et nous ont appris des choses qu’il faut maintenant mettre en pratique. Une fois le pic passé, la liquidation dans les marchés ralentit et les investisseurs cessent de fonder leurs décisions de placement sur la peur pour s’appuyer de nouveau sur les données fondamentales. Historiquement, les marchés des actions ont mis de six à douze mois pour se redresser à la suite d’une crise.

Un examen du rendement sur six mois de l’indice mondial MSCI à la suite d’épidémies précédentes montre que la reprise dans les marchés des actions nécessite de 60 à 180 jours. Le tableau illustre le rendement des marchés dans les 180 premiers jours suivant l’éclosion du SRAS, du SRMO, de la fièvre hémorragique d’Ebola et de la fièvre Zika avec pour comparaison l’actuelle crise provoquée par la COVID-19.

Bien que l’éclosion de la COVID-19 défraie la chronique mondialement, nous déconseillons le raisonnement fataliste susceptible d’entraver des objectifs de placement à long terme mûrement réfléchis et raisonnés. Dans un récent bulletin Sous la loupe de GLC, nous offrons aux investisseurs cinq conseils pour garder le cap sur leurs objectifs de placement et maintenir une saine stratégie de placement dans les marchés actuels. Le plus important conseil consiste à éviter de prendre des décisions sous le coup de l’émotion donnant lieu à des réactions excessives, lesquelles peuvent ultimement nuire à la création de valeur à long terme.

Les liquidations dans les marchés ne sont pas un concept nouveau pour les gestionnaires de portefeuille chevronnés de GLC. Il n’est pas question pour eux d’abandonner leurs stratégies de placement élaborées avec soin. Nous ne pensons pas que les investisseurs doivent le faire non plus.

© GLC, 2020. Vous ne pouvez ni reproduire, ni distribuer, ni utiliser autrement toute partie du présent article sans l’autorisation écrite préalable de GLC Groupe de gestion d’actifs Ltée.Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.