Températures chaudes, barbecues et gains faciles. Peut-on vraiment demander plus?

Faits saillants

  • Les secteurs de la consommation ont inscrit les meilleurs rendements en juillet, grâce à l’annonce de la baisse des taux d’intérêt.
  • Les indices des sociétés américaines à grande capitalisation (l’indice S&P 500, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles et le NASDAQ) ont tous atteint des sommets records.
  • Une volatilité modérée est apparue au milieu du mois, en particulier dans les secteurs canadiens de l’énergie et de la santé.
  • Les marchés des titres à revenu fixe, qui avaient commencé le mois au ralenti, ont gagné en vigueur.

Les tensions commerciales se sont atténuées pendant la plus grande partie du mois, ce qui a mis en lumière les baisses des taux d’intérêt. Les marchés boursiers américains ont atteint des sommets grâce à la vigueur des dépenses de consommation, à l’amélioration du rendement des secteurs liés à l’or et à la hausse des prix du pétrole. Les secteurs canadiens de l’énergie et de la santé ont souffert de problèmes propres à certaines entreprises et les marchés des titres à revenu fixe ont gagné en vigueur.

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Les marchés boursiers atteignent des sommets en juillet puis ralentissent en août

Les températures chaudes, les barbecues dans la cour, les nouveaux sommets établis par les marchés. En juillet, les raisons ne manquaient pas pour se détendre et profiter d’une boisson fraîche. Par conséquent, la confiance des consommateurs s’est améliorée. En effet, les tensions commerciales se sont atténuées pendant la plus grande partie du mois, et les attentes d’une baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) se sont intensifiées. Les prévisions consensuelles de bénéfices des sociétés ont été abaissées vers la fin du trimestre, ce qui a aidé la plupart des sociétés à annoncer d’excellents résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Au cours de la toute dernière semaine de juillet, les investisseurs ont repéré des nuages menaçants à l’horizon, lorsque la Fed a réduit les attentes de nouvelles baisses de taux. La fuite vers les titres de qualité qui a suivi a fait reculer les marchés boursiers par rapport à leurs sommets atteints au milieu du mois, tandis que les marchés obligataires prenaient du mieux. Au final, les marchés financiers ont inscrit des rendements modestes ou nuls en juillet.

Les attentes à l’égard de la Fed alimentent l’enthousiasme des marchés

Les trois indices des sociétés américaines à grande capitalisation (l’indice S&P 500, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles et le NASDAQ) ont tous atteint des sommets records en juillet. Ainsi, le Dow Jones et le S&P 500 ont dépassé la barre des 27 000 points et des 3 000 points, respectivement. Le S&P 500 a profité d’une vague d’optimisme pendant la plus grande partie du mois, grâce aux attentes d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis (prises en compte au début du mois, alors que la baisse s’est concrétisée le dernier jour du mois). Nul ne s’attendait à ce que la Banque du Canada lui emboîte le pas et décrète une baisse des taux comparable, pourtant l’indice composé S&P/TSX a aussi atteint un nouveau sommet, avant de revenir à son niveau du début du mois (il conserve toutefois une avance de plus de 14 % depuis le début de l’année).

Les marchés des titres à revenu fixe, qui avaient commencé le mois de juillet au ralenti, ont gagné en vigueur. Les facteurs qui ont favorisé les cours des actions ont pesé sur les prix des obligations. Pendant la plus grande partie du mois, les taux obligataires ont augmenté, grugeant les rendements des porteurs de titres à revenu fixe. Le 31 juillet, les propos peu encourageants de Jerome Powell, le président de la Fed, ont changé la donne : les marchés boursiers ont rendu des gains, tandis que les marchés obligataires récupéraient leurs pertes. Grâce à son redressement le dernier jour du mois, l’indice des obligations universelles FTSE Canada a évité d’enregistrer une perte mensuelle et a inscrit un rendement tout juste supérieur à zéro.

Au Canada, les secteurs de la consommation ont inscrit les meilleurs rendements en juillet

En juillet, la confiance des consommateurs canadiens a atteint son sommet pour 2019, grâce aux niveaux peu élevés des taux d’intérêt et du taux de chômage. L’indice composé S&P/TSX montrait que lorsque les Canadiens sont heureux, ils vont au restaurant et achètent : la consommation discrétionnaire et les technologies de l’information ont surpassé tous les autres secteurs. Plus précisément, les établissements de restauration rapide et les détaillants se sont bien comportés, et Shopify (dans le secteur technologique) a poursuivi sa croissance à un rythme stupéfiant, inscrivant un gain mensuel d’environ 7 %. Le sous-secteur aurifère de l’indice S&P/TSX a progressé de plus de 5 %, les investisseurs ayant adopté une attitude défensive dans la foulée des nouvelles selon lesquelles la Fed cherchait à réduire les attentes de nouvelles baisses des taux en 2019 et l’espoir des investisseurs de voir la banque centrale accroître sa détente monétaire. Un désir de sécurité ainsi qu’une orientation défensive ont aussi aidé les prix de l’or à grimper de plus de 11 % depuis le début de 2019. La prudence persistante à l’égard des échanges commerciaux (l’incertitude ayant été accrue encore une fois par les messages du président Trump sur Twitter) a fait augmenter considérablement le prix du métal jaune cette année, contribuant aux solides rendements du secteur canadien des matériaux.

Au milieu du mois, une volatilité modérée est apparue, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de la santé. Les rendements des titres canadiens de l’énergie sont restés faibles, malgré la vigueur du prix du pétrole. En juillet, les sociétés canadiennes de l’énergie ont été durement frappées – encore une fois – par les mauvaises nouvelles concernant la construction de pipelines, portant cette fois sur l’oléoduc de la ligne 5 d’Enbridge et la possibilité d’une contestation judiciaire au Michigan. L’euphorie à l’égard des titres des producteurs canadiens de cannabis s’est estompée, faisant reculer le secteur de la santé. Le délestage dans ce secteur a été déclenché par le scandale de CannTrust Holdings Inc., alors qu’il semble que des membres de la haute direction savaient que des locaux sans licence de leurs établissements servaient à la culture de plants de cannabis. 

En Europe, l’incertitude politique et économique persiste

Les marchés internationaux et émergents ont amorcé la période à des niveaux élevés, puis ont reculé pour terminer celle-ci à des creux à la fin du mois. Les sociétés européennes ont fait état de bénéfices supérieurs aux prévisions, mais les perspectives économiques demeurent sombres. Le Fonds monétaire international a abaissé sa prévision de croissance mondiale, et la Banque centrale européenne a laissé entrevoir qu’elle pourrait devoir adopter des mesures de relance économique. Boris Johnson a entamé son mandat de premier ministre du Royaume-Uni en exigeant une renégociation de l’accord de sortie de l’Union européenne, menaçant de s’en retirer sans accord. Il est difficile à dire si, aux yeux des investisseurs, la passation des pouvoirs de Theresa May à Boris Johnson se traduira par l’amélioration ou la dégradation des conditions politiques et économiques
du Royaume-Uni. Jusqu’à présent, le scénario d’une dégradation semble l’emporter. La livre sterling a fortement reculé en juillet, frôlant son plus bas niveau en deux ans. Par ailleurs, les taux obligataires ont fléchi en Europe, et les taux des obligations d’État allemandes se sont enfoncés plus loin que jamais en territoire négatif. Pour leur part, les marchés d’Asie ont enregistré des résultats contrastés en juillet, car les préoccupations à l’endroit des échanges commerciaux dans la région et dans le monde continuent de retenir l’attention.

La diversification peut être le meilleur ami des investisseurs

Des signes précurseurs pour l’évolution des marchés financiers en août laissent entrevoir que l’intensification des tensions commerciales et de l’incertitude économique provoquera l’accroissement de la volatilité. C’est dans de tels moments que la diversification peut se révéler être le meilleur ami des investisseurs.

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