Le marché en revue – mars : Le premier trimestre de 2018 marque le retour de la volatilité sur les marchés

Deux navires transportant une cargaison se font face.

Les marchés financiers et l’humeur des investisseurs ont changé rapidement au cours du trimestre, où la volatilité est revenue en scène après l’accalmie de 2017.

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Le premier trimestre de 2018 marque le retour de la volatilité sur les marchés

L’année a démarré en lion, mais, après un repli marqué en février, les marchés des actions sont demeurés nerveux pendant le reste du trimestre. L’indice composé S&P/TSX a connu 9 jours de fluctuations d’au moins 1 % pendant le trimestre. L’indice S&P 500 a connu 23 jours de telles fluctuations (par comparaison à 8 jours pour l’ensemble de 2017). Pour ce qui est de la volatilité de point à point, les grands marchés boursiers nord-américaines ont fini le trimestre en territoire négatif (la première perte trimestrielle de l’indice S&P 500 depuis septembre 2015).

Les secteurs sensibles aux intérêts comme les services aux collectivités et les télécommunications ont eu de piètres résultats en raison de la hausse des rendements obligataires. Le secteur canadien de l’énergie a encore une fois éprouvé des difficultés malgré la hausse des prix du pétrole. Les niveaux élevés de l’offre et les défis posés par la capacité des pipelines ont nui aux sociétés pétrolières et gazières canadiennes. Comme ceux des services aux collectivités et des télécommunications, les titres productifs de dividendes de sociétés canadiennes de pipelines ont été défavorisés par la hausse des taux d’intérêt. Dans l’ensemble, les meilleurs résultats de l’indice S&P 500 et de l’indice composé S&P/TSX pour le trimestre sont revenus à des actions des technologies de l’information (TI).

Le retour de la volatilité était largement attribuable à trois thèmes clés plombant la confiance des investisseurs : les discussions sur les échanges commerciaux, les risques des politiques monétaires et les controverses entourant des sociétés des TI.

Des négociations commerciales, tarifs et gazouillis qui nourrissent l’incertitude

Une des principales causes de la volatilité observée sur les marchés était l’augmentation marquée des risques économiques relatifs aux échanges commerciaux. Leur point commun : la position fortement protectionniste affichée par le président Trump. Les marchés ont réagi, surtout négativement, à mesure que divers revirements de situation, nouvelles et gazouillis venaient au jour. Pendant le trimestre, le ton était à l’instabilité en raison des renégociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) (comme au cours du second semestre de 2017). Par contre, ce sont les nouveaux tarifs instaurés par le président américain sur les importations d’acier et d’aluminium qui ont pris les marchés de court. D’importantes pressions politiques (tant aux États-Unis qu’à l’étranger) ont mené à des exceptions parmi les pays visés, dont la plupart seront temporaires, pendant la poursuite des négociations commerciales. Le président Trump a proposé des tarifs de plus de 60 milliards de dollars américains sur les importations chinoises et a demandé au secrétaire américain du Trésor de mettre en place des limites à la capacité de la Chine d’investir dans des sociétés des TI américaines. Comme c’était à prévoir, la Chine a répondu en proposant des tarifs en guise de représailles sur certains produits américains comme le soya, le maïs et le porc – des produits stratégiquement choisis pour frapper le coeur de l’Amérique républicaine. Les deux pays ont laissé la porte ouverte à d’autres négociations et discussions, mais la perspective d’une guerre commerciale ne sourit pas aux investisseurs. Dès lors, les cours des actions, la confiance des investisseurs et les rendements obligataires ont piqué du nez.

Les rendements obligataires réagissent aux risques économiques et à ceux liés aux politiques monétaires

Les rendements obligataires ont augmenté au début du trimestre, stimulés par les signes d’une croissance des salaires en pleine effervescence, la croissance économique mondiale poursuivant son embellie. Les banques centrales se sont positionnées de manière à réduire les mesures de stimulation de leur politique monétaire ou à mettre en place des programmes de resserrement monétaire. En janvier, la Banque du Canada a haussé les taux d’intérêt de 0,25 %. Sous la férule de son nouveau président, Jerome Powell, la Réserve fédérale américaine a majoré les taux d’intérêt de 0,25 % en mars, portant ainsi le taux des fonds fédéraux à 1,75 %.

La tendance à la hausse progressive des taux a été interrompue en février alors que les perspectives de croissance mondiale et le taux d’inflation inférieur aux attentes ont pâti des inquiétudes entourant les échanges commerciaux. En conséquence, les rendements obligataires ont fléchi et les résultats associés aux obligations sont entrés en territoire positif en mars (et sur une base cumulative pour l’année). Nous continuons d’exhorter les investisseurs obligataires à s’attendre à des rendements modérés. Toutefois, le moment est bien choisi pour leur rappeler que, bien que les taux obligataires en hausse soient un vent contraire, le marché canadien des obligations a seulement connu trois années civiles au résultat négatif depuis 1983, dont le pire était de −4,3 %. Les titres à revenu fixe demeurent un puissant outil d’atténuation des risques.

Des chouchous du marché du secteur des TI en difficulté à la fin du trimestre

Les sociétés des TI ont longtemps été les figures de proue du marché haussier actuel, mais elles ont perdu de leur lustre à la fin du premier trimestre de 2018. L’humeur des investisseurs s’est considérablement refroidie à l’égard de sociétés comme Facebook, Alphabet (Google) et Twitter pour des questions de confidentialité des données. Qui plus est, deux collisions impliquant Uber et Tesla ont suscité des préoccupations quant à la technologie des véhicules autonomes. Ajoutez à cela les critiques acerbes du président Trump envers Amazon et vous obtenez un rappel efficace pour les investisseurs des écueils et échecs dont peuvent faire l’objet les sociétés des TI ainsi que la crainte de voir poindre de la réglementation coûteuse et freinant la croissance.

La volatilité du marché nous rappelle de rééquilibrer les portefeuilles de placements

Une volatilité accrue du marché est courante vers la fin d’un cycle de marché, où nous estimons nous trouver aujourd’hui. Il en va de même pour la forte tendance pour les investisseurs d’adopter des positions risquées et d’acheter les titres ayant récemment connu les meilleurs gains du mouvement haussier actuel. Les choses peuvent changer rapidement. Ce n’est pas le moment de voir trop grand et d’y aller pour des positions trop importantes dans des avoirs à forte croissance et à risque de crédit élevé. La récente volatilité du marché devrait nous rappeller qu’il est temps de vérifier que les portefeuilles de placements sont bien diversifiés et rajustés en fonction des paramètres de tolérance au risque.

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