Le marché en revue, numéro de mai : Pipelines et voies ferrées dynamisent le TSX

Un graphique abstrait et de la machinerie lourde devant l’horizon.

Au cours du mois, les sociétés ferroviaires et de pipelines ont contribué à la vigueur des secteurs des ressources et de l’industrie, et un regain de confiance à l’égard du secteur canadien de l’énergie s’observe chez les investisseurs.

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Pour chaque hirondelle vient son mois de mai : Hausse des actions et des obligations canadiennes

À la mi-mai, un changement d’attitude s’est opéré chez les investisseurs et la propension au risque a cédé la place à l’aversion au risque, avec pour effet une modération des gains très vigoureux réalisés par les actions plus tôt dans la période et une majoration des cours obligataires à mesure que chutaient les rendements. Au Canada, tant les indices d’actions que les indices d’obligations ont clôturé le mois en très bonne posture. Le changement de cap au milieu du mois était en réaction à l’agitation politique en Italie, aux négociations épineuses entourant l’ALENA et à la nature troublante des annonces successives de tenue, puis d’annulation du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis.

Pipelines et voies ferrées dynamisent le TSX

Les secteurs des ressources et de l’industrie ont assuré le plus grand apport au marché canadien des actions en mai. Du côté de l’industrie, les sociétés ferroviaires ont dynamisé les résultats après la publication de données faisant état de volumes accrus de wagons. Le sentiment à l’égard du secteur canadien de l’énergie s’est amélioré (du moins la méfiance s’est dissipée).

Bien que les cours pétroliers aient clôturé le mois en baisse (une conséquence de l’aversion des investisseurs au risque), les données fondamentales du pétrole semblent s’être stabilisées et le prix du baril a pendant un court instant franchi le cap des 70 $ US en mai, une première depuis 2014. La prime entre le Western Canadian Select (la référence du pétrole canadien pour ce qui est du fioul brut lourd à forte teneur en acidité et en soufre) et le West Texas Intermediate (la référence du pétrole américain pour ce qui est du fioul léger et doux) s’est considérablement rétrécie de manière à atténuer l’obstacle de l’écart de prix auquel font face les pétrolières canadiennes. Par ailleurs, le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien a ouvert la porte à la remise en vigueur des sanctions pétrolières et permis aux cours de gagner du terrain étant donné les prévisions de baisse de l’offre sur le marché. Les titres des sociétés canadiennes de pipelines sont arrivés bons premiers parmi tous les joueurs du secteur canadien de l’énergie. Mise à part l’acquisition de l’oléoduc Trans Mountain par le gouvernement du Canada, ces sociétés qui versent des dividendes et affichent une sensibilité aux taux d’intérêt ont vu le cours de leur titre monter avec la baisse des rendements dans la seconde moitié du mois.

Les principales banques du Canada sont toujours largement prises en compte dans les résultats pour l’ensemble du marché canadien. La publication de vigoureux bénéfices au cours du mois n’a toutefois pas permis aux titres bancaires de réaliser d’importants gains. Les difficultés surgissent dans les menus détails, aussi les catalyseurs de la croissance des bénéfices n’étaient-ils pas ceux qu’espéraient les investisseurs, venant ainsi éroder l’enthousiasme à l’égard des bénéfices réalisés dans l’ensemble.

Tant au Canada qu’aux États-Unis, le secteur des technologies de l’information est nettement ressorti du lot. Les géants technologiques à très grande capitalisation, Apple, Alphanet (Google), Facebook et Microsoft, continuent de produire d’excellents résultats et affichent jusqu’à présent une certaine immunité aux nombreuses accusations publiques de politiciens américains qui ont touché d’autres segments du marché. La bonne nouvelle s’est rendue de l’autre côté de la frontière pour atteindre les sociétés technologiques canadiennes; en effet, à ce jour pour l’année, le secteur profite d’une bonne longueur d’avance pour ce qui est des rendements.

La fuite vers les valeurs refuges met en lumière les avantages d’atténuation des risques inhérents aux obligations

Malgré le fait que la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada ont toutes deux maintenu inchangés leurs taux d’intérêt conformément aux attentes, les marchés obligataires se sont brusquement déplacés en mai. Les investisseurs ont fui les actions et investi massivement dans les obligations, tirant du coup les rendements vers le bas. Du sommet au creux pendant le mois, le rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada a perdu 33 points de base et celui des obligations de 2 ans du gouvernement du Canada, 21 points de base. Il s’agit du scénario classique de la fuite vers les valeurs refuges alors que l’inquiétude et l’incertitude exerçaient leur emprise sur un certain nombre d’enjeux géopolitiques, à savoir :

■ Les mesures protectionnistes prises par les États-Unis à l’endroit du Canada, de la Chine, de l’Europe et du Mexique (entre autres);

■ Les difficultés pour l’Italie de former un gouvernement de coalition ainsi que le scepticisme que suscitent les programmes fiscaux proposés; et

■ Les annonces successives de tenue, puis d’annulation des discussions sur la dénucléarisation entre les États-Unis et la Corée du Nord.

Nous sommes encore loin d’un dénouement quant aux négociations sur le commerce, à l’agitation politique dans la zone euro ou aux problèmes de longue date dans la péninsule coréenne. Le mois de juin prendra sans doute le relais du mois de mai, alors que la volatilité des marchés et l’incertitude géopolitique feront la manchette. La réponse positive forte des titres à revenu fixe lorsque l’heure était à l’aversion au risque sert d’excellent rappel que les obligations de la catégorie investissement demeurent un formidable outil d’atténuation des risques dans un portefeuille équilibré.

À venir en juillet – un examen de mi-année signé Le marché en revue

Le numéro de juillet du bulletin Le marché en revue présentera un survol complet des marchés financiers pour la première moitié de 2018. Des résultats des secteurs du Canada et des États-Unis en passant par une récapitulation de la zone euro, des marchés émergents et des titres à revenu fixe, vous trouverez tout ce qu’il vous faut dans le numéro spécial du bulletin de GLC : Le marché en revue – examen de mi-année.

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