Les actions et obligations ont produit des rendements modestes au T3, mais le marché haussier généralisé peut-il se poursuivre?

Faits saillants

  • Les fluctuations marquées se sont soldées par des rendements trimestriels modestes pour les marchés nord-américains des obligations et des actions.
  • La Réserve fédérale américaine a réduit les taux d’intérêt pour la première fois depuis 2008.
  • La croissance mondiale, les négociations commerciales et l’incertitude géopolitique (p. ex. Brexit et manifestations à Hong Kong) demeurent au cœur des changements d’humeur des investisseurs.

Un trimestre sous le signe de la bascule. En juillet, les actions ont gagné du terrain et les obligations en ont perdu. En août, ces dernières remontaient pendant que les actions glissaient. Enfin, c’était de nouveau l’inverse en septembre.

Chaque retour du balancier se fait dans un contexte semblable : les tensions commerciales entre les É.-U.et la Chine se sont calmées, ont gagné en intensité et ont encore semblé se calmer, augmentant l’incertitude entourant la croissance économique mondiale et faisant varier l’humeur des investisseurs. Les attentes d’assouplissement de la politique monétaire avaient faibli, mais la Réserve fédérale américaine a finalement baissé les taux d’intérêt en juillet et en septembre (les premières réductions de taux depuis 2008), tandis que la Banque du Canada laissait sa politique monétaire inchangée. La Banque centrale européenne (BCE) a porté ses taux encore plus loin en territoire négatif et a annoncé le retour de l’assouplissement quantitatif.

Les rendements cumulatifs à la fin de septembre 2019 enregistrés par les actions et obligations nord-américaines demeurent très robustes, réduisant les attentes voulant que les marchés soient en mesure de trouver des raisons fondamentales de garder le même rythme de gains jusqu’à la fin de l’année. Alors que faire? En gros, si votre horizon de placement est de moins de dix ans, vous devriez penser à réduire le risque de votre portefeuille de placements.

Pour voir le rapport complet, avec la totalité de ses sections, tableaux et diagrammes, veuillez consulter le document PDF ci-joint, figurant à la fin de cet article.

Les gestionnaires de portefeuille de GLC commentent leurs stratégies de placement

« Ce n’est pas le moment de miser gros sur les actions. » Voilà un message clé du chef des stratégies de placement de GLC, Brent Joyce. (Voyez ses propos à la page Nouvelles et renseignements de GLC, sous « Brent Joyce explique pourquoi la réduction des risques est l’approche tout indiquée en ce moment ».) Membre du comité de composition de l’actif de GLC, Brent fait valoir que les portefeuilles équilibrés gérés par GLC sont déjà passés à une composition légèrement plus défensive, sans que ses mandats aient vu leurs style et objectifs de placement changer pour autant. Au sein des portefeuilles en particulier, les gestionnaires de portefeuille de GLC sont stratégiquement à l’œuvre pour repérer des avoirs qui cadrent mieux avec une position plus défensive ou encore des avoirs perçus comme plus susceptibles que leurs équivalents de faire bonne figure dans le contexte actuel.

Nous avons demandé à certains des gestionnaires de portefeuille principaux de GLC de nous dire comment
ils s’y prennent devant les risques et occasions que présente le marché actuel. Ce faisant, nous en avons appris un peu plus sur l’utilité des processus de placement rigoureux et de la gestion active de portefeuille pour gérer la volatilité des marchés tout en maintenant l’accent sur des rendements solides à long terme.

« Pendant la dernière année (et encore en septembre), nous avons examiné le portefeuille avec diligence pour nous assurer que nous investissons dans le type de sociétés de premier ordre qui continueront de faire bonne figure tant pendant les périodes haussières que baissières. Les sociétés au modèle d’affaires et au bilan robustes et profitant de tendances favorables à long terme excellent quand les marchés vont bien, mais elles peuvent aussi tirer profit des périodes moins fastes en s’appropriant des parts de marché ou en faisant l’acquisition de concurrents plus faibles. Notre objectif est ultimement de détenir un groupe diversifié d’actions de grande qualité capitalisant les flux de trésorerie et ayant une exposition cyclique inférieure à la moyenne. » Ben Fawcett, vice-président, Actions et gestionnaire de portefeuille en chef des portefeuilles d’actions de croissance de Laketon.

« Depuis quelque temps, nous préférons détenir moins de placements cycliques, soucieux que nous sommes de la maturité du cycle et du rapport risque/rendement affiché par de nombreux secteurs du marché. Les primes à payer pour une soi-disant certitude quant au rendement approchent de leurs sommets historiques. Nous adoptons donc un positionnement défensif, puisque nous détenons plus de titres des services aux collectivités, de sociétés de placement immobilier ainsi que de liquidités – des liquidités que nous serons prêts à déployer quand la volatilité du marché et les rotations sectorielles rapides nous révéleront des occasions de bonifier nos expositions à certaines sociétés de choix à bon prix. » Clayton Bittner, vice-président, Actions et gestionnaire de portefeuille en chef des mandats de dividendes canadiens et américains de GIGWL.

«  Pendant des périodes comme celle-ci, nous privilégions une qualité de crédit accrue. Les évaluations sont élevées dans toutes les catégories d’actif, mais les actions et titres de créance nous semblent les plus surévalués. Nous nous montrons donc défensifs relativement à ces titres. Pour ce qui est de la duration, il nous semble que la volatilité nous ouvrira plus de possibilités qu’un pari sur la duration même. En d’autres mots, nous nous adonnons à des opérations tactiques pour les investisseurs, en tirant profit des risques asymétriques (et des occasions qu’ils produisent). Sur le plan sectoriel, il est difficile pour les banques d’être rentables en raison des faibles taux et de la courbe de rendement inversé, de sorte que nos perspectives sont négatives pour le secteur financier. En revanche, le contexte est positif pour les sociétés de placement immobilier et les titres hypothécaires en général. Nous sommes aux aguets pour voir si le recul des marges bénéficiaires changera la donne. Si c’est le cas (ce que rien ne laisse présager encore), cela pourrait rapidement freiner les dépenses des consommateurs, et nous ferions preuve de prudence à l’égard des biens de consommation de base. » Mark Hamlin, vice-président, Revenu fixe et gestionnaire de portefeuille en chef de la division de placement Gestion d’investissements Portico de GLC.

« Plus tôt cette année, nous avons entrepris de réduire le risque du portefeuille, car nous redoutions que les différends commerciaux commencent à avoir une incidence marquée sur la croissance mondiale et que les bénéfices des sociétés reculent, et les évaluations étaient excessives dans bien des secteurs. Le portefeuille se concentre sur des sociétés de premier ordre offrant une croissance bénéficiaire supérieure et résiliente, moyennant une évaluation raisonnable. Notre processus rigoureux nous sera fort utile dans ces marchés volatils, en nous donnant l’occasion de majorer notre exposition à certaines des sociétés de croissance que nous favorisons, à des prix plus raisonnables. Nous avons l’expérience nécessaire pour gérer les portefeuilles tout au long des périodes haussières et baissières, d’une part. Et d’autre part, nos efforts constants et nos compétences analytiques nous permettent de tirer profit de cette volatilité. » Patricia Nesbitt, vice-présidente principale, Actions et gestionnaire de portefeuille en chef du mandat d’actions de croissance canadiennes de GIGWL.

« Les périodes de volatilité accrue sont justement celles où notre processus et l’accent que nous mettons sur la gestion des risques sont avantageux. En effet, notre processus discipliné basé sur l’analyse quantitative est conçu pour ne pas être subjectif et pour ne pas être compromis par les biais ou les émotions. Notre processus et la façon dont nous gérons les risques se basent sur diverses règles. Plutôt que de passer du temps à tenter de deviner ce que la Réserve fédérale va dire par exemple, nous tirons plutôt notre confiance d’une analyse robuste du marché actuel grâce à la recherche et au contrôle a posteriori sur plusieurs décennies et cycles économiques. Les gens cherchent souvent des gestionnaires qui sauront choisir les titres gagnants de demain, mais l’histoire révèle que ce sont les portefeuillistes à la gestion active qui gèrent le risque tout en cherchant des sociétés de qualité qui servent le mieux les intérêts des investisseurs à long terme. » Robert Lee, vice-président, Actions et gestionnaire de portefeuille en chef de la division Gestion des capitaux London de GLC.

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