Les résultats accaparent toute l’attention des investisseurs en octobre

Les résultats accaparent toute l’attention des investisseurs en octobre

Pendant que les débats sur le commerce, les changements climatiques et la réforme fiscale faisaient rage partout dans le monde, il y avait peu de doute sur ce qui intéressait le plus les investisseurs en octobre – le résultat net!

Les marchés des actions ont en effet pu compter sur la vigueur (qui continue de croître trimestre après trimestre) des résultats des sociétés. L’indice S&P 500 a affiché onze nouveaux sommets à la fermeture au cours du mois. Cela représente un nouveau sommet à la fermeture un jour de bourse sur deux! Plus de la moitié des sociétés de l’indice S&P 500 ont publié leurs résultats pour le troisième trimestre, et près des trois quarts ont surpassé les attentes des analystes. Fait à noter, la plupart des sociétés ont également surpassé les attentes des analystes en matière de ventes. Puisqu’on ne peut pas augmenter le résultat net indéfiniment au moyen de compressions et de rachats, la croissance des ventes est perçue comme un facteur clé dans la détermination du potentiel de résultat net futur des sociétés. Les grandes sociétés technologiques américaines ont continué de dynamiser les résultats des marchés au sud de la frontière. Par exemple, les titres d’Apple, d’Alphabet, de Microsoft et d’Amazon affichent tous une hausse de 30 à 45 % à ce jour pour l’année.

Un tour du chapeau canadien

Le marché canadien des actions a enregistré un vigoureux rendement mensuel et clôturé la période à des sommets records pour chacun des trois derniers jours du mois, c’est ce qu’on appelle un tour du chapeau! Malgré la hausse des cours pétroliers attribuable aux excellentes perspectives de croissance économique mondiale (le Fonds monétaire international a relevé ses prévisions quant aux taux de croissance économique pour la Chine en 2017 et 2018), le secteur de l’énergie demeure plombé par une confiance mise à mal, une faiblesse des cours du gaz naturel et des problèmes au chapitre des pipelines qui empêchent les producteurs de livrer leur produit sur le marché. L’énergie demeure donc le secteur le moins performant pour l’année. À l’inverse, les sociétés financières canadiennes (nommément les banques) continuent de faire bonne figure depuis la deuxième hausse des taux d’intérêt par la Banque du Canada au début de septembre. Les taux plus élevés ont pour effet d’améliorer les marges nettes de l’intérêt pour les banques, sans compter que le pendule du cours des actions du secteur, qui pourrait avoir oscillé trop loin à la baisse de mars à septembre, profite désormais d’une certaine reprise.

Au pays du Soleil levant

Les thèmes de l’excellence du résultat net des sociétés et de la forte croissance économique ont également gagné l’Europe, les marchés émergents et le Japon.

Nous croyons que le Japon (le pays ayant la plus forte pondération dans l’indice MSCI EAEO) mérite une attention toute particulière ce mois-ci. Ce pays a en effet connu un mois d’octobre remarquable et l’indice Nikkei a récompensé les investisseurs avec des gains de 8 % au cours de cette même période. De solides résultats du côté des sociétés et un yen stable ont certes aidé, mais la plus grande part de reconnaissance revient au premier ministre japonais, Shinzo Abe. L’Abénomie (terme couramment employé pour désigner les politiques économiques du premier ministre Abe) est largement perçue comme une réussite, ayant contribué à la hausse des marchés boursiers et à l’amélioration des conditions pour les chômeurs et les citoyens défavorisés du Japon. Lors des élections d’octobre, le Parti libéral démocratique de M. Abe ainsi que sa coalition ont remporté plus des deux tiers des sièges du parlement japonais. La continuité du gouvernement et de ses politiques en général semble avoir stimulé encore davantage la confiance des marchés.

Le ton mi-ferme de la Banque du Canada

Les commentaires formulés par le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, au cours du mois étaient « moins fermes » que prévu, ce qui a modéré les attentes quant au moment et au rythme des hausses futures des taux. Le léger changement de ton, jumelé à des niveaux d’inflation obstinément bas et à des préoccupations au sujet des négociations entourant l’ALENA, a fait reculer les rendements. Par conséquent, le marché obligataire a progressé avec les marchés boursiers dans un synchronisme tout à fait atypique au mois d’octobre. Les obligations provinciales à plus long terme, à commencer par celles des provinces de l’Atlantique, ont pris la tête du peloton dans un contexte d’affaiblissement des taux d’intérêt. Les écarts des obligations provinciales se sont rétrécis alors que les investisseurs réitéraient leur volonté de souscrire des produits de crédit de première qualité. 

Est-il possible de vivre tous heureux après l’ALENA?

La renégociation de l’ALENA s’avère difficile. Alors que la cinquième ronde de discussions doit avoir lieu à Mexico du 17 au 21 novembre (et les deux dernières rondes sont prévues au début de 2018), il n’y a aucune entente à l’horizon. Par ailleurs, de nombreuses questions litigieuses ont été soulevées par les États‑Unis lors de la quatrième ronde. L’entente commerciale et la poursuite des négociations sont d’une grande importance pour le Canada. L’incertitude quant aux progrès des discussions entraînera sans doute une volatilité accrue des marchés financiers au cours des prochains mois.

Les États-Unis souhaitent que ces négociations servent de référence pour les ententes commerciales avec d’autres pays. Pensons par exemple aux discussions qu’entend avoir le président Trump à l’occasion de son voyage en Asie au début de novembre. Voilà qui explique la position particulièrement conflictuelle des États‑Unis, malgré la preuve voulant que l’ALENA profite aux trois pays signataires. Les échanges commerciaux jouent un rôle crucial dans l’économie canadienne (ils représentent environ 30 % de notre PIB), de sorte qu’une hausse des barrières commerciales avec nos voisins serait néfaste pour notre économie.

À l’heure actuelle, nous persistons à croire qu’une entente est possible, mais devons également envisager un certain nombre de scénarios. Il y aura des gagnants et des perdants parmi les industries et les sociétés au terme d’une entente, quelle qu’elle soit. Cela dit, à plus long terme, nous ne considérons pas un échec de l’entente comme signalant la fin de la prospérité économique pour le Canada. Alors qu’ils surveillent les progrès réalisés au chapitre de ces négociations, comme autant d’autres facteurs touchant les marchés, l’économie et l’industrie, nos gestionnaires de portefeuille continueront également de surveiller les avoirs des portefeuilles (ainsi que les avoirs éventuels) afin de prendre des décisions éclairées en fonction des occasions et des risques inhérents à chaque société prise individuellement.

 

Tableau 1: Sommaire des résultats des principaux marchés

Rendements du marché* Octobre Cumul
Indice composé S&P/TSX 2,5 % 4,8 %
Indice S&P 500 2,2 % 15,0 %
- en dollars canadiens 5,6 % 10,3 %
Indice MSCI EAEO 2,9 % 11,8 %
- en dollars canadiens 4,8 % 14,0 %
Indice MSCI Marchés émergents 3,8 % 25,9 %
Indice obligataire universel FTSE TMX Canada 1,6 % 2,1 %
Indice obligataire toutes les sociétés FTSE TMX Canada** 1,5 % 3,1 %

* Monnaie locale (sauf indication contraire); cours seulement
** Rendement total, obligations canadiennes

Tableau 2: Devises et marchandises ($ US, variation en %)

Niveau Octobre Cumul
$ CA 0,776 $ -3,2 % 4,3 %
Pétrole (West Texas)* 54,38 $ 5,2 % 1,2 %
Or* 1 270 $ -1,0 % 10,2 %
Indice CRB Reuters-Jefferies* 187,56 $ 2,4 % -2,6 %

Tableau 3: Résultats sectoriels du marché canadien

Résultats sectoriels de l’indice composé S&P/TSX* Octobre Cumul
Indice composé S&P/TSX 2,5 % 4,8 %
Énergie -0,4 % -10,3 %
Matériaux 1,6 % 3,2 %
Industrie 3,4 % 17,3 %
Consommation discrétionnaire 3,2 % 19,4 %
Biens de consommation de base 2,2 % 2,7 %
Santé -0,3 % -9,6 %
Finance 4,0 % 8,7 %
Technologies de l’information 2,8 % 15,6 %
Télécommunications 3,0 % 9,7 %
Services aux collectivités 3,1 % 7,9 %
Immobilier 3,2 % 4,2 %

* Cours seulement
Source : Bloomberg, MSCI Barra, Financière Banque Nationale, FTSE TMX Global Debt Capital Markets Inc.

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