Revue de l’année 2019 de GLC : Actions, obligations, marchandises – Marché haussier généralisé en 2019!

Les perdants se sont faits rares sur les marchés en 2019. En effet, presque toutes les catégories d’actif ont produit de bons rendements. Les marchés boursiers mondiaux se sont redressés à la suite de la liquidation survenue à la fin de 2018. Les marchés boursiers nord-américains ont atteint de nouveaux sommets et ont enregistré des gains à deux chiffres. Ils ont su gravir le proverbial « mur d’inquiétude » et esquiver les embûches, des gazouillis présidentiels aux menaces de tarifs douaniers, en passant par les interminables débats sur le Brexit. Les rendements obligataires ont chuté en raison des craintes liées à une récession et d’une volte-face des banques centrales (passant d’une politique restrictive à une politique accommodante), donnant lieu à de très bons rendements pour les investisseurs en titres à revenu fixe. Il y a eu rebond des cours pétroliers avec une reprise des prix du pétrole brut WTI américain à la suite des creux survenus à la fin de 2018. Un sommet a été atteint en avril à 66 $ US le baril, puis ce fut le retour à un peu plus de 50 $ US en réaction aux craintes de ralentissement de la croissance de la demande et aux niveaux élevés de stocks. Le cours du pétrole s’est redressé, terminant l’année au-delà de 60 $ US par baril. Les cours de l’or ont grimpé au cours de l’été, alors que la crainte d’une récession était à son comble et que les pourparlers commerciaux s’embourbaient (l’once atteignant jusqu’à 1550 $ US – le cours le plus élevé depuis 2013).

Tableau résumant les changements dans les données sur le marché en 2019, incluant la hausse de 6,9 % de l’indice des obligations universelles FTSE Canada, la hausse de 19,1 % de l’indice composé S&P/TSX, la hausse de 5 % du dollar canadien et la hausse de 22,8 % de l’indice S&P 500 (en dollars canadiens).

Pour voir le rapport complet, avec la totalité de ses sections, tableaux et diagrammes, veuillez consulter le document PDF ci-joint, figurant à la fin de cet article. 

Les marchés réagissent aux tensions commerciales et aux mesures des banques centrales 

Les tensions commerciales ont dominé le récit en 2019, tant en matière d’actualités que sur les marchés boursiers, jusqu’à ce qu’un dégel dans les relations commerciales entre les États-Unis et ses trois principaux partenaires (la Chine et les deux autres pays de l’AEUMC, le Canada et le Mexique) donnent lieu à une reprise marquée des actions en fin d’année. Il ne faut pas négliger l’effet positif du changement radical dans la politique monétaire de diverses banques centrales (à commencer par la Réserve fédérale américaine) sur les rendements des marchés des actions et des obligations. Après la liquidation survenue à la fin de l’année 2018, et devant une inflation contenue, la Réserve fédérale a choisi en janvier de faire volte-face quant aux hausses de taux dans l’espoir de prolonger l’actuelle phase d’expansion économique. La Réserve fédérale a finalement abaissé les taux d’intérêt à trois reprises au cours de l’année tandis que la Banque centrale européenne a repoussé ses taux encore davantage en territoire négatif.

De nouvelles inquiétudes à l’égard de la fin de cycle ont émergé au cours du printemps et la croissance mondiale a montré des signes de décélération, notamment au sein du secteur manufacturier, où les indices des directeurs d’achats ont plongé pour la plupart des régions sous le seuil critique de 50 % – témoignant ainsi de la contraction de l’activité du secteur. Les données économiques plus faibles se sont accompagnées d’un déclin rapide des rendements obligataires, lequel a sonné l’alarme pour l’élan économique. En effet, les taux de rendement des obligations canadiennes et américaines de dix ans ont reculé au-dessous des rendements sur trois mois et sur deux ans, entraînant l’inversion d’une partie de la courbe de rendement (le printemps dernier, nous avons rédigé une explication détaillée de ce signe généralement annonciateur de récession, pour en savoir plus, reportez-vous au bulletin Sous la loupe de GLC – La courbe de rendement inversée. Les taux de rendement des obligations nord-américaines ont continué de subir la pression à la baisse des politiques de taux d’intérêt négatifs des banques centrales de l’Europe et du Japon. En Allemagne, les taux de rendement des obligations d’État de dix ans ont reculé jusqu’à -0,71 % en août. De plus, la totalité des obligations mondiales à rendement négatif a atteint l’impressionnant sommet de 17 billions de dollars US le même mois. Les rendements obligataires mondiaux ont suivi une tendance haussière plus importante dans les quatre derniers mois de l’année, celle-ci découlant d’un espoir de résolution de la guerre commerciale sino-américaine et de certains signes indiquant une reprise de la croissance mondiale (notamment la fin du déclin des indices des directeurs d’achats). Les baisses de taux de la Réserve américaine ont permis de corriger l’inversion de la courbe des rendements américains, celle-ci reprenant une courbe ascendante. La Banque du Canada (la Banque) s’est abstenue d’intervenir pour la majeure partie de 2019, certaines portions de la courbe des rendements canadiens demeurant ainsi plates ou inversées. Les marchés ont reçu l’apport de mesures de stimulation monétaire lorsque le marché américain des conventions de rachat a éprouvé des problèmes de liquidités en octobre. Ainsi, la Réserve fédérale a fait croître son bilan – même si elle a souligné rapidement qu’il n’était pas ici question d’« assouplissement quantitatif ».

Actions canadiennes

Les actions canadiennes ont profité d’une année vigoureuse, l’indice composé S&P/TSX ayant atteint 19,1 %, à la suite du déclin de 11,6 % observé en 2018. Neuf des onze secteurs ont terminé l’année avec des gains à deux chiffres, seul le secteur de la santé ayant clôturé en territoire négatif. Le secteur des technologies de l’information a dominé le peloton (pour une deuxième année de suite), notamment grâce aux rendements spectaculaires de la société de commerce électronique Shopify (qui a connu une hausse de 174 %). Les secteurs des services aux collectivités et de l’immobilier ont obtenu des rendements solides; les deux secteurs ayant bénéficié des taux d’intérêt plus bas, et de l’intérêt des investisseurs pour les rendements et la sécurité. L’important secteur financier a enregistré un rendement de 16,9 %, mais a tout de même été à la traîne du marché élargi, ayant été plombé par les rendements inférieurs des actions des banques. Les grandes banques canadiennes ont dans l’ensemble fait état d’une croissance des bénéfices sur douze mois positive pour l’année fiscale 2019, mais la plupart d’entre elles ont déçu les attentes à leur égard.

L’autre secteur dominant canadien, celui de l’énergie, a affiché un rendement de 16,2 %, mais a également été devancé par le marché élargi. Les grandes sociétés de pipelines à rendement élevé et les sociétés de taille intermédiaire ont affiché des surrendements considérables, alors que les titres du sous-secteur de l’exploration et de la production d’énergie ont vu dans l’ensemble leurs titres perdre en valeur. Les écarts de prix du pétrole lourd canadien se sont rétrécis comparativement aux écarts extrêmement larges observés en 2018 dans un contexte de réductions de la production imposées par l’État; un vent contraire continu (prenant la forme d’une capacité pipelinière limitée) a été source d’inquiétude.

Le secteur de la santé s’est avéré un secteur extrêmement marginal, celui-ci ayant connu un recul de deux chiffres pour l’année. Un bond des actions liées au cannabis survenu en début d’année a permis au secteur de la santé d’occuper la première place en matière de rendement au Canada jusqu’à la fin mai, avant que l’attitude des investisseurs fasse volte-face et que la tendance s’inverse. Hautement volatile, le secteur du cannabis a fait l’objet d’un dégagement marqué, conséquence de l’impatience des investisseurs suscitée par des pertes financières qui se poursuivent et du report des perspectives de rentabilité. En novembre, nous avons publié un examen complet des risques et des occasions de placements dans l’article Sous la loupe de GLC : La ruée vers l’or vert – Exploration de l’industrie canadienne du cannabis.

Sur la base du style et de la capitalisation, les actions de croissance ont surclassé l’indice de référence, tandis que les actions des sociétés canadiennes à petite capitalisation ont enregistré un sous-rendement marqué largement attribuable à l’affaiblissement des rendements du secteur de l’énergie, les investisseurs plus prudents dans le secteur de l’énergie s’étant tournés vers des titres plus défensifs de sociétés à grande capitalisation boursière.

Actions américaines

Suivant des pertes considérables au quatrième trimestre de 2018, l’indice S&P 500 a fortement rebondi pour établir un nouveau sommet record, prolongeant du coup un marché haussier d’une durée jamais vue. Maintenant dans sa onzième année de hausse, le S&P 500 affiche des gains cumulatifs de 377,6 % ou de 15,5 % (taux de croissance annuel composé) depuis le creux de 676 points enregistré le 9 mars 2009 (en mai, nous avons examiné certaines considérations quant aux stratégies de placement à adopter en fin de cycle dans le bulletin Sous la loupe de GLC – Profiter du marché haussier qui tire à sa fin aux États-Unis). Le rendement du cours seulement de 28,9 %
($ US) a marqué le rendement par année civile le plus élevé depuis 2013. Les gains de l’année étant en grande partie encadrés par des rendements vigoureux au premier et au quatrième trimestre.

Le pivotement de la politique de la Réserve fédérale a joué un rôle de premier plan dans le renversement de la confiance des investisseurs. Un changement effectué en début d’année quant aux indications prospectives a été suivi de baisses de taux lors de trois rencontres successives, en juin, en septembre et en octobre. Les investisseurs craignant un ralentissement de la croissance économique ont bien accueilli la politique monétaire plus souple, tandis que des rendements obligataires moins élevés ont accru l’attrait relatif des actions. Ces derniers semblaient en effet faire fi du bruit associé aux enjeux commerciaux dans l’espoir et l’expectative de voir les parties parvenir à un règlement du conflit. Ainsi, les investisseurs ont en grande partie ignoré les prévisions de chutes de bénéfices des sociétés pour 2019, repoussant patiemment ces prévisions en 2020 et assumant leurs conséquences dès maintenant.

Tous les onze secteurs du S&P 500 ont fini l’année en territoire positif, seul le secteur de l’énergie n’étant pas parvenu à atteindre des rendements supérieurs à 10 %. Les technologies de l’information ont mené le peloton, aidé de vigoureux rendements de titres de sociétés à très grande capitalisation, comme Microsoft, Apple, MasterCard et Visa. Le secteur des services de communication a également bien fait, Facebook et Alphabet ayant contribué de façon importante au rendement. Le secteur de la finance a tiré profit d’un environnement macroéconomique stable et de consommateurs américains en meilleure position financière. Les titres bancaires américains ont particulièrement bien fait à partir du mois d’août, lorsque la pente de la courbe de rendement s’est accentuée et que les titres de valeur à forte capitalisation ont affiché un surrendement. Malgré un bond de 34,5 % du prix du baril de pétrole brut WTI, les investisseurs ont généralement continué à éviter les actions du secteur de l’énergie – le gain de 7,6 % du secteur de l’énergie étant, et de loin, à la traîne au sein l’indice S&P 500.

Une rotation à l’égard du style survenue plus tard dans l’année a vu le cours des actions de valeur rattraper celui des actions de croissance de façon à terminer l’année presque à égalité – marquant ainsi une pause dans la tendance des actions de croissance à surpasser les actions de valeur observées ces six dernières années. 

Hausse marquée des premiers appels publics à l’épargne – Quelques bons coups et…WeWork

L’activité liée aux premiers  appels publics à l’épargne a monté en flèche, la reprise des marchés fournissant aux fondateurs et propriétaires de sociétés fermées une occasion en or d’aller de l’avant.

Parmi ces premiers appels publics à l’épargne, lesquels se sont traduits par une réussite? L’inscription publique de Saudi Aramco, une société d’État saoudienne, marque les débuts de la plus importante société au monde et constitue le plus important premier appel public à l’épargne de l’histoire (avec un produit de 26 milliards de dollars américains dépassant le record établi par le géant du commerce électronique chinois Alibaba Group en 2014, et une capitalisation boursière totale de 1,88 billion de dollars surpassant les sommets précédemment atteints par Apple et Microsoft, se situant autour de 1,2 billion de dollars américains). L’entrée d’Aramco ne s’est toutefois pas déroulée sans difficulté : elle a été boudée par les investisseurs et les marchés étrangers (l’entrée espérée sur les marchés britannique, américain et asiatique se faisant toujours attendre, le Tadawul, la Bourse nationale saoudienne, demeure pour l’instant la principale inscription). Toutefois, la valeur de la société à la suite de son premier appel public à l’épargne a augmenté, atteignant l’important seuil « psychologique » de 2 billions de dollars américains.

Lesquels se sont soldés par un échec? De nombreuses autres entreprises ayant effectué leur premier appel public à l’épargne ont éprouvé des difficultés par la suite, notamment les géants du covoiturage Uber et Lyft. Mais l’histoire la plus marquante en matière de capital-investissement en 2019 a été le premier appel public à l’épargne extrêmement anticipé de l’entreprise de partage de bureaux WeWork, qui s’est finalement soldé par un échec. Les investisseurs ayant étudié le prospectus de WeWork ont mis en lumière des pertes financières considérables et des signaux d’alerte en matière de gouvernance et les événements se sont accélérés pour l’entreprise. Le fondateur et chef de la direction de WeWork a été évincé et l’évaluation de l’entreprise a dégringolé d’un sommet d’environ 47 milliards atteint en début d’année à moins de 7 milliards, avant que l’entreprise ne reçoive l’aide financière de la société de placement japonaise Softbank. Bien que les histoires de WeWork et d’Aramco présentent en elles-mêmes beaucoup d’intérêt, plusieurs investisseurs ont vu dans l’effondrement de WeWork une preuve que l’exubérance des investisseurs était allée trop loin et que les évaluations excessives pour ce type d’actions de croissance commencent à être remises en question. En effet, les appréhensions des grands investisseurs institutionnels étrangers à l’égard d’Aramco étaient basées sur les évaluations, et particulièrement sur un ratio dividende/cours insuffisant.

En résumé : Nous voyons d’un bon œil que les principales données fondamentales des entreprises (comme la rentabilité et le rendement pour les actionnaires) soient ramenées en tête de la liste des priorités des investisseurs.  

Actions internationales

Les actions internationales ont produit des gains positifs, mais sont restées à la traîne des titres nord-américains. Le cours des actions de la zone EAEO (Europe, Asie et Extrême-Orient) a été soutenu par une politique monétaire conciliante, plus particulièrement par des taux d’intérêt négatifs en Europe et au Japon, où la croissance économique et l’inflation restent mesurées.

Les pressions populistes politiques sont demeurées bien présentes en Europe : une dispute au sujet des cibles budgétaires a opposé l’Italie à l’Union européenne, les manifestations populaires se sont poursuivies en France et les élections en Espagne (les quatrièmes en quatre ans) ne sont pas parvenues à produire un gouvernement majoritaire. L’euro s’est déprécié par rapport au dollar américain, fournissant du coup du soutien aux marchés des exportateurs européens, tandis que les marchés boursiers européens ont généralement fait la sourde oreille au tumulte politique grandissant. Ayant enregistré des gains de plus de 20 % au cours de l’année, l’Allemagne, la France et l’Italie ont figuré en tête de peloton des marchés boursiers européens.

Les dates limites de mars et d’octobre pour le Brexit ont été franchies sans que les parties parviennent à s’entendre. Boris Johnson a remplacé Theresa May en tant que premier ministre avant de tenter d’obtenir une nouvelle majorité auprès de l’électorat britannique, majorité qu’il a obtenue et qui devrait lui permettre de réaliser le Brexit au début de l’année 2020. L’indice FTSE 100 du Royaume-Uni au sein duquel figurent de nombreux titres liés aux exportations a été à la traîne. En effet, la perspective d’un Brexit sans accord est devenue moins probable et la livre sterling a ainsi gagné en valeur.

Les actions des marchés émergents ont offert des rendements solides, mais ont été à la traîne de leurs pairs des marchés développés. L’incertitude commerciale et les inquiétudes quant à la croissance de la Chine ont eu des répercussions négatives sur les multinationales axées sur les exportations à l’échelle mondiale et on eut une incidence particulièrement importante sur les sociétés asiatiques fortement dépendantes de la Chine. Les manifestations politiques à Hong Kong ont accru l’incertitude et ont plombé la confiance des investisseurs.

Titres à revenu fixe

L’indice des obligations universelles FTSE Canada a produit d’excellents rendements en 2019, son rendement total de 6,9 % constituant le meilleur rendement pour une année civile depuis 2014. Les obligations nord-américaines ont poursuivi leur élan baissier pour la première partie de l’année, continuant ainsi une tendance amorcée au cours du quatrième trimestre de 2018. En août, la tendance s’est inversée et les rendements ont mieux fait pour le reste de l’année, mais ceux-ci ont tout de même clôturé l’exercice bien en deçà des niveaux auxquels ils ont commencé l’année. L’aplatissement de la courbe des rendements obligataires (les taux à long terme reculant davantage que les taux à court terme) explique le rendement supérieur des obligations à long terme comparativement à leurs équivalentes à plus courte échéance. Les obligations de sociétés ont légèrement surclassé les obligations d’État durant la période, tandis que l’écart de taux s’est rétréci sur le dos de l’appétit croissant des investisseurs pour le risque et le rendement. Du côté des obligations d’État, les obligations provinciales et municipales ont surclassé celles du gouvernement fédéral.

Malgré les trois baisses de taux d’intérêt de la Réserve fédérale, la Banque du Canada a laissé ses taux inchangés en 2019. La Banque du Canada a commencé l’année avec une certaine marge de manœuvre à l’égard de la Réserve fédérale, les trois baisses de taux de cette dernière ayant porté la limite supérieure du taux des fonds fédéraux au même niveau que le taux de financement canadien de 1,75 %. La Banque du Canada continue de surveiller tout changement au pays et à l’étranger (particulièrement à l’égard des frictions commerciales), notamment en ce qui concerne l’AEUMC non ratifié, et se montre réticente à abaisser les taux d’intérêt pour ne pas encourager un plus grand recours à l’emprunt chez les entreprises et ménages canadiens déjà endettés. Le rétrécissement des écarts de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Canada a fait augmenter la valeur du dollar canadien. Celle-ci s’est ainsi rapprochée de celle du dollar américain et le huard figurait parmi les devises affichant le meilleur rendement au sein des pays développés en 2019. Les rendements des obligations américaines de deux ans ont surpassé ceux des obligations équivalentes canadiennes à hauteur de 0,85 % en mars, avant qu’une chute marquée des rendements des obligations américaines amène l’écart en territoire négatif, celui-ci clôturant l’année à -0,13 %.

Perspectives des marchés financiers de 2020 de GLC

Pousses vertes – Nous croyons que l’actuel ralentissement de l’économie devrait prendre fin en 2020. L’économie mondiale montre des signes (les « pousses vertes » dont on entend parler) d’une modeste reprise de la croissance en 2020, notamment grâce à un relâchement des tensions commerciales et à l’adoption de politiques de relance par les banques centrales. Nous anticipons un contexte économique marqué par une croissance des bénéfices des sociétés suffisante pour soutenir les gains dans les marchés des actions. Selon nos prévisions, les taux de rendement des obligations demeureront bas tout en manifestant une modeste tendance à la hausse, les cours des marchandises s’amélioreront et le dollar américain se dépréciera.

Nous recommandons une position neutre et une approche légèrement défensive favorisant les titres à revenu fixe à l’égard des actions (concordant avec la tolérance au risque) qui continuent d’assurer notre participation à la croissance des marchés des actions sans toutefois nous exposer à un risque excessif. Pour en savoir plus sur ce que pourraient nous réserver les marchés financiers en fonction des régions et des secteurs pour l’année à venir, veuillez lire l’article Perspectives des marchés financiers – La présence de pousses vertes annonce une légère amélioration pour 2020 de GLC.

Diagramme à barres montrant les rendements sectoriels de l’indice composé S&P/TSX pour 2019. Dix des onze secteurs ont terminé l’année en territoire positif, avec en tête de peloton les technologies de l’information et ses gains de 63,5 % et en queue de peloton les services de communication, avec 8,2 %. Seul le secteur de la santé a clôturé en territoire négatif, affichant un rendement de -11,4 %.

S&P 500 (USD)

Diagramme à barres montrant les rendements sectoriels de l’indice S&P 500 pour 2019. L’ensemble des onze secteurs ont terminé l’année en territoire positif, avec en tête de peloton les technologies de l’information et ses gains de 48 % et en queue de peloton l’énergie, avec 7,6 %. Graphique linéaire comparant le rendement en monnaie locale des actions à la fin de l’année pour l’indice américain S&P 500 (en hausse de 28,9 %) et l’indice composé canadien S&P/TSX (en hausse de 19,1 %). Graphique linéaire comparant le rendement du marché obligataire canadien pour l’indice des obligations universelles FTSE Canada (en hausse de 6,9 % cette année), l’indice des obligations à haut rendement FTSE TMX Canada (en hausse de 8,5 %) et l’indice obligataire toutes les sociétés FTSE TMX Canada (en hausse de 8,1 %). Tableau résumant les changements survenus en 2019 en matière de taux d’intérêt au Canada, incluant la hausse de deux points de base à 1,66 % du taux des bons du Trésor de trois mois, la diminution de 17 points de base à 1,69 % du taux des obligations du gouvernement du Canada de deux ans et les baisses respectives de 27 points de base et de 42 points de bases des taux des obligations d’État de 10 ans et de 30 ans. © GLC, 2020. Vous ne pouvez ni reproduire, ni distribuer, ni utiliser autrement toute partie du présent article sans l’autorisation écrite préalable de GLC Groupe de gestion d’actifs Ltée.Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.