Revue des marchés au terme du premier semestre de 2020

Aperçu – Tout s’est joué en quatre actes

Acte 1 – En janvier et en février, les cours des actions ont atteint des sommets sans précédent grâce à la détente dans les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine observée à la fin de l’année 2019. Les marchés ont carburé à l’espoir que la phase 1 de l’accord commercial remporte un grand succès. L’enthousiasme était de mise – on pouvait croire que les sociétés mondiales sortiraient bientôt du marasme engluant leurs bénéfices depuis de nombreux trimestres. 

Acte 2 – Ces sommets de février s’accompagnaient de valorisations des actions à la limite du soutenable, un véritable précipice où allait s’engouffrer l’économie mondiale menacée d’une récession profonde en raison de l’arrêt des activités exigé par la pandémie de COVID-19. Dans un contexte où les entreprises ont été obligées de fermer leurs portes et où les citoyens ont été mis en confinement pour contenir la propagation du virus, les marchés boursiers mondiaux ont affiché leur pire recul sur une période de trois mois depuis la grande crise financière. Les nouvelles qui faisaient alors les manchettes ont été promptement supplantées par celles sur le nombre de cas contaminés par le coronavirus et les nouvelles éclosions. La croissance de la courbe de l’infection à la COVID-19 a monopolisé toute l’attention. Le cycle des nouvelles entourant la COVID-19 a singulièrement mené les actions mondiales vers leur creux du 23 mars. 

Acte 3 – Au sortir du creux du 23 mars, les marchés boursiers se sont redressés de façon marquée; la reprise a été l’une des plus fortes et des plus rapides de l’histoire. Comment peut-on l’expliquer? Les données économiques incroyablement mauvaises du mois d’avril ont eu pour corollaire une riposte budgétaire et monétaire encore plus fulgurante de la part des gouvernements mondiaux. La force combinée des mesures de relance étatiques dans le monde entier – qui ont submergé les marchés des capitaux de liquidités abondantes – a créé un filet de sécurité pour les actifs à risque et stabilisé les marchés financiers. Les actions, les obligations, les devises et les marchandises (à l’exception notable du pétrole) ont donc vu leur chute libre ralentir; le S&P 500 et le S&P/TSX ont rebondi de plus de 30 %, de leurs creux du 23 mars à la fin d’avril. 

Acte 4 – Les données économiques de mai et de juin ont agréablement surpris les investisseurs. Certaines compagnies ont déjà démontré qu’elles bénéficiaient du confinement ou qu’elles s’y adaptaient à toute allure. [Ces entreprises, principalement dans les technologies de l’information et le commerce électronique, mais aussi dans d’autres secteurs surprenants, ont été appelées affectueusement les « jeux de COVID ». Consultez Sous la loupe de GLC : Les crises : accélérateurs de tendance pour en savoir plus.] La courbe de l’infection a commencé à s’aplanir alors que les efforts de réouverture dans les parties du monde touchées initialement se sont mis à prendre forme. Et finalement, les marchés boursiers mondiaux ont une fois de plus atteint leurs sommets historiques après seulement trois mois. Les marchés des actions semblent anticiper une reprise en V, portés par l’espoir qu’un vaccin soit produit plus tôt que tard, que les gouvernements du monde et les banques centrales continuent de soutenir la machine et que l’économie mondiale sorte plus rapidement que prévu de l’embâcle. Toutefois, une pléthore de vents défavorables souffle toujours : la démondialisation (exacerbée par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine); les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement (tant au sein des pays qu’à l’échelle mondiale, comme le montre l’effondrement du commerce mondial); les taux de chômage records enregistrés après la Seconde Guerre mondiale; la dette des sociétés et des nations qui monte en flèche; l’agitation civile mondiale; sans oublier les élections aux États-Unis qui approchent à grands pas. Dans l’intervalle, les signes d’une seconde vague de la pandémie sont déjà perceptibles, alors que les confinements sont levés un peu partout. Bien que l’espérance d’une solution thérapeutique ou d’un vaccin soit élevée, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit uniquement de ça – une espérance. Pour connaître nos vues sur l’évolution des marchés, consultez le rapport Perspectives des marchés financiers de mi-année de 2020 de GLC.

Le graphique donne un aperçu des données semestrielles. Mentionnons les gains positifs des indices des obligations FTSE Canada. Par ailleurs, les actions canadiennes, américaines et mondiales ont accusé une perte, dans les deux chiffres pour la plupart. Les taux d’intérêt canadiens avaient aussi baissé en date du 30 juin 2020.

Penchons-nous maintenant sur ce qui a touché les marchés financiers pendant le premier semestre de 2020, y compris les mesures des gouvernements du monde et des banques centrales, les marchandises, les actions et les titres à revenu fixe.

Les mesures de relance budgétaire et monétaire à la rescousse

Si les marchés boursiers ont rebondi aussi promptement, c’est surtout grâce à l’action coordonnée et massive des gouvernements du monde et des banques centrales : 1

  • Au Canada, le gouvernement a instauré la Prestation canadienne d’urgence, un programme qui prévoit le versement de 2 000 $ par mois aux Canadiens touchés directement par la COVID-19. De plus, la Banque du Canada a réduit les taux d’intérêt de 150 points de base lors de trois réunions d’urgence, abaissant le taux de financement à un jour à 0,25 %. Les mesures d’aide budgétaire directe du gouvernement canadien dépassent à ce jour 260 milliards de dollars (~ 12 % du PIB). Le bilan de la Banque du Canada atteint maintenant 509 milliards de dollars (~22 % du PIB), comparativement à 125 milliards de dollars (~5 % du PIB) avant la crise.
  • Aux États-Unis, la Réserve fédérale a abaissé son taux directeur deux fois, ramenant la fourchette cible à 0 %-0,25 %, pendant que le gouvernement lançait un programme d’allègement sans précédent, de l’ordre de 2,3 billions de dollars (~ 11 % du PIB).
  • D’autres gouvernements internationaux ont concocté des programmes d’aide similaires pour contrer la pandémie et ont affirmé publiquement que d’autres mesures seraient prises si la situation le justifiait. Jusqu’à présent, le Japon a instauré des mesures d’aide totalisant 117 billions de yens (21,1 % du PIB), l’Union européenne a promis 540 milliards de € (4 % du PIB) et le Royaume-Uni, 53 milliards de £ (10 % du PIB). 

Dans le même ordre d’idées, les banques centrales du monde entier rivalisent pour le titre de champion des dépenses. À la fin de juin, la Réserve fédérale américaine pouvait s’enorgueillir de ce titre en dollars historiques, avec un bilan de plus de 7 billions de dollars américains, dépassant le Japon qui en était à 6 billions de dollars américains. Si on ajoute les entités du G4 qui restent (en additionnant les efforts de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre à ceux de la Réserve fédérale américaine et de la Banque du Japon), les bilans combinés des banques centrales du G4 se situent autour de 21 billions de dollars américains, comparativement à 15 billions de dollars américains (soit 37 %) en cinq mois. Si vous examinez la chose sous l’angle de l’envergure des bilans des banques centrales en pourcentage du PIB, le Japon arrive bon premier avec 118 %, suivi par la Banque centrale européenne à 53 %, puis par les États-Unis à 33 %, et finalement par le Royaume-Uni à 31 %.

Qu’est-il arrivé du côté des marchandises?

Après le 23 mars, les marchandises ont répondu positivement aux programmes d’aide lancés par les gouvernements du monde et les banques centrales, à une exception près... le pétrole. 

Les prix du pétrole ont fluctué de façon importante au premier semestre. Une guerre des prix a éclaté entre l’Arabie saoudite et la Russie le 5 mars, juste au moment où la demande mondiale de pétrole était sur le point de se creuser. La situation a culminé le 20 avril, le prix du pétrole West Texas Intermediate (WTI) chutant de 50 $ en deux heures, en territoire négatif! Le contrat à échéance en cours (le contrat de mai 2020) a plongé à -40 $ US le baril – le niveau le plus faible jamais consigné en 150 ans de données sur le sujet. 

Le phénomène des prix négatifs s’explique par divers facteurs :

  • Les caractéristiques de livraison physique du contrat de pétrole WTI
  • La dynamique de l’offre et de la demande déjà fragile dans le marché du pétrole
  • La guerre des prix entre l’Arabie saoudite et la Russie ainsi que la suppression de la demande occasionnée par la COVID-19
  • Les installations de stockage nord-américaines qui se remplissent rapidement 

Chacun de ces facteurs s’est heurté aux autres et leurs effets se sont conjugués (consultez notre balado d’avril : Qu’est-ce qui se passe avec les cours du pétrole?)

Les prix du pétrole ont depuis rebondi à ~39 $ US le baril, à la faveur de signes de reprise dans la demande mondiale; il faut dire aussi que l’OPEP et la Russie (OPEP+) ont cessé leur guerre des prix en convenant de maintenir les réductions records de production pour le moment. Les prix du pétrole WTI sont cependant toujours en recul de plus de 35 % depuis le début de l’année, les prix avoisinant alors les 60 $ US le baril. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la consommation de pétrole mondiale en 2020 se contractera de 8,1 millions de barils par jour, un autre record. Même si AIE croit que cette consommation pourrait grimper de 5,7 millions de barils par jour en 2021 (à une moyenne de 97,4 millions de barils par jour), elle resterait en deçà des niveaux de 2019 de 2,4 millions de barils par jour. L’AIE s’avance même à dire que la demande pourrait ne pas revenir à 100 millions de barils par jour avant 2023.  

Les prix de l’or ont grimpé de 17 %, les investisseurs se tournant vers des actifs refuges dans un contexte de forte incertitude. Dans l’intervalle, les prix du cuivre et de l’argent sont presque revenus à leur point de départ après une chute à des creux de plusieurs années en mars; les prix du cuivre ont profité de la hausse de la demande en Chine.

Qu’est-il arrivé du côté des marchés boursiers?

Les résultats des indices boursiers mondiaux au premier trimestre de 2020 dépendent principalement de leurs compositions sectorielles. En résumé, les indices comportant une pondération assez importante dans le secteur des technologies de l’information ont été favorisés, tandis que les indices plus exposés aux secteurs de l’énergie et des produits financiers en ont souffert. Par conséquent, il n’est guère surprenant que les actions américaines aient surpassé leurs homologues. L’indice composé NASDAQ, fortement axé sur la technologie (près de 50 % dans les TI) a généré un rendement dans les deux chiffres positif, alors que l’indice S&P 500 a été en mesure de réduire ses pertes à des rendements à un seul chiffre dans le bas de la fourchette, considérant sa pondération de 27 % dans les TI. À l’inverse, l’indice composé S&P/TSX et l’indice MSCI EAEO ont traîné de l’arrière, pour finalement afficher pertes à deux chiffres dans le haut de la fourchette, étant donné leurs pondérations dans les TI inférieures à 11 %. Les actions canadiennes ont également souffert de leur exposition aux poids lourds de l’énergie et des produits financiers (ensemble, ils représentent presque 40 % de l’indice). La chute des prix du pétrole et l’arrêt de la production ont pesé sur le secteur de l’énergie. Le contexte macroéconomique qui se désagrège a obligé les banques à créer d’énormes provisions pour les pertes sur prêts, et les faibles taux d’intérêt plombent aussi le rendement – bien que la courbe de rendement se soit légèrement accentuée, ce qui apporte un certain soulagement. 

Les actions des marchés émergents ont enregistré au premier semestre pertes à deux chiffres dans le haut de la fourchette. Les produits financiers, qui représentent plus de 20 % de l’indice, ont chuté de 26 %, un élément déterminant du sous-rendement. Il ne faut pas oublier que les actions des marchés émergents sont vulnérables quant à la progression et à l’issue des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Au cours des trois derniers mois, la Chine a eu de la difficulté à respecter les quotas élevés fixés dans la phase 1 de l’accord, rejetant la faute sur les perturbations découlant des mesures de confinement liées à la pandémie. Les investisseurs et les décideurs politiques américains ont exprimé leurs craintes – des doutes subsistent quant à la capacité de la Chine de respecter les conditions de l’accord. Les relations entre les États-Unis et la Chine sont une cible mouvante, entre les rencontres secrètes à Hawaï et les messages contradictoires émanant de la Maison-Blanche. Un exemple? Peter Navarro, le directeur de la politique commerciale et manufacturière de la Maison-Blanche, a causé toute une commotion sur les marchés lorsqu’il a déclaré le 22 juin que l’accord commercial était « terminé ». Il est promptement revenu sur sa déclaration, qui avait fait chuter les contrats à terme sur les actions américaines. Mais au-delà du commerce lui-même, il y a les inquiétudes suscitées par la sécurité en rapport avec les entreprises technologiques chinoises. Et même les géants de la technologie aux États-Unis prennent au sérieux toute évocation de mesures contre la chinoise Huawei.

Le rendement de l’indice composé S&P/TSX et de l’indice S&P 500 a chuté de plus de 30 % en février. Le graphique linéaire montre qu’ils sont repartis à la hausse depuis, mais que leur cumul annuel reste en territoire négatif : -9,1 % pour le TSX et -4,0 % pour le S&P 500 (au 30 juin 2020, selon Bloomberg). Le graphique à barres montre que c’est le secteur des technologies de l’information (61,8 %) qui menait quant au cumul annuel dans l’indice composé S&P/TSX au 30 juin 2020 selon Bloomberg. Les secteurs de l’énergie, des soins de santé et de l’immobilier ont particulièrement déçu, avec un rendement respectif de -32,4 %, de -31,3 % et de -22,0 %. Les technologies de l’information (14,2 %) sont en tête du rendement sectoriel du S&P 500 pour ce qui est du cumul annuel de 2020. Elles sont suivies du secteur de la consommation discrétionnaire, qui affichait un rendement de 6,6 % au 30 juin 2020 selon Bloomberg. Les secteurs les moins performants du S&P 500 ont été ceux de l’énergie (-37,0 %), des produits financiers (-24,6 %) et des produits industriels (-15,5 %).

Qu’est-il arrivé du côté des marchés des titres à revenu fixe?

L’indice des obligations universelles FTSE Canada a enregistré un solide rendement total de 7,5 % au premier semestre; c’était un excellent rappel pour les investisseurs, qui ne doivent pas perdre de vue toute l’importance de détenir des titres à revenu fixe de premier ordre au sein de portefeuilles équilibrés. À l’exception d’un épisode éprouvant aux allures de ruée vers l’argent*, les rendements des obligations mondiales ont plongé à des creux historiques, alors que les banques centrales ont réduit les taux d’intérêt à près de 0 % et que les investisseurs ont convergé vers les actifs refuges. Par conséquent, les obligations à long terme ont surpassé celles à court terme.Sur le plan sectoriel, les obligations de sociétés canadiennes ont moins bien fait que les obligations d’État; c’est l’élargissement des écarts de crédit attribuable à la pandémie de coronavirus qu’il faut blâmer. En ce qui concerne les obligations émises par des gouvernements, les provinciales ont devancé les autres. Pour leur part, les obligations à rendement élevé ont été distancées par les obligations de catégorie investissement, ne pouvant faire mieux qu’un rendement absolu négatif. 

*La ruée vers l’argent de 2020 : Au cours des 13 jours de bourse entre le 9 mars et le 26 mars, le rendement de l’obligation du gouvernement du Canada de 10 ans a presque doublé, passant de 0,54 % à 1,04 %, tandis que l’indice des obligations universelles FTSE Canada a reculé de 6,5 %. L’or, une autre valeur refuge, a connu un sort similaire avec des chutes des cours de l’ordre de 200 $ (-12,5 %) en huit jours de bourse. Qu’est-ce qui s’est produit? À la mi-mars, lorsque l’aversion au risque était à son comble, les marchés des titres de créance et des actions sont devenus dysfonctionnels. Le dysfonctionnement des titres à revenu fixe s’est concrétisé lorsque les rendements d’obligations souveraines ont grimpé et que les cours ont glissé. Pendant ces quelques semaines de mars, l’idée de vendre tout ce qu’il était possible de vendre s’est imposée, ce qui a engendré une ruée vers l’argent. Bien que l’argent ait probablement été l’actif le plus négligé de toute la dernière décennie, il a momentanément retrouvé sa popularité; l’argent liquide est carrément redevenu roi. Cette période nous a fait penser au grand chaos qui a suivi l’effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008. Bon nombre d’entre nous à GLC y travaillaient pendant la crise de 2008. C’est pendant de tels moments de panique boursière généralisée que nous pouvons compter sur l’expérience et l’expertise de nos gestionnaires de portefeuille chevronnés; ils ne cèdent pas à la panique et restent au-dessus de la mêlée.

Graphique linéaire qui montre que l’indice des obligations globales à haut rendement FTSE Canada, l’indice des obligations de toutes les sociétés FTSE Canada et l’indice des obligations universelles FTSE Canada ont tous reculé en février et en mars, mais qu’ils ont remonté depuis : leur taux était respectivement de -2,1 %, de 5,4 % et de 7,5 % au 30 juin 2020, selon Bloomberg.

Perspectives des marchés financiers de mi-année 2020 de GLC – Trop vite, trop tôt?

Les événements du premier semestre de 2020 et les répercussions de la pandémie font peser une grande incertitude sur l’avenir de l’économie et – plus important encore – sur l’évolution de notre vie au quotidien. Quoi qu’il en soit, nous allons de l’avant. La manière dont la société et l’économie s’adaptent à la COVID-19 est encourageante, mais est-ce suffisant pour justifier l’ampleur du rebond boursier d’avril à juin? Nous ne le pensons pas. 

L’économie a commencé à remonter la pente – les indicateurs montrent des signes précurseurs positifs d’une nouvelle normalité bien différente – et il y a de quoi célébrer. Il est toutefois encore tôt et il est presque impossible de savoir de quoi sera faite cette nouvelle normalité (consultez Sous la loupe de GLC : Les crises : accélérateurs de tendance pour en savoir plus). Même en mettant de côté le risque d’une seconde vague, il nous semble que la nette reprise des marchés survient trop vite, trop tôt. 

Notre analyse des perspectives des marchés financiers en cette mi-année 2020 laisse présager un parcours difficile d’ici la fin de l’année pour les actions ainsi que de faibles rendements à un chiffre pour les titres à revenu fixe. Nous saluons les efforts de réouverture dans de bonnes conditions de sécurité et nous réjouissons des progrès réalisés et des résultats meilleurs que prévu. Il faut toutefois séparer l’espoir de la stratégie, et les données fondamentales des émotions. Même si les données fondamentales sont supérieures aux prévisions et que nous croyons possible que certains des scénarios les plus optimistes se réalisent, les marchés boursiers semblent s’emballer en déclarant victoire avant la mi-temps de ce qui sera sûrement une très longue partie. 

Nous nous attendons à une recrudescence de la volatilité. C’est ce qui explique notre positionnement défensif dans les répartitions d’actifs; nous voulons être prêts à réagir aux variations du climat de confiance. Nous anticipons aussi une revalorisation des actifs, dont les niveaux nous semblent tout à fait exagérés. 

La conjoncture prévisible nous impose une gestion active du portefeuille. Notre équipe aguerrie est en mesure de dicter les orientations sectorielles tactiques, de sélectionner des titres individuels tablant sur une croissance et une qualité élevées, ou de saisir les occasions de rendement qui se présentent encore dans les marchés financiers éprouvés que nous connaissons.  

À moins d’indication contraire, toutes les données datent du 30 juin 2020. Source : Bloomberg.

1Source : https://www.imf.org/en/Topics/imf-and-covid19/Policy-Responses-to-COVID-19#J.

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