Balado : Les titres à revenu fixe ne sont pas tous pareils; il est donc important d’avoir une combinaison savamment diversifiée de titres à revenu fixe dans les portefeuilles de répartition de l’actif.

Écoutez Susan Spence, vice-présidente, Groupe de solutions de portefeuille, nous parler des marchés au premier trimestre de 2019 et de la savante combinaison de titres à revenu fixe des portefeuilles de répartition de l’actif prudents, modérés et équilibrés gérés par le GSP.

Milos : Bonjour, je  m’appelle Milos Kostich et je suis vice-président de GLC Groupe de gestion d’actifs. Vous écoutez le balado de revue des marchés du GSP, une discussion trimestrielle avec le Groupe de solutions de portefeuille de GLC au sujet des fonds de répartition de l’actif gérés par cette division. Vous trouverez tous les balados de GLC, y compris celui-ci, dans le site Web de GLC ainsi que dans iTunes, Google Play et Spotify. Il suffit de chercher « GLC Asset Management ». Vous pouvez aussi vous abonner afin d’obtenir les nouveaux épisodes automatiquement dès leur sortie.

Les produits de répartition de l’actif du GSP sont conçus pour des investisseurs ayant des profils de risque variés, mais, aujourd’hui, nous nous concentrerons sur l’extrémité prudente du spectre. La gestion du risque et les rendements rajustés en fonction du risque sont toujours une priorité, et l’équipe du GSP est pleinement consciente de l’importance que revêtent ces facteurs dans la gestion de l’ensemble de ses produits.  

J’ai encore une fois le plaisir d’accueillir dans notre studio Susan Spence, qui dirige la division Groupe de solutions de portefeuille de GLC – GSP dans sa forme abrégée.

Bienvenue, Susan, et merci de vous joindre à nous pour une autre discussion trimestrielle, qui porte cette fois sur le premier trimestre de 2019.

Susan :  Merci, Milos.

Milos :  Susan, les investisseurs auront rapidement constaté que depuis le début de l’année, les rendements des marchés boursiers sont très respectables comparativement au quatrième trimestre de 2018, autant au Canada qu’aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Susan :  Effectivement, les marchés boursiers ont fortement rebondi au premier trimestre de 2019 à la suite de la liquidation survenue au quatrième trimestre de 2018. L’indice composé S&P/TSX a tiré les principaux indices vers le haut grâce à un rendement de plus de 13 %; l’indice S&P 500, en hausse de plus de 11 % en dollars canadiens, n’était pas loin derrière, et l’indice mondial MSCI général d’actions de pays développés a également affiché une hausse à deux chiffres, soit d’environ 10 % en dollars canadiens.

Milos : Et cette vigueur ne se limitait pas aux marchés boursiers développés, n’est-ce pas?

Susan : C’est exact. Les marchés émergents ont également fait bonne figure en progressant de près de 8 % en dollars canadiens. Et ce qui est frappant, c’est qu’il ne s’agit pas de rendements annualisés – ce sont les rendements réels, atteints en seulement trois mois!

Milos :  C’est une hausse importante, je vous l’accorde. Maintenant, comment les portefeuilles du GSP se sont-ils comportés dans ce contexte, en particulier ceux qui se trouvent dans la partie plus prudente du spectre de risque?

Susan : Les portefeuilles les plus prudents parmi ceux gérés par le GSP, qui
correspondent aux profils prudent et modéré, ont affiché d’excellents
rendements absolus au cours du trimestre également; cependant, les rendements bruts se situaient plutôt autour de 5 %.

Quelques raisons expliquent principalement les rendements absolus plus faibles, la première étant que les fonds correspondant aux profils prudent et modéré comportent une proportion importante de titres à revenu fixe – 75 % et 60 % respectivement – et, contrairement à l’importante progression des actions, l’augmentation pour l’univers des obligations canadiennes dans son ensemble a été d’environ 4 % au premier trimestre.

Milos : Tout à fait. On ne peut pas faire abstraction du rôle important que jouent les titres à revenu fixe dans les fonds plus prudents, et il est clair que les titres à revenu fixe ont une incidence plus positive dans d’autres contextes de marché. Si je ne m’abuse, la pondération variable en titres à revenu fixe dans les fonds de répartition de l’actif a grandement contribué à protéger le capital lors de la liquidation du quatrième trimestre de 2018, par exemple.

Susan : Absolument. En ce qui concerne votre commentaire, la deuxième raison pour laquelle les rendements de nos fonds n’ont pas été aussi bons que ceux des indices boursiers au premier trimestre est que, comme vous le savez, les portefeuilles de fonds de répartition de l’actif mettent l’accent sur la diversification globale, au-delà des actions et des titres à revenu fixe, dans le but d’atténuer les soubresauts pour les investisseurs et de procurer de solides rendements rajustés selon le risque à long terme.

Milos : Si je comprends bien, il y a toujours des titres pour faire contrepoids aux principaux moteurs de rendement au sein des portefeuilles.

Susan : C’est tout à fait ça. En plus des titres à revenu fixe, les actifs immobiliers – des placements non traditionnels propres à l’entreprise auxquels nous avons accès et dont les rendements ont été inférieurs à 2 % – ont constitué un important contrepoids à la hausse des marchés boursiers dans les fonds qui peuvent détenir ces actifs. Tout comme les titres à revenu fixe, les actifs immobiliers ont grandement profité aux résultats au quatrième trimestre, mais ils ont limité le potentiel de hausse au premier trimestre. Les obligations étrangères ont également plombé le rendement au premier trimestre.

Milos :  La diversification – voilà une notion importante à garder à l’esprit lorsqu’on met le rendement en perspective.

Susan : Tout à fait, du moins pour les fonds de répartition de l’actif gérés par le GSP.

Et le troisième point que je veux soulever au sujet du rendement des fonds de répartition de l’actif plus prudents au premier trimestre est la prédominance du style valeur dans les volets en actions. Nous savons que les investisseurs prudents sont particulièrement soucieux de la préservation du capital; ainsi, nous privilégions les mandats axés sur la valeur pour les fonds des profils prudent et modéré. Comme on pouvait s’y attendre, les mandats valeur n’ont pas aussi bien fait que les mandats croissance dans le contexte de l’effervescence des marchés boursiers au premier trimestre.

Milos : Je résumerais en disant que les fonds de répartition de l’actif plus prudents ont fait bonne figure au premier trimestre, mais comme ils privilégient la diversification et les mandats d’actions valeur pour atteindre les objectifs à long terme en matière de risque et de rendement, les résultats n’ont pas été à la hauteur de ceux des indices composés uniquement d’actions.

Susan : C’est exact. Et pour des raisons semblables, les fonds ont également affiché un rendement légèrement inférieur à celui de leurs indices de référence au premier trimestre, sans compter que certains de nos autres placements stratégiques à long terme n’ont pas donné les résultats souhaités durant la période et qu’il a généralement été difficile pour les gestionnaires de fonds d’actions qui ont recours à une gestion active d’ajouter de la valeur dans un marché aussi effervescent.

Mais comme nous l’avons déjà mentionné, ces mêmes éléments ont également fait en sorte que les fonds prudents ont enregistré un rendement brut supérieur à celui de leur indice de référence lors de la liquidation du quatrième trimestre de 2018.

Milos : Susan, voilà une excellente occasion de nous rappeler que si l’on participe à la majorité des hausses tout en protégeant le capital des risques de baisse au fil du temps, il est possible d’obtenir les rendements rajustés selon le risque solides et stables que le GSP recherche.

Susan :  C’est vrai.

Milos : D’accord. Voilà qui résume bien le rendement du premier trimestre dans l’ensemble. Comme vous l’avez mentionné plus tôt, puisque les titres à revenu fixe comptent parmi les principaux outils de gestion du risque pour ce qui est des produits de répartition de l’actif plus prudents, j’aimerais revenir aux obligations afin d’examiner de façon plus détaillée ce qui se produit dans cette composante des fonds.

Susan : Bien sûr.

Milos :  Compte tenu de la baisse des rendements obligataires depuis le quatrième trimestre de l’an dernier, quelle a été l’influence de vos placements en titres à revenu fixe sur le rendement global?

Susan : Les volets de titres à revenu fixe du Portefeuille prudent et du Portefeuille modéré se composent d’une combinaison bien diversifiée de fonds sous-jacents. Dans l’ensemble, les titres à revenu fixe ont eu un apport positif sur les rendements absolus au premier trimestre, mais ils ont nui à la valeur par rapport aux indices de référence, principalement en raison des placements dans des obligations étrangères et de la duration globalement plus courte.

Comme le dollar canadien s’est raffermi par rapport aux principales devises, l’exposition non couverte aux devises dans les composantes en obligations étrangères a fait diminuer la valeur. Et comme vous l’avez dit, après une première remontée en janvier, les rendements ont généralement baissé au premier trimestre, en particulier dans la partie la plus longue de la courbe de rendement. Par conséquent, les obligations à long terme ont mieux fait que les obligations à court terme, de sorte que la duration globalement plus courte et certains avoirs, comme des fonds hypothécaires et des fonds d’obligations à court terme, ont pesé sur le rendement.

Milos : Donc, compte tenu de ce qui s’est produit au premier trimestre, le GSP a-t-il rajusté les pondérations sectorielles de façon globale pour les composantes en obligations?

Susan : Mis à part des modifications mineures apportées à certains fonds communs de placement Folio à la suite de fusions de fonds dans la Gamme de fonds Quadrus au premier trimestre, la réponse est non – nous n’avons pas rajusté les pondérations dans les volets de titres à revenu fixe.

Les volets d’obligations étrangères des fonds correspondant aux profils prudent et modéré reposent sur une répartition stratégique à long terme. Nous sommes conscients que des fluctuations monétaires à court terme peuvent nuire au rendement, mais nous croyons que, sur de plus longues périodes, ces avoirs continueront d’ajouter de la valeur aux fonds.

Pour ce qui est de notre positionnement sur le plan de la duration, rappelons que les banques centrales canadienne et américaine ont adopté une politique plus accommodante au premier trimestre; cela dit, nous nous attendons toujours à ce que les taux de rendement augmentent encore avant que le cycle de resserrement des banques centrales se termine. Nous gardons donc le cap et essayons de tirer parti de la tendance à long terme, sachant qu’il ne s’agira pas d’une progression en ligne droite.

Milos : Il ressort clairement de vos commentaires que vous comptez certaines positions actives au sein des fonds de répartition de l’actif. Susan, on croit souvent à tort que les produits de répartition de l’actif du GSP ont une structure de fonds qui consiste à choisir des titres pour ensuite les « oublier » et que nous ne faisons pas beaucoup de gestion active chaque jour, chaque semaine ou chaque mois. Pouvez-vous nous réexpliquer comment l’équipe gère les actifs du GSP sur une base continue?

Susan : Milos, vous avez raison de le souligner : l’idée que nous ne revenons jamais sur les choix de titres pour nos fonds de répartition de l’actif est fausse. Le GSP gère activement les fonds de répartition de l’actif, nous surveillons et évaluons constamment les avoirs et les pondérations dans les fonds.

La gestion tactique s’effectue à l’égard des fonds sous-jacents, les gestionnaires étant plus attentifs aux mouvements quotidiens et hebdomadaires des marchés financiers. Cela dit, le GSP rajuste également les pondérations ou les avoirs au fil du temps afin d’ajouter de la valeur et de réduire la volatilité par rapport à l’indice de référence pendant un cycle. Nous prenons des décisions reposant sur une gestion active et apportons les modifications que nous dicte l’évolution des marchés.

Milos : Lorsque je me rends dans différentes régions et que je m’entretiens avec différents conseillers, on me demande souvent si les produits de répartition de l’actif sont assez souples sur le plan de la structure et de la gestion pour pouvoir résister aux chocs et aux mouvements dans diverses conjonctures des marchés.

Susan : Selon moi, l’approche robuste de constitution de portefeuilles du GSP est plus importante que la souplesse lorsqu’il s’agit de résister aux chocs des marchés. Par définition, un choc qui survient sur les marchés financiers est rapide et inattendu – et c’est en veillant à une bonne diversification des fonds, à l’intégration de positions pouvant servir de contrepoids en cas de baisse et à la combinaison d’actifs présentant une faible corrélation les uns avec les autres que les fonds de répartition de l’actif peuvent traverser les turbulences des marchés sans trop de difficultés.

Et je pense qu’avec les deux niveaux de gestion active (une gestion plus tactique pour les fonds sous-jacents et une gestion plus stratégique pour le fonds dominant), les produits de répartition de l’actif sont suffisamment souples pour que l’objectif de procurer d’excellents rendements rajustés en fonction du risque à long terme soit atteint.

Milos : D’accord. Susan, pour conclure le sujet, j’aurais une dernière question pour vous : en discutant de la récession et des inquiétudes liées au ralentissement au cours du dernier trimestre, j’ai constaté que les conseillers semblent toujours préoccupés par l’inévitable correction des marchés boursiers et se demandent si les fonds de répartition de l’actif les plus prudents du GSP leur offrent une protection en cas de baisse.

Susan : Milos, j’espère que certains des points abordés aujourd’hui ont pu rassurer les investisseurs prudents en ce qui concerne la protection contre le risque de pertes en cas de baisse. L’importante pondération et la diversification des titres à revenu fixe, la présence d’avoirs immobiliers et hypothécaires dans les fonds où nous pouvons détenir ces autres catégories d’actifs ainsi que l’accent sur le style valeur et les mandats d’actions axés sur le revenu sont autant de facteurs qui devraient contribuer à protéger le capital des fonds des profils prudent et modéré advenant une correction des marchés boursiers.

De plus, dans la plupart des fonds, le GSP est en mesure de sous-pondérer les actions – cela dit, nous sommes actuellement à l’aise avec notre position neutre par rapport aux indices de référence du point de vue de la composition de l’actif générale, car nous estimons que le rapport risque- rendement des titres à revenu fixe et des actions est équilibré à court terme.

Milos : Susan, je vous remercie pour vos réflexions et votre tour d’horizon des portefeuilles gérés par le GSP. Nous avons abordé un vaste éventail de sujets aujourd’hui. J’aimerais rappeler à nos auditeurs qu’ils peuvent accéder à des renseignements précis concernant les portefeuilles gérés par le GSP ainsi que l’approche de gestion globale du GSP dans le site Web de GLC, à l’adresse groupeglc.com. Je vous remercie d’avoir été à l’écoute et j’espère que vous serez des nôtres à l’occasion de notre balado du deuxième trimestre sur les portefeuilles du GSP.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.