Baladodiffusion : Brad Cann de GLC discute de sa stratégie pour le portefeuille de dividendes canadien

Dans le cadre de la baladodiffusion des gestionnaires de fonds, Brad Cann, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez GLC, s’entretient avec Ashike Akbar du portefeuille concentré de dividendes canadiens uniquement et de l’approche de Gestion d’investissements Laketon quant à la gestion de ce mandat.

Christine: Bonjour, je me présente : je suis Christine Wellenreiter, vice-présidente, Marketing et Communications chez GLC Groupe de gestion d’actifs. La baladodiffusion d’aujourd’hui porte sur une entrevue récente qui a été enregistrée en août 2018 avec Brad Cann, l’un des principaux gestionnaires de portefeuille de GLC. Écoutez Brad Cann parler du portefeuille de dividendes canadien qu’il gère pour Laketon, sur la baladodiffusion animée par Ashike Akbar de la Great-West. Nous espérons que cet entretien vous plaira!

Ashike Akbar : Bonjour à tous. Je m’appelle Ashike Akbar et je vous souhaite la bienvenue aux baladodiffusions des gestionnaires de fonds des Stratégies de vente de la Gestion du patrimoine.

Aujourd’hui, nous recevons Bradford Cann de la division Laketon de GLC. Bradford Cann compte plus de 28 années d’expérience dans le domaine des placements et possède un baccalauréat de l’Université Wilfrid-Laurier ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires de l’Université Queen’s. Il est également titulaire du titre de CFA.

Dans cette baladodiffusion, nous parlerons du mandat Concentré de dividendes canadiens uniquement de Laketon.

Ce mandat est offert dans la gamme de produits de la Canada-Vie à titre de fonds à haut revenu de dividendes ainsi que dans la gamme de produits de la Great-West et de Quadrus à titre de fonds de dividendes canadiens et de catégorie dividendes canadiens respectivement.

Ce fonds produit un surrendement marqué à long terme tout en respectant son mandat consistant à investir uniquement dans des actions canadiennes donnant droit à des dividendes.

En date de juin 2018, même après un deuxième trimestre difficile, il s’agit de l’un des fonds de la gamme qui offre les meilleurs rendements. Il a surclassé l’indice de référence, avant et après déduction des frais, pour les périodes de un an ainsi que de trois, cinq et dix ans, tout en figurant au premier quartile comparativement aux fonds analogues pour ces mêmes périodes.

Bonjour Brad, et merci beaucoup d’être des nôtres aujourd’hui.

Bradford Cann : Tout le plaisir est pour moi.

Ashike Akbar : Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer les fondements de la philosophie de placement de Laketon?

Bradford Cann : À Laketon, nous pensons que l’étude des données fondamentales de l’industrie et des sociétés nous permet d’ajouter de la valeur grâce à une sélection de titres et à une gestion active qui sont effectuées dans l’intérêt de nos clients à long terme.

L’analyse fondamentale des actions est donc au cœur de notre approche de placement. En examinant les fonds gérés par la division de gestion de placements Laketon de GLC, vous constaterez également que nous croyons en des portefeuilles concentrés de titres choisis en fonction de profondes convictions. Je détiens généralement entre 25 et 35 actions de sociétés à grande capitalisation présentant des pondérations actives importantes par rapport aux 246 actions de l’indice.

Maintenant, pour aller encore plus loin, je gère ce fonds de dividendes canadiens depuis plus de 11 ans à Laketon. Auparavant, je m’occupais également d’un portefeuille de dividendes. Le secret pour investir dans un fonds de dividendes consiste à reconnaître l’avantage que représente la capitalisation du revenu provenant des dividendes. Si vous examinez les rendements à court terme, vous ne constatez généralement pas une grande différence entre le rendement fondé sur les cours seulement du S&P/TSX et le rendement total, mais, au fil du temps, la capitalisation de ce revenu supplémentaire compte pour beaucoup. Aujourd’hui, la Bourse de Toronto produit un ratio dividende/cours d’environ 2,8 %. Par conséquent, le fait de tenir compte de la valeur des revenus en dividendes cumulés au fil du temps est pour moi un avantage indéniable d’un placement dans un fonds de dividendes.

Ashike Akbar : La valeur de la capitalisation est nettement plus visible à long terme.

Maintenant, pouvez-vous nous dire ce que ce mandat tente de réaliser?

Bradford Cann : Nous cherchons à constituer un portefeuille de titres qui, à long terme, offre un meilleur rapport risque-rendement que le marché en général. Ainsi, nous n’essayons pas seulement d’aider les clients à récolter les fruits de la capitalisation du revenu de dividendes, mais également de tirer parti de cet avantage en sélectionnant des sociétés de grande qualité présentant un potentiel de croissance du capital – et c’est ce que le portefeuille que je gère a été en mesure de faire au fil du temps.

Je sais que ce portefeuille n’est probablement qu’une partie de la solution de placement des clients, mais nous voulons contribuer de façon importante à l’augmentation de leur pouvoir d’achat au fil du temps grâce à un excellent rendement des placements à long terme (et nous pensons y parvenir). En fin de compte, ce sont ces résultats à long terme que j’essaie d’atteindre lorsque j’effectue la gestion de ce fonds au quotidien.

Ashike Akbar : Quelles caractéristiques recherchez-vous dans une action?

Bradford Cann : Je cherche des sociétés canadiennes de bonne qualité qui versent des dividendes (et qui, idéalement, sont aptes à les faire croître). Leur bilan doit être solide; je m’attarde donc aux ratios emprunts/capitaux propres pour m’assurer qu’elles n’ont pas dépassé leur capacité financière. Elles doivent avoir des flux de trésorerie et des bénéfices élevés.

J’apprends aussi à connaître l’équipe de direction afin de savoir si elle a fait ses preuves en prenant de bonnes décisions et en adoptant une orientation stratégique visant à favoriser le bien-être de l’entreprise à court et à long terme. Bien sûr, la liquidité du marché doit être adéquate, ce qui m’amène à choisir des titres de sociétés à grande capitalisation que je peux facilement acheter et vendre afin de réaliser des transactions efficaces.

Finalement, je cherche des actions dont le cours est attrayant par rapport au rendement qu’elles peuvent offrir. Lorsque ces caractéristiques sont réunies, il s’agit d’une entreprise que je souhaite intégrer à mon portefeuille et qui constituera probablement une position de base à long terme du fonds. Cependant, en tant que gestionnaires de portefeuille actifs, cette analyse fondamentale approfondie des actions nous permet également, lorsque l’occasion se présente, de sélectionner des titres qui n’auraient pas été dans notre ligne de mire et qui, si la conjoncture des marchés avait été différente, n’auraient pas offert de possibilités intéressantes sur le plan du rendement.

Ashike Akbar : Le portefeuille se compose principalement de ce que vous appelez les avoirs de base et, parfois, de titres qui présentent des occasions. Vous venez de nous dire ce qui caractérise un avoir de base; pouvez-vous nous expliquer ce qui distingue un avoir présentant des occasions d’un avoir de base?

Bradford Cann : Vous savez, Ashike, on dit qu’il y a de bonnes entreprises et de bons titres, mais que l’un ne va pas toujours avec l’autre. J’entends par là que l’évaluation des titres joue un grand rôle dans ce que nous tentons d’accomplir. Nous recherchons des sociétés bien gérées qui sont dotées de bilans solides pour affronter les inévitables replis de l’industrie et qui génèrent depuis longtemps des flux de trésorerie élevés, ce qui leur permet de verser des dividendes. Idéalement, les entreprises qui comportent toutes les caractéristiques que je viens de mentionner constitueraient l’ensemble de notre portefeuille. Mais la vie n’est pas si simple.

Parfois, ces entreprises de bonne qualité sont déjà bien connues sur le marché boursier, de sorte que leur évaluation est élevée; par conséquent, nous ne considérons tout simplement plus qu’elles offrent un bon rapport risque-rendement. Autrement dit, tous les risques associés à cette entreprise sont encore présents, mais le cours plus élevé des titres rend déjà compte du rendement que nous jugeons proportionnel à ce risque.

Comme nous surveillons constamment les marchés, nos positions ainsi que les sociétés concurrentes ou semblables, nous repérons parfois des titres sous-évalués dont les paramètres ne sont peut-être pas à la hauteur de nos idéaux, mais qui, lorsqu’ils seront ajoutés à notre portefeuille diversifié, pourront réellement en améliorer les rendements. Ce sont ces titres que j’appelle des « avoirs présentant des occasions ». Comme ils ne sont ajoutés au portefeuille que dans des circonstances uniques et très précises après avoir examiné chaque entreprise individuellement, il arrive que je n’en détienne que très peu. De façon générale, ils représentent rarement plus de 20 % de nos fonds.

Ashike Akbar : Ces avoirs présentant des occasions donnent essentiellement au portefeuille le coup de pouce supplémentaire qu’il lui faut pour produire des rendements plus élevés.

Bradford Cann : Oui. Ou encore ils permettent d’atténuer le risque en améliorant la diversification.

Ashike Akbar : Pouvez-vous nous parler de votre processus rigoureux d’achat et de vente de titres?

Bradford Cann : Bien sûr. Nous ne souscrivons une nouvelle position qu’après avoir effectué une recherche fondamentale approfondie et laborieuse pour déterminer si l’entreprise satisfait à bon nombre des critères dont nous avons parlé précédemment. Encore une fois, nos décisions reposent en grande partie sur l’évaluation des titres.

Habituellement, trois raisons peuvent nous pousser à vendre une position. La première, c’est que l’action a atteint notre cours cible et que nous ne voyons aucune raison de le rajuster à la hausse. La deuxième, c’est qu’un changement se produit et vient invalider notre hypothèse initiale à l’égard du titre. La troisième, c’est que l’équipe de direction de l’entreprise ne suit pas sa stratégie ou la modifie, ou qu’une nouvelle équipe de direction n’ayant pas encore fait ses preuves est établie. Étant donné que nous effectuons des recherches aussi approfondies à l’égard de nos avoirs, nous nous attendons à ce que ceux que nous ajoutons offrent un bon rendement à long terme pour le portefeuille. Cela dit, nous n’avons jamais adopté une approche consistant à choisir des placements pour ensuite les oublier. Nous effectuons constamment l’examen, la recherche et la comparaison de titres afin de maintenir notre conviction que l’ensemble diversifié de sociétés que nous possédons est la combinaison la plus optimale pour réaliser l’excellent rendement à long terme dont nous avons parlé précédemment.

Ashike Akbar : C’est très intéressant, Brad. J’aimerais maintenant savoir quelles sont les principales caractéristiques de ce mandat sur lesquelles vous aimeriez attirer notre attention.

Bradford Cann : Nous détenons uniquement des titres canadiens, et tous nos avoirs sont des actions à dividendes et l’ont toujours été. On ne peut pas en dire autant de tous les mandats de dividendes. Ainsi, pour les investisseurs canadiens, les rendements de notre mandat comportent un risque de change très faible (pour ne pas dire nul). C’est ce qui le distingue de nombreux mandats de dividendes plus vastes. Il s’agit en quelque sorte d’une façon de nous cantonner à notre champ d’expertise. Nous suivons depuis longtemps l’évolution des entreprises canadiennes et de leur équipe de direction. De ce point de vue, notre portefeuille est exactement conforme à sa description : un portefeuille concentré d’actions de sociétés à grande capitalisation de premier ordre qui, selon nous, devrait afficher un surrendement au fil du temps. Je pense que le rendement à long terme du fonds témoigne du fait que nous nous en tenons à ces caractéristiques clés et que nous mettons l’accent sur une sélection rigoureuse de titres effectuée en fonction de profondes convictions.

Ashike Akbar : Dans l’industrie, tous s’accordent pour dire que nous approchons de la fin du cycle économique. Dans ce contexte, avez-vous pris des positions défensives?

Bradford Cann : Tout d’abord, de nombreux investisseurs et analystes ont annoncé la fin du cycle à quelques reprises depuis le début de ce cycle en 2009. C’est dire à quel point il est difficile de faire des prédictions.

Cela dit, nous pensons que l’approche prudente à l’égard des actions que nous adoptons dans le cadre de ce mandat peut assurément s’inscrire dans une stratégie de placement à long terme et convient également bien aux dernières étapes du cycle, car nous n’investissons pas dans des actions d’innovation qui n’ont pas encore fait leurs preuves. On pourrait citer l’exemple de l’engouement récent pour les titres liés au cannabis ou les cryptomonnaies, sur lesquels certains investisseurs ont arrêté leur choix à la fin du cycle.

Cependant, je pense qu’il est également important de noter que, pour les investisseurs qui se demandent comment éviter d’adopter un positionnement exagérément dynamique au cours des dernières phases d’un cycle économique, un fonds de dividendes constitue un fonds d’actions prudent. Puisqu’il s’agit quand même d’un fonds d’actions, si les marchés continuent de progresser, il profitera des gains; cependant, lorsque la volatilité augmentera ou que la confiance des investisseurs à l’égard des risques s’effritera, l’avantage que représente la capitalisation des dividendes contribuera à la fois à atténuer les effets de la volatilité et à augmenter la croissance du capital au fil du temps.

Ashike Akbar : Je suis d’accord. À long terme, le fonds a fait ses preuves en se taillant une place dans le premier quartile grâce à ses excellents rendements sur des périodes de un an ainsi que sur trois, cinq et dix ans. Cela dit, y a-t-il des circonstances passagères dans lesquelles le fonds est susceptible d’afficher un sous-rendement?

Bradford Cann : Absolument. Des circonstances passagères peuvent se présenter sur le marché boursier, comme des périodes où les actions d’entreprises qui font les gros titres, qui font leur introduction en bourse ou qui sont en forte progression affichent un surrendement pendant un certain temps, mais nous effectuons très peu de placements de ce type. Ils ne cadrent pas avec notre mandat et si, pendant une certaine période, ils représentent une part suffisante des rendements du marché, il est possible que notre fonds tire de l’arrière pendant un certain temps, comme ce fut le cas au deuxième trimestre de 2018. Ces circonstances se concrétisent à l’occasion, mais elles ne durent jamais indéfiniment et, jusqu’à maintenant, elles ont représenté un prix relativement petit à payer en comparaison de l’excellent rendement rajusté en fonction du risque que nous obtenons à long terme – l’objectif que je vise lorsque je gère ce portefeuille.

Ashike Akbar : En d’autres termes, il faut se concentrer sur le long terme et ne pas tenir compte des distractions à court terme.

Bradford Cann : Exactement.

Ashike Akbar : Merci Brad pour votre temps et pour les précieux renseignements que vous nous avez transmis sur l’un des fonds qui offre les meilleurs rendements dans notre gamme de produits.

Bradford Cann : Il n’y a pas de quoi.

Ashike Akbar : Aux gens qui nous écoutent, nous espérons que vous avez aimé cette baladodiffusion et que vous connaissez maintenant beaucoup mieux ce fonds de dividendes canadiens. Ne manquez pas d’être des nôtres pour la prochaine baladodiffusion des gestionnaires de fonds. Merci.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.