Ballado : Gestion active et préservation du capital en période de volatilité boursière grâce aux fonds de répartition de l’actif

Susan Spence, vice-présidente, Groupe de solutions de portefeuille, parlera de gestion active et de préservation du capital au moyen des fonds de répartition de l’actif pendant un troisième trimestre marqué par la volatilité.

Christine : Bonjour. Je m’appelle Christine Wellenreiter, et je suis la vice-présidente, Marketing et Communications de GLC Groupe de gestion d’actifs. Vous êtes à l’écoute de la balladodiffusion de revue des marchés du GSP, une discussion trimestrielle avec le Groupe de solutions de portefeuille dans le cadre de la gestion de ses fonds de répartition de l’actif. Cette balladodiffusion, comme toutes les balladodiffusions de GLC, sont accessibles dans le site Web de GLC ainsi que sur iTunes, Google Play et Spotify. Il suffit de taper GLC Asset Management dans la fenêtre de recherche afin d’obtenir les nouveaux épisodes automatiquement dès leur sortie.

Une fois de plus, je suis ici en studio avec Susan Spence, vice-présidente du Groupe de solutions de portefeuille. Susan dirige cette division de GLC communément appelée GSP. Bonjour Susan, merci d’être de retour parmi nous.

Susan : Bonjour et merci Christine.

Christine : Je sais que le troisième trimestre de 2018 a été difficile pour les investisseurs de titres à revenu fixe et d’actions canadiennes. J’aimerais donc aborder avec vous quelques préoccupations et questions à l’esprit des investisseurs en ce moment. Vous savez, le marché américain des actions a enregistré une séquence haussière record en août et clôturé le trimestre en force, avec un excellent rendement avoisinant les six pour cent en dollars canadiens. Cela dit, si vous investissiez de ce côté-ci de la frontière au cours de la période, qu’il s’agisse d’actions ou d’obligations, vous avez eu droit à des rendements négatifs. Que se passe-t-il?

Susan : Bien, le commerce mondial représentait la préoccupation numéro un des marchés au cours du dernier trimestre et, même s’il y avait des tensions entre les États-Unis et d’autres pays, c’est véritablement au Canada que la pression se faisait le plus sentir, dans la foulée des efforts visant à ratifier une nouvelle mouture de l’ALENA.

Christine : Et un accord a finalement été conclu.

Susan : Oui, les parties sont finalement parvenues à un accord de principe, connu sous le nom d’AEUMC, mais elles n’y sont arrivées qu’aux toutes dernières heures du dernier jour du trimestre, de sorte qu’une grande incertitude a affligé les marchés pendant le plus clair de la période. De surcroît, on sentait une véritable dynamique opposant les États-Unis au reste du monde dans l’univers des placements, ce qui a vraiment pesé sur bon nombre de marchés mondiaux. Bien que les économies du monde se portent généralement bien, nous remarquons certains écarts dans les taux de croissance et les données économiques.

Christine : Nous n’assistons plus au synchronisme qui avait cours pendant quelque temps...

Susan : Exact, mais les États-Unis ont poursuivi leur progression tout au long du trimestre, aidés bien sûr des mesures de réforme fiscale et de leur effet sur les bénéfices et la croissance économique. Tout cela a contribué à y prolonger le marché haussier.

Christine : N’empêche, le commerce n’était pas le seul facteur aggravant pour les actions et les obligations canadiennes...

Susan : En effet. On a également déploré des retards dans les projets d’oléoduc, la chute des cours aurifères et ses conséquences pour le secteur des matériaux ainsi que la hausse des taux d’intérêt, source de vents contraires pour les rendements obligataires.

Christine : Donc, pour un investisseur prudent qui détient surtout des titres à revenu fixe et des actions canadiennes, pas moyen de se mettre à l’abri dans un tel contexte.

Susan : Vous avez raison, le trimestre s’est avéré pénible pour les investisseurs canadiens. Contrairement à certains portefeuilles prudents qui se composent presque exclusivement de titres à revenu fixe canadiens avec, parfois, une petite part d’actions canadiennes, les fonds de répartition de l’actif prudents du GSP ont une plus grande diversification qui va au-delà des marchés canadiens des obligations et des actions. Dans de telles circonstances, voilà qui fait toute la différence, sous forme de valeur ajoutée, pour les investisseurs. Nos fonds comportent également une pondération en actions étrangères et une part d’obligations étrangères, et nous souscrivons des placements hypothécaires et des placements immobiliers directs lorsque nous le pouvons.

Christine : Cela a-t-il aidé?

Susan : Le fait d’avoir une telle diversification a permis d’atténuer l’effet des rendements négatifs au troisième trimestre; nous avons aussi récolté certains avantages découlant de notre gestion active, surtout dans nos fonds plus prudents, tant au niveau du fonds sous-jacent que dans l’élaboration même du portefeuille.

Christine : Pouvez-vous m’en dire davantage?

Susan : Oui. Les pondérations en actions étrangères ont certainement aidé les rendements sur une base absolue; en revanche, celles en obligations étrangères ont eu une incidence négative sur les résultats, surtout compte tenu de l’exposition aux devises à l’intérieur de nos fonds. Autre point fort : la tendance à une duration plus courte des avoirs hypothécaires a permis d’atténuer les risques dans le volet des titres à revenu fixe dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, tandis que les avoirs en titres immobiliers ont continué d’offrir des rendements positifs constants.

Christine : Et qu’en est-il de la caractéristique de gestion active? A-t-elle été une source de plus-value pour les fonds prudents?

Susan : Les deux volets où les avantages de la gestion active étaient particulièrement manifestes sont du côté des titres à revenu fixe et des actions canadiennes. Pour les titres à revenu fixe, les gestionnaires des fonds sous-jacents ont procuré de la valeur ajoutée au portefeuille. Même chose pour notre duration courte dans l’ensemble et notre surpondération en titres de créance, dont certains avoirs à rendement élevé triés sur le volet, par rapport à la composante de titres à revenu fixe de l’indice de référence élargi.

Christine : Voilà où votre approche descendante a vraiment fait ses preuves, n’est-ce pas?

Susan : Vous avez tout à fait raison – ce sont les éléments de la gestion active que nous intégrons à titre de gestionnaire du fonds de premier niveau. Puis, du côté des actions canadiennes, la plupart des gestionnaires de fonds sous-jacents ont fait un travail remarquable en décrochant un rendement supérieur à celui de l’indice composé S&P/TSX grâce à une gestion active aux termes de leurs mandats respectifs. D’ailleurs, la plupart des gestionnaires de fonds d’actions canadiennes ont obtenu des rendements positifs absolus.

Christine : D’accord, alors cela veut-il dire que, dans l’ensemble, vos fonds de répartition de l’actif prudents ont engrangé des rendements bruts positifs au cours du trimestre?

Susan : Non. Nous n’avons pas pu éviter les rendements négatifs dans la partie la plus prudente de l’échelle des risques, mais sur la base du rendement brut, la plupart de nos fonds prudents ont tout de même surpassé leurs indices de référence.

Christine : Donc ce que vous dites, c’est que les fonds se sont déplacés de manière directionnelle avec le marché, mais ils ont réussi à, comment dire, préserver une plus grande part de capital comparativement à l’indice de référence ou encore à la version passive du fonds indiciel négociable en bourse.

Susan : C’est ça – sur la base du rendement brut, en comparant des pommes avec des pommes, nous avons mieux fait que l’indice de référence pour la plupart de nos fonds prudents, et également pour la plupart de nos fonds modérés et équilibrés.

Christine : Lorsque vous élaborez les portefeuilles, vous insistez davantage sur la préservation du capital dans la partie prudente de l’échelle des risques, n’est-ce pas?

Susan : Oui.

Christine : Pourquoi?

Susan : En fait, nous savons que les investisseurs prudents misent particulièrement sur la préservation du capital; notre approche cadre donc avec leurs priorités.

Et, bien que les gens n’aiment jamais essuyer un rendement négatif, surtout dans la partie prudente de l’échelle, cette protection contre les replis par rapport aux marchés élargis lorsque les vents contraires se lèvent, obtenue grâce à une gestion active et à une élaboration de portefeuille stratégique, est tout aussi importante que la capacité de saisir des gains lorsque les marchés vont bien, dans une optique d’atteinte des objectifs financiers. Voyons cela d’une autre manière : la préservation du capital (le fait de conserver une plus grande part de votre actif) est ce qui vous permet d’être en meilleure posture lorsque les marchés sont mûrs pour faire croître votre actif.

Christine : Comment le vérifier? Quels sont les résultats à long terme pour ces fonds, surtout dans la partie prudente de l’échelle?

Susan : Quand nous regardons les chiffres à long terme, en particulier les rendements bruts sur dix ans à la fin du troisième trimestre, la vaste majorité de nos fonds à risque cible ont mieux fait que leurs indices respectifs, et plus intéressant encore, ils l’ont fait moyennant un niveau de risque moindre (mesuré selon l’écart type). Les seules exceptions se trouvent à l’extrémité du profil énergique de la gamme de fonds communs de placement Folio. Cependant, sur toute la partie prudente de l’échelle des risques, c’est ce que nous avons pu observer.

Christine : Bien. Alors nous avons abondamment parlé de la partie prudente de l’échelle des risques, parce que c’est ce qui retire l’attention de nombre d’investisseurs, mais pouvez-vous rapidement nous dire comment les autres fonds de répartition de l’actif se sont comportés au cours du trimestre?

Susan : Bon, dans la partie énergique de l’échelle, où les pondérations en actions étrangères sont plus grandes et où la pondération en titres à revenu fixe est petite ou nulle, il n’a pas été surprenant de constater que les rendements bruts absolus étaient supérieurs à ceux dans la partie prudente, je les qualifierais même de résolument positifs. Cela dit, comparativement à l’indice de référence, même si les fonds plus énergiques tiraient également profit de quelques-uns des catalyseurs positifs énumérés plus tôt, certains éléments de positionnement à plus long terme dans les volets d’actions étrangères ont plombé les résultats. Je pense notamment à nos participations stratégiques dans des actions de sociétés à petite capitalisation et de marchés émergents, lesquelles ont nui aux résultats en comparaison de l’indice élargi des actions des marchés développés. L’exposition du portefeuille aux ressources à l’intérieur du volet d’actions canadiennes a constitué un autre important facteur défavorable aux résultats pour les fonds plus énergiques. Par conséquent, les fonds dans la partie plus énergique de l’échelle des risques ont moins bien fait que leurs indices de référence respectifs, même si, encore une fois, ils ont affiché les meilleurs rendements absolus.

Christine : Essentiellement tout le contraire de ce que vous avez pu observer dans la partie prudente de l’échelle...

Susan : Exactement!

Christine : J’aimerais vous poser une question dans un autre ordre d’idées, mais encore une fois, il s’agit d’un sujet qui, semble-t-il, préoccupe les conseillers (ainsi que certains investisseurs), et je crois qu’il serait bon que vous nous en parliez un peu. En ce qui a trait à l’élaboration de vos portefeuilles, vous avez beaucoup de fonds sous-jacents dans chaque portefeuille. Pourquoi?

Susan : Vous avez raison Christine, certains conseillers semblent entretenir l’idée d’un nombre idéal de fonds sous-jacents qui devraient figurer à l’intérieur des fonds de répartition de l’actif, et ce nombre est généralement faible. Toutefois, selon nous, le nombre de fonds sous-jacents n’a aucune importance.

Christine : Comment ça?

Susan : Cela revient à la manière dont nous élaborons nos portefeuilles. Ultimement, nous voulons des portefeuilles bien diversifiés selon toute une gamme de mesures et dotés de bons rapports entre les facteurs. Nous souhaitons avoir des leviers efficaces à l’intérieur des fonds pour nous permettre d’appliquer nos perspectives prévisionnelles stratégiques et de gérer activement les portefeuilles au fil du temps.

Christine : La question n’est donc pas d’avoir un nombre de fonds sous-jacents en particulier, mais plutôt de choisir chaque fonds sous-jacent en fonction de ce qu’il peut contribuer au portefeuille dans l’ensemble?

Susan : C’est ça. Il faut plutôt regarder la corrélation entre les fonds, la distinction des avoirs entre eux à l’intérieur des fonds sous-jacents et la manière dont, une fois combinés, ils permettent d’accentuer les caractéristiques de portefeuille que nous recherchons. Nous employons le terme « blocs de construction » lorsque nous parlons de l’élaboration de portefeuilles, et nous nous efforçons d’utiliser les bons blocs tout en veillant à ce que les fonds sous-jacents jouent avec constance leur rôle à l’intérieur du portefeuille. Le nombre de fonds sous-jacents utilisés est une simple résultante de notre processus d’élaboration de portefeuilles; il ne s’agit pas d’un objectif fixé au départ.

Christine : Et j’imagine que nous avons vu à l’œuvre des éléments de cette approche de l’élaboration de portefeuilles au cours du trimestre.

Susan : Oui, je crois que nous pouvons faire le lien avec les principaux catalyseurs de rendement mentionnés plus tôt. Ils ont effectivement mis en lumière les différents blocs de construction employés dans les portefeuilles. Puis, en repensant au troisième trimestre, il est également possible de reconnaître la valeur de la diversification dans nos fonds de répartition de l’actif.

Christine : Et si nous portons notre regard sur l’avenir? Nous entendons sans cesse que nous sommes aux derniers stades du cycle du marché et que la volatilité augmente progressivement. Alors dites-nous : comment ces fonds de répartition de l’actif que vous gérez permettent-ils aux investisseurs de rester sur la bonne voie?

Susan : Dans un tel contexte, c’est justement là que les fonds de répartition de l’actif sont à même d’aider les investisseurs à cheminer sans embuches.

Christine : Susan, nous arrivons à la fin de 2018. La prochaine fois que nous nous reparlerons, nous serons en 2019. Au plaisir de rediscuter avec vous dans la nouvelle année!

Susan Spence : Merci bien, Christine. Nous aurons l’occasion de refaire le point en 2019!

© GLC, 2018. Vous ne pouvez ni reproduire, ni distribuer, ni utiliser autrement toute partie du présent article sans l’autorisation écrite préalable de GLC Groupe de gestion d’actifs Ltée.

Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.