Huit raisons pour aimer les actions Canadiennes

Huit raisons pour aimer les actions Canadiennes

Les rendements boursiers canadiens cumulatifs pour l’année, d’à peine un peu plus de 2 %, sont peu reluisants et inférieurs à ceux des
marchés émergents et des autres marchés développés. Par contre, les conditions des marchés et la conjoncture économique changent
constamment. Ainsi, lorsque nous cherchons à déterminer d’où pourraient provenir les gains futurs, les actions canadiennes nous paraissent intéressantes.

À noter : Toutes les données datent du 29 septembre, sauf indication contraire.

1. Depuis janvier 2016, les actions du Canada surclassent celles des États-Unis et de l’Europe.

Il est vrai que l’indice composé S&P/TSX a été surclassé par ses homologues mondiaux récemment, mais seulement depuis le 21 février 2017. Le marché canadien a fait considérablement mieux que les autres pendant toute l’année 2016, et ce n’est que récemment que la vapeur s’est renversée . Depuis janvier 2016, le marché canadien est en hausse de 20 % (cours seulement) en dollars canadiens.

Les actions du Canada se placent ainsi en tête des marchés développés pour ce qui est du rendement, bien au-dessus des marchés des É.-U. et de l’EAEO, et derrière les marchés émergents seulement.En d’autres mots, vous devez vous méfier du biais de récence .

2. Investir au Canada rapporte des dividendes.

Les taux de dividende des actions canadiennes sont plus intéressants que ceux des actions américaines. Le ratio dividende/cours de l’indice composé S&P/TSX est de 2,8 %, ce qui est 40 % plus élevé que le ratio dividende/cours de 2 % du S&P 500. Non seulement les dividendes viennent-ils accroître les rendements et amortir l’effet des replis des marchés, mais ils sont également fiscalement avantageux pour les titulaires de comptes non enregistrés.

3. Les évaluations des actions canadiennes laissent encore de la place à des hausses.

Les actions canadiennes ont des cours raisonnables, et leurs évaluations sont attrayantes par rapport à celles des actions américaines. Les ratios cours/bénéfice prévisionnel et actuel sur 12 mois de l’indice composé S&P/TSX sont bien en deçà de ceux de l’indice S&P 500. En fait, l’écart est pratiquement le plus important depuis la crise financière (et exception faite de celle-ci, il correspond aux niveaux des écarts les plus importants des 15 dernières années). Si on part de ces niveaux et qu’on utilise le rendement prévisionnel sur 12 mois, les modèles indiquent que le marché   américain est évalué à sa pleine valeur, alors que le marché canadien montre un potentiel de hausse supérieur.

4. Les tendances économiques récentes n’ont pas favorisé les actions canadiennes, mais les tendances changent.

L’économie américaine n’a pas connu une croissance aussi importante que prévu, et l’inflation a tardé plus que l’on s’y attendait à réagir au resserrement des marchés du travail et à la hausse de la demande mondiale. Par conséquent, ce sont la faible volatilité et la croissance à long terme qui ont généralement donné les meilleurs résultats. Les secteurs qui en ont le plus bénéficié sont les technologies de l’information et la santé. Ces deux secteurs ont en effet affiché un rendement exceptionnel au cours des trois dernières années. Malheureusement, ces deux secteurs combinés ne représentent que 4 % de l’indice composé S&P/TSX.

Par comparaison, la pondération de ces secteurs est de près de 40 % au sein de l’indice S&P 500, ce qui explique en grande partie le
sous-rendement du marché canadien. Cependant, les conditions économiques sont en mutation, et aucune tendance n’est appelée à perdurer. De même, la similarité des positions pourrait devenir néfaste quand le vent tournera.Bref, on sait que les tendances évoluent et s’inversent, mais il reste à savoir à quel moment.

5. Les actions canadiennes ont eu de bons résultats pendant les périodes de croissance économique mondiale et de hausse des taux d’intérêt, comme celle que nous connaissons maintenant.

Les pondérations sectorielles de l’indice composé S&P/TSX sont fortement axées sur les secteurs à croissance cyclique et tendent à donner de bons résultats pendant les périodes d’expansion économique mondiale, quand les taux d’intérêt et les prix des marchandises sont à la hausse. L’indice composé S&P/TSX a une exposition à l’augmentation des taux d’intérêt et de la demande des marchandises 20 % supérieure à celle de tout autre marché développé. De plus, à 34 %, la finance est le principal secteur de cet indice, et les banques et assureurs bénéficient généralement des hausses de taux d’intérêt. Le recul tout récemment constaté dans les résultats du marché boursier canadien ne concorde pas avec cette tendance, et nous nous attendons à un retour à l’habituelle réaction positive de ce marché à la croissance économique mondiale et à la hausse des taux d’intérêt.

6.  Les actions canadiennes ont une marge de manœuvre pour rejoindre les autres marchés boursiers corrélés avec la croissance mondiale.

Dans le passé, l’indice composé S&P/TSX a affiché une forte corrélation avec les actions des marchés émergents, qui ont également tendance à réagir positivement à une croissance mondiale vigoureuse. Récemment, la relation entre ces éléments a été brisée. Depuis le printemps 2017, un écart de plus de 12 % s’est creusé
entre les marchés boursiers émergents et les actions canadiennes quant à la façon dont ils se comportent dans le contexte de la croissance économique mondiale. De telles divergences ne durent généralement pas éternellement, et nous nous attendons à ce que le Canada rattrape du terrain et  réduise l’écart.

7. Les banques canadiennes demeurent d’attrayantes occasions de placement.

Le sous-indice bancaire du S&P/TSX a enregistré une correction de 8 % entre février et septembre et son rendement cumulatif pour l’année demeure de 5 % inférieur à celui des indices américains équivalents. Les évaluations (c.-à-d. les ratios cours/bénéfice et cours/valeur comptable) sont raisonnables et avoisinent leur moyenne sur dix ans. Par comparaison avec leurs pendants américains, les banques canadiennes ont des ratios cours/bénéfice moindres, un rendement des capitaux propres supérieur et un ratio dividende/cours presque deux fois plus élevé.

Les inquiétudes récentes quant à la santé financière des banques canadiennes sont en train de se calmer. Les craintes suscitées par Home Capital en milieu d’année semblent derrière nous, et le marché immobilier en surchauffe (autre préoccupation pour les investisseurs bancaires canadiens) montre les premiers signes d’un rééquilibrage dans ses marchés les plus surévalués de Vancouver et de Toronto.

De plus , les banques canadiennes ont affiché de solides bénéfices au dernier trimestre, et la hausse des rendements obligataires nord-américains a stimulé l’indice bancaire. Bref, nous sommes optimistes à l’égard des banques canadiennes.

8. Les données fondamentales des marchés du pétrole recommencent à avantager le Canada.

Selon nous, les importantes augmentations de l’offre de pétrole des É.-U. (qui plombent ses prix) sont déjà intégrées au prix de l’or noir. De nombreux facteurs paraissent favoriser la stabilisation et la hausse des prix du pétrole :

  • Les estimations de la demande mondiale de pétrole sont en hausse, ce qui concorde avec l’accélération de la croissance mondiale.
  • Les stocks mondiaux de pétrole brut déclinent.
  • La production américaine de pétrole est revenue à des sommets antérieurs.
  • Le taux de variation de la productivité des plateformes pétrolières est devenu négatif, ce qui indique que les plateformes les plus productives sont de nouveau utilisées.
  • L’OPEP a haussé ses quotas de production une fois et trouve probablement que ce choix est fructueux (bien que pénible).
  • Il serait tout à son avantage d’augmenter encore les quotas, surtout compte tenu du fait que l’Arabie saoudite envisage d’introduire en bourse l’imposante société d’État Saudi Aramco.
  • Les producteurs pétroliers canadiens ont allégé leurs organisations après la chute des prix du pétrole.

Malgré tous ces facteurs, la confiance envers le secteur de l’énergie est encore mitigée. Selon nous, les résultats émanant de ce secteur n’auront pas à être considérablement élevés pour surprendre agréablement les marchés.

Facteurs favorisant les marchandises   

Nous entrevoyons une hausse de la demande pour les marchandises en raison de la synchronisation de la croissance économique mondiale. Les mesures prévisionnelles de l’activité économique mondiale, comme les données des sondages PMI et d’autres sondages sur la confiance des consommateurs et des entreprises, envoient toutes le signal d’une croissance à venir. Mentionnons que, pour la première fois depuis 2007, aucun des 35 pays de l’OCDE n’est en récession et qu’environ les deux tiers d’entre eux devraient voir leur croissance s’accélérer.

Il ne s’est pas produit de croissance mondiale synchronisée de ce genre depuis 2007, et les occurrences précédentes remontaient au début des années 1970 et à la fin des années 1980. Dans tous les cas, elles ont donné lieu à un excellent rendement pour le marché boursier canadien. En plus du pétrole, de nombreuses autres marchandises ont repris de la vigueur. L’indice équipondéré des opérations sur marchandises Thomson Reuters/CRB est en hausse de 5 % depuis son creux de 2017.

Conclusion

Les résultats peu reluisants des actions canadiennes ont mis la patience des investisseurs à rude épreuve. Par contre, lorsque nous cherchons à savoir d’où les gains proviendront dans l’avenir, nous constatons que ces actions sont bien positionnées pour la croissance. Si, comme investisseur, vous aimez acheter des titres qui ont vu leur cours baisser pour rééquilibrer votre portefeuille, nous croyons que vous devriez envisager les actions canadiennes. Elles ont fait l’objet d’une correction de 6,1 % entre février et la fin août. Le rendement de près de 3 % affiché en septembre par l’indice composé S&P/TSX corrobore notre opinion et reflète un changement positif d’attitude envers les actions canadiennes.

Nous encourageons surtout les investisseurs à éviter de se baser sur le rendement passé. Comme les prix des avoirs ont fluctué, la composition des portefeuilles équilibrés pourrait devoir être revue, pour que ces derniers ne s’éloignent pas de leur position de base et que des titres ayant enregistré un sous-rendement   y soient ajoutés ou réintégrés.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.