Les actions mondiales ont atteint leur rythme de croisière au milieu de l’année 2017

Les actions mondiales ont atteint leur rythme de croisière au milieu de l’année 2017

Brent Joyce, chef des stratégies de placement Andrew O’Brien, directeur, Stratégies de placement

Nous voici dans les dernières phases du cycle économique – nous avons surmonté les difficultés liées à la croissance durant la reprise économique et traversé le ralentissement survenu au milieu du cycle, mais nous n’avons pas encore franchi la ligne d’arrivée.

Nous avons constaté une accélération de la croissance économique, une confiance renouvelée de la part des consommateurs et des entreprises, la création d’emplois et une hausse (quoique modeste) des salaires.

Ces conditions favorables contribuent à créer un cercle vertueux qui alimente la croissance des bénéfices tout en soutenant la santé financière et l’expansion des entreprises par une croissance interne ou des fusions et acquisitions. L’inflation est sortie du creux et a rebondi. La croissance du PIB mondial en dollars constants suit une tendance à la hausse et bénéficie d’une importante contribution régionale. La combinaison de ces facteurs donne lieu à une croissance économique nominale beaucoup plus forte et capable de faire progresser davantage les bénéfices et les rendements.

Lorsque nous repensons à la situation difficile qui a sévi de 2014 à 2016, années marquées par un ralentissement économique, une correction du cours des marchandises et des rajustements monétaires importants, force est de constater que nous sommes parvenus au point que nous espérions atteindre.

Pour consulter le rapport complet sur les perspectives, avec la totalité de ses sections, tableaux et diagrammes, veuillez ouvrir les fichiers PDF paraissant à la fin de cet article.

Éléments clés à retenir pour la période débutant en milieu d’année 2017

Nous nous attendons à une croissance économique mondiale synchronisée, bien que modérée. Nous n’approchons pas encore de la fin du cycle d’expansion de l’économie et rien n’indique que nous entrerons en récession au cours des 18 prochains mois.

À ce stade-ci du cycle, nous continuons à préférer les actions aux obligations, et choisissons les obligations de sociétés de catégorie investissement et les obligations à rendement élevé de préférence aux obligations souveraines.

Actions

Les actions ont commencé à progresser après une période prolongée de mouvements latéraux. Nous estimons que la plupart des marchés boursiers sont en mesure d’enregistrer des gains. Il existe toutefois un écart quant au rendement relatif, lequel est principalement attribuable aux niveaux actuels des évaluations.

Actions canadiennes

Nous sommes optimistes en ce qui a trait aux actions canadiennes, et nous prévoyons qu'elles généreront un rendement total de 8 % au cours des 12 prochains mois, soit 5 % provenant de l'appréciation des titres et 3 % provenant des dividendes.  

Les entreprises canadiennes profitent d’une solide croissance des bénéfices et les investisseurs tirent parti d’évaluations attrayantes.

Nous nous attendons à des résultats stables pour le secteur financier, et à ce que les secteurs de l’énergie et des matériaux profitent de la conjoncture pour cesser d’être à la traîne de l’indice composé S&P/TSX et amorcer une légère remontée.

Toutefois, les évaluations élevées des titres des secteurs de l’industrie, des biens de consommation de base et des télécommunications pourraient faire obstacle au marché canadien.

Actions américaines

Nos perspectives pour les actions américaines présentent un rendement lié au cours neutre ainsi qu’un rendement total de 2 %, en fonction du rendement de l'action.  

Compte tenu des estimations du bénéfice par action (BPA) actuelles et du recours à des hypothèses raisonnables quant aux évaluations, nous estimons que les actions américaines sont correctement évaluées et les résultats de nos analyses montrent peu de raisons de s’attendre à une progression des cours d’ici la fin de l’année.

Nous ne croyons pas qu’il y aura une baisse marquée du marché boursier, mais nous sommes d’avis que les évaluations élevées qui prévalent actuellement font obstacle à l’atteinte de rendements solides.  

Bien que nous soyons particulièrement prudents dans nos prévisions pour les actions américaines, nous croyons que les risques pris en compte dans nos perspectives à l’égard du marché américain ne sont pas unilatéraux. Nous reconnaissons que des catalyseurs positifs peuvent entraîner un rendement de 3 % à 8 % supérieur à nos prévisions actuelles, d’où notre recommandation d’une légère sous-pondération en actions américaines.

Actions internationales

Nous sommes d’avis que les marchés boursiers à l’extérieur des États-Unis offrent certaines des meilleures possibilités de rendement. Les économies de ces régions montrent des améliorations et le rythme de celles-ci a surpris la plupart des prévisionnistes.

Nous privilégions en premier lieu le marché européen, suivi des marchés émergents, et de ce fait recommandons une surpondération dans ces deux marchés.

Les actions européennes présentent des perspectives de croissance du BPA plus importantes et un rendement de l'action supérieur.

Les marchés émergents peuvent bénéficier à la fois d’une appréciation des cours boursiers et d’une éventuelle remontée de leur devise.

Titres à revenu fixe

Les investisseurs du marché des titres à revenu fixe évoluent dans un marché latéral. Nous nous attendons à ce que les rendements augmentent tranquillement (qu'ils se normalisent).

L’aversion pour le risque, un contexte de stabilité de l’inflation et une légère croissance du PIB en Amérique du Nord ont donné lieu à des résultats supérieurs aux attentes pour les détenteurs de titres à revenu fixe à ce jour pour 2017. Nous croyons toutefois qu’il s’agit d’un répit temporaire et nous attendons à ce que le rajustement vers des taux normalisés s’étende sur plusieurs années. Dans ces conditions, nous continuons de constater des obstacles pour les investisseurs en titres à revenu fixe.

Les investisseurs qui adoptent une approche bien diversifiée intégrant des obligations de sociétés de catégorie investissement et des obligations à rendement élevé peuvent s’attendre à des rendements de 1 % à 2 % pour les 12 prochains mois.

Le rôle des titres à revenu fixe dans l’élaboration d’un portefeuille, lesquels tiennent lieu d’outil de réduction des risques, n’est pas affaibli par ces prévisions. Ni les rendements ni les actions n’évolueront en ligne droite. Toutefois, les titres à revenu fixe de premier ordre peuvent atténuer les épisodes de baisse des marchés boursiers, peu importe la tendance sous-jacente ou le niveau absolu des rendements.

Pétrole

Nous prévoyons que les prix du pétrole WTI se situeront dans une fourchette de 45 $ US à 55 $ US, avec un prix moyen de 52 $ US pour les 12 prochains mois.

Devises

À moins d’un changement majeur dans la politique commerciale, nous ne prévoyons pas de raffermissement important du dollar américain dans la prochaine année.

Il est peu probable que le dollar canadien s’éloigne de la fourchette de 0,72 $ US à 0,77 $ US, et nous prévoyons un taux de change moyen de 0,75 $ au cours des 12 prochains mois.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.