Sous la loupe de GLC – Les menaces de guerre commerciale n’ont pas à plomber votre portefeuille

Deux gants de boxe au bout de deux bras composés de conteneurs s’entrechoquant.

Le gouvernement américain continue d’augmenter la pression sur les échanges commerciaux. Vous vous demandez sans doute, avec raison, ce que cela signifie pour l’économie, les marchés et votre portefeuille de placements.

L’incertitude au sujet des échanges commerciaux n’étant qu’un des risques que nous observons en cette fin de cycle économique, les investisseurs devraient selon nous tendre vers une position de portefeuille neutre, concordant avec leur tolérance au risque et horizon de placement propres. Cela serait particulièrement salutaire pour le cas où les politiques commerciales menaceraient de mettre fin au cycle haussier actuel. 

Incidence sur l’économie vs les actions

Pour l’instant, les résultats auxquels donneront effectivement lieu les déclarations tenues sur les échanges commerciaux ne sont que pure spéculation. Par contre, les marchés n’aiment pas l’incertitude, et des épisodes de volatilité « commerciale » à court terme commencent à se manifester.

Malgré les craintes à très court terme relativement aux tarifs et au retrait d’ententes commerciales comme l’ALENA, il faut faire preuve de nuance et en distinguer l’incidence sur l’économie canadienne de celle sur les actions canadiennes.

Des mesures commerciales négatives ont des conséquences indirectes sur la croissance économique, mais elles pourraient avoir des répercussions moindres pour les valeurs des actions. Par exemple, les tarifs sur l’acier et l’aluminium nuiront à l’économie. Néanmoins, ils auront à eux seuls un effet direct peu important sur le marché boursier canadien, puisque l’indice composé S&P/TSX a une exposition directe très faible à ces deux industries. De même, certaines des sociétés ayant eu les plus grands apports positifs aux gains de l’indice canadien cette année (un groupe diversifié comprenant Suncor, TD Bank, Shopify, Bombardier, Magna, Waste Connections et les sociétés de chemins de fer) ont des liens ou activités considérables aux États-Unis. Les emplois et investissements de ces sociétés continueront d’être bien accueillis au sud de la frontière, tandis que leurs activités en sol américain auront des retombées pour les actionnaires canadiens.

Le saviez-vous? Nous estimons que les 2/3 des gains de l’indice composé S&P/TSX proviennent de l’extérieur du Canada, la part du lion revenant aux États-Unis.

Tout de même, les menaces de tarifs et la rhétorique à ce sujet altèrent les décisions d’affaires en raison de l’incertitude qu’elles causent et en viennent à miner la confiance des entreprises. Cela peut ensuite donner lieu à un ralentissement des dépenses des sociétés, lesquelles sont un élément essentiel à la poursuite de l’expansion économique actuelle.

 

Le manque de confiance des entreprises a déjà fait mal au dollar canadien. Récemment, le huard atteignait son cours le plus bas en un an. Or une monnaie faible est néfaste pour certaines sociétés et certains secteurs. Par contre, pour les nombreuses entreprises qui tirent un important chiffre d’affaires de leurs activités à l’étranger, un huard maussade est synonyme de revenus supérieurs et, toutes autres choses étant égales, de croissance accrue des bénéfices.

Actuellement, l’incertitude demeure quant à ce qui se produira. Pour l’heure, la perspective d’une guerre commerciale repose largement sur les spéculations et manœuvres politiques.

Le saviez-vous? Les manchettes récentes sur les échanges commerciaux font surtout état des situations extrêmes pouvant se produire, que peu d’experts considèrent probables. Il n’a pas encore été démontré que ces scénarios s’appuient sur des prévisions solides.

Nous reconnaissons que l’inquiétude entourant les échanges commerciaux cause de l’incertitude sur les marchés. Par contre, nous formulons comme scénario de base que le côté réfléchi des investisseurs continuera de l’emporter et que les tensions commerciales demeureront gérables. Cela dit, nous tenons compte de l’approche suivie par le président Trump et son administration en vue de réduire le déficit commercial des États-Unis et de sembler protéger les emplois américains. Dès lors, la possibilité d’une guerre commerciale ou de l’accroissement du protectionnisme ne peut pas être entièrement écartée. Si des changements considérables sont apportés aux ententes commerciales en place, il y aura des gagnants et des perdants. Dans l’ensemble, le résultat net serait un ralentissement de la croissance économique, ce qui nuirait du coup aux actions et profiterait aux valeurs refuges à revenu fixe.

 

Positionnement du portefeuille

Il demeure crucial d’équilibrer stratégiquement les avoirs en actions et ceux en titres à revenu fixe concordant avec les objectifs de placement à long terme, alors qu’il serait prudent de prendre un certain recul tactique des éléments plus risqués du portefeuille à ce stade-ci du cycle du marché.


Selon nous, la gestion active de portefeuille s’illustre pendant les périodes d’incertitude accrue. Les gestionnaires de portefeuille de GLC évaluent continuellement les risques et gains potentiels de leurs marchés respectifs, en cherchant à tirer profit de la volatilité des marchés quand il est opportun de le faire et à éviter les risques excessifs. Chez GLC, nous avons consacré les derniers mois à atténuer le risque de la composition de l’actif de nos portefeuilles équilibrés, particulièrement en réduisant notre exposition à des titres à risque supérieur, les actions des marchés émergents et les obligations à rendement élevé. De même, la gamme de fonds de répartition de l’actif gérés par le Groupe de solutions de portefeuille de GLC a été ramenée à une position plus neutre tant dans le volet en actions que dans celui à revenu fixe. Ces fonds fortement sophistiqués à la gestion active constituent des solutions conçues pour être personnalisées en fonction d’une tolérance au risque, de besoins de placement et d’un horizon temporel donnés.

En résumé:   Nous sommes déjà à la fin du cycle économique, et les diverses mesures commerciales représentent un risque de plus dont tenir compte. Le moment est donc mal choisi pour se montrer trop audacieux et adopter un positionnement énergique, adapté à un cycle en croissance.

■       Passez à une position de portefeuille neutre (concordance du risque et de l’horizon temporel)

■       Diversifiez stratégiquement vos actifs (tant dans le volet en actions que dans celui à revenu fixe)

■       Conservez votre perspective à long terme

Nous croyons qu’il s’agit là de mesures clés à prendre pour composer avec cette fin de cycle économique et mieux protéger votre portefeuille contre la volatilité découlant d’une guerre commerciale.

Perspectives des marchés financiers de GLC

Pour prendre connaissance des prévisions de GLC sur les marchés et en savoir plus au sujet des facteurs qui influeront selon nous sur les marchés des capitaux pendant le reste de l’année, veuillez lire les perspectives des marchés financiers du premier semestre de 2018 de GLC Opens in a new website, accessibles dans notre site Web.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.