La Grande interruption - Pourquoi cette récession est comparable à nulle autre

Perspectives des marchés financiers de mi-année 2020 de GLC :

 

Nous appelons la situation mondiale actuelle la « Grande interruption ». De nombreux parallèles sont faits entre la crise actuelle et la Grande dépression des années 1930 ainsi que la Grande récession ou Crise financière mondiale des années 2008/2009. Certaines données économiques tracent en effet un portrait dévastateur qui nous amène à revenir sur ces périodes pour tenter de faire des comparaisons. Or, nous ne considérons pas que ces comparaisons sont pertinentes.

Les données sur l’emploi en Amérique du Nord

Le marché de l’emploi au Canada a connu une baisse considérable de 1 994 000 emplois au cours du 1er trimestre en raison de l’épidémie de coronavirus, avant d’enregistrer un gain de 290 000 emplois en mai 2020. Aux États-Unis, les emplois non agricoles ont suivi la même tendance avec une baisse de 20 687 000 emplois en avril, suivi d’une hausse de 2 509 000 emplois en mai 2020. Le marché de l’emploi au Canada a connu une baisse considérable de 1 994 000 emplois au cours du 1er trimestre en raison de l’épidémie de coronavirus, avant d’enregistrer un gain de 290 000 emplois en mai 2020. Aux États-Unis, les emplois non agricoles ont suivi la même tendance avec une baisse de 20 687 000 emplois en avril, suivi d’une hausse de 2 509 000 emplois en mai 2020.

Pourquoi ne parlons-nous pas d’une dépression? Le monde n’est plus le même aujourd’hui. La place qu’occupe le secteur des services par rapport à celle des industries de l’agriculture et de la fabrication a changé du tout au tout. Toutefois, la plus grande différence réside dans l’infrastructure technologique que nous avons mise en place au cours des dernières décennies dans le domaine de « l’internet des objets ». Créée à l’origine pour des raisons de rapidité et de commodité, la technologie nous offre aujourd’hui des possibilités de transactions de commerce électronique et de télétravail sans précédent et instantanées. Mais notre tissu social est également très différent et amélioré. Nos institutions sociétales (des soins de santé, de la biotechnologie et des communications aux initiatives des banques centrales) et les programmes de soutien gouvernementaux (anciens et nouveaux, comme l’assurance chômage, l’aide sociale, la santé publique et les programmes de dépenses publiques nouvellement lancés) sont tous entièrement différents et améliorés, et ce, grâce à des décennies d’essais et erreurs et d’apprentissage continu - et bon nombre ont été mis à l’épreuve au cours de la Grande crise financière.  

En quoi la « Grande interruption » diffère-t-elle de la Grande crise économique ou d’une récession typique? Dans le présent cas, ce n’est pas l’économie qui a déclenché le ralentissement. La perturbation économique provient d’une source externe (malgré la pression sur l’économie, notamment en matière de dette, et nous devons demeurer prudents à cet égard) - et non interne, situation que nous n’avons jamais connue auparavant. Mais ce qui distingue particulièrement la période actuelle, c’est que l’épicentre de la crise économique se trouve en grande partie dans le secteur des services de l’économie. Historiquement, le secteur des services a été beaucoup moins cyclique et plus stable, fournissant une marge de manœuvre lors des récessions précédentes. 

Les données sur le chômage confirment bien que nous ne vivons pas une récession typique : elles sont sans précédent. En mars, les pertes d’emploi ont touché plus d’un million de travailleurs canadiens, alors que les chiffres sont habituellement de l’ordre de dizaines de milliers. Mais ces pertes d’emploi témoignent d’un phénomène différent - le nom de bon nombre de ces travailleurs figure toujours sur leur casier ou leur bureau et tous devraient bénéficier d’une forme quelconque de soutien au revenu. Les données négatives sans précédent en matière de pertes d’emploi ont, tour à tour, donner lieu à des chiffres positifs tout aussi hors-norme. L’ampleur et la vitesse de la remontée ne seront pas les mêmes (il faudra plus de temps pour relancer l’économie en toute sécurité qu’il en a fallu pour la paralyser), mais il n’en demeure pas moins que les données sont très positives.

Perspectives des marchés financiers de mi-année 2020 de GLC :

 

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