Baladodiffusion : Perspectives des marchés de 2019 et revue de l’année 2018

Pendant cette baladodiffusion, Chris Lane s’entretient avec Brent Joyce pour revenir sur le comportement des marchés en 2018 et les éléments à prendre en compte en 2019.

Bonjour, ici Chris Lane, vice-président, Développement des affaires au Groupe de gestion d’actifs GLC. Pour cette baladodiffusion, j’appellerai de Vancouver Brent Joyce, chef des stratégies de placement de GLC, lui-même à Toronto.

 

·        Je désire mentionner qu’il est possible d’accéder à toutes les baladodiffusions de GLC dans notre site Web ou de s’y inscrire dans iTunes, Google Play ou Spotify, en cherchant « GLC Asset Management ». Si vous vous abonnez, vous obtiendrez les nouveaux épisodes automatiquement dès leur sortie.

 

·        Nous nous entretenons aujourd’hui avec Brent de ce qui attend les investisseurs cette année. Nous parlerons de certains des points saillants de notre récent rapport , intitulé  « Perspectives des marchés financiers de 2019 de GLC – Atteindre un subtil équilibre ».

 

·        Bonjour Brent, merci d’être encore une fois des nôtres aujourd’hui!  

 

Brent : Bonjour Chris, tout le plaisir est pour moi.

 

·        Brent, l’année dernière a été marquée par des périodes de volatilité extrême. Est-ce que cette année sera de la même eau?

Brent : 

La réponse rapide est « Oui ». Nous croyons encore que l’économie mondiale se trouve à un stade avancé de son cycle. L’étape finale d’une période d’expansion amène généralement une volatilité accrue aux marchés financiers, puisque les tendances et taux de variation des données fondamentales de la croissance économique, des bénéfices et des rendements obligataires deviennent plus nuancés. Tout le monde est aux aguets pour des signes de ralentissement et cherche le point d’inflexion où la baisse de croissance deviendra un recul. Ajoutez à cela l’incertitude associée à la politique, aux risques géopolitiques et aux échanges commerciaux, et vous devinerez que les actions et les obligations devraient continuer à fluctuer passablement.

Les investisseurs devraient donc rester sur le qui-vive! [Pause]. Comment décririez-vous le contexte de 2019…

Selon notre scénario de base, nous passerons d’un ralentissement à une modération de la croissance. Dans les cycles de marché, nous sommes d’avis que l’accélération est suivie par la modération, qui cède enfin le pas à un repli. La modération est une étape normale, bien que peu agréable. Fait important : elle signifie que la croissance est à un point culminant, sans pour autant s’accompagner d’un recul de l’économie ou des bénéfices des sociétés. La croissance est simplement plus faible. Nous croyons que la question est maintenant de savoir quelle croissance sera observée dans les économies mondiales et les bénéfices des sociétés et non d’évaluer leur recul.

Pendant mes déplacements aux quatre coins du Canada, j’ai souvent la possibilité d’échanger avec des professionnels de la finance et conseillers en gestion du patrimoine. Ça me donne une idée de ce qui se dit sur le terrain, de l’humeur de leurs clients et collègues au sujet des marchés, de leurs principales craintes... Alors j’ai pensé que je profiterais de l’occasion pour vous demander quel est le plus grand risque pour les marchés boursiers selon vous cette année?

Brent :

Le plus grand risque, c’est celui d’une récession, qui commencerait aux États-Unis et se répandrait dans le reste de l’économie mondiale, encore très intégrée. Si les États-Unis glissent en récession ou si les marchés croient qu’une récession nous attend en 2020, alors les cours des actions ont encore beaucoup de terrain à perdre. Notre scénario de base ne prévoit pas de récession aux États-Unis. Nous croyons que les sociétés américaines ont suffisamment de momentum pour afficher une certaine croissance. Les consommateurs sont en assez bonne posture pour stimuler la croissance. Et il est plus probable que le secteur gouvernemental soit un contributeur net positif plutôt que négatif en cette année précédant des élections générales. Du point de vue du Canada, une absence de récession aux États-Unis est une bonne chose puisque nos deux économies sont fortement liées.

De l’autre côté, il y a les titres à revenu fixe. Si notre scénario de base n’est pas fondé et que nous connaissons bel et bien une récession, le gain associé aux titres à revenu fixe de qualité serait de l’ordre des 5 % à 6 %.

À quoi ressemblerait la répartition de l’actif que vous préconisez alors?

Notre scénario de base prévoit des gains du côté des actions, et des obligations aux résultats non négatifs. La réalité, c’est que le risque de récession a augmenté, même si nous ne l’entrevoyons pas comme scénario de base. C’est pourquoi nous demeurons ancrés dans notre recommandation d’une répartition de l’actif neutre, voulant que les investisseurs soient exposés aux actions et aux obligations selon leur tolérance au risque.

Entrons un peu dans le détail, en commençant par chez nous, avec les actions canadiennes. Les résultats de 2018 ont été décevants. Qu’est-ce qui attend les actions canadiennes en 2019, selon vous?

Brent :

Nous recommandons une légère surpondération en actions canadiennes. Nous ne croyons pas qu’elles vont mal, mais plutôt qu’elles sont sous-estimées. Notre opinion des actions canadiennes demeure basée sur des données fondamentales (c’est-à-dire les bénéfices et les évaluations). En théorie, les actions canadiennes sont en bonne posture, en partie parce qu’elles sont relativement bon marché compte tenu des bénéfices attendus des sociétés en 2019. Malheureusement, le fait qu’un bien est bon marché ne veut pas dire que sa valeur augmentera. Les actions canadiennes devront bénéficier d’un catalyseur pour que leur valeur soit dégagée.

Quel sera le catalyseur qui pourra dégager leur valeur?

Bonne question, Chris. Nous voyons plusieurs facteurs qui pourraient susciter un regain d’intérêt pour les actions canadiennes. Tout comme la négativité dans nos secteurs baromètres (comme ceux de la finance, de l’énergie et des matériaux) fait souvent tache d’huile, nous croyons qu’une embellie dans n’importe lequel de ces secteurs pourrait aussi se propager.

Je reçois pas mal d’appels au sujet des banques qui, malgré leurs bénéfices robustes en 2018, se sont quand même montrées décevantes. J’aimerais avoir votre avis là-dessus.

Dernièrement, le temps n’est pas au beau fixe pour les banques, en raison du ralentissement du marché de l’habitation, de l’exposition du crédit au secteur de l’énergie (réelle ou perçue) et de l’aplanissement de la courbe de rendement. Nous nous attendons à ce que le pessimisme entourant ces questions s’estompe, même sans améliorations marquées en ce qui les concerne. Les marchés de l’habitation sont en rajustement. Cela fait un peu plus d’un an que leur ralentissement s’est amorcé et presque une année complète qu’on assiste à un resserrement du crédit. Le recul marqué récemment observé dans le taux des obligations de cinq ans réduit un peu la pression sur les taux hypothécaires. Chose certaine, cela nous a permis d’écarter nos scénarios les plus pessimistes pour l’instant. Il y a quelques mois, on s’attendait à ce que la croissance des taux hypothécaires vienne chaque mois tirer des centaines de dollars de plus de la poche des ménages canadiens au renouvellement de leur prêt hypothécaire. Les scénarios les plus sombres à ce sujet semblent moins probables. Les titres du secteur de la finance demeurent bon marché et affichent un robuste ratio dividende/cours d’environ 4 %, qui va croissant. En supposant un scénario où ce secteur substitue à la baisse de cours de 12 % affichée en 2018 un modeste gain de 5 % à 6 % en 2019, le rendement total de 10 % ainsi obtenu compterait pour beaucoup dans l’atteinte du rendement total de l’indice composé S&P/TSX prévu par notre scénario de base en 2019, de 15 %... c’est-à-dire environ 12 % attribuable aux gains sur les cours, et 3 % au ratio dividende/cours.

15 %? Ça semble beaucoup.

Je suis content que vous m’arrêtiez ici, Chris, parce que j’aimerais souligner que ces estimations pour l’année entière reflètent la faiblesse des cours à la fin de 2018. Le TSX a déjà enregistré un rendement de près de 7 % en janvier, mais le rythme et la trajectoire des cours sont appelés à changer. Nous considérons qu’environ 5 % du rendement total sera un certain « rattrapage » par rapport aux cours trop bas constatés à la fin de 2018 et au début de 2019, et que les 10 % restants devront s’appuyer sur la croissance des bénéfices et les évaluations tout au long de l’année 2019.

Et le pétrole dans tout ça? L’énergie est une autre composante importante du marché boursier canadien. Le prix du baril est revenu au-dessus des 50 $. Quels sont les facteurs en cause et prévoyez-vous un retour à des prix supérieurs en 2019?

Brent :

Oui, nous pensons que le prix du pétrole brut WTI peut revenir aux environs de 65 $ US le baril. Pour ce qui est de la demande mondiale globale de pétrole, nous devrions connaître une combinaison de demande croissante et d’au moins l’un des événements suivants relatifs à l’offre. D’abord, le retour d’une limite de production de la part de l’OPEP, de la Russie et de ses autres partenaires. Deuxièmement, un ralentissement de la croissance observée dans la production de gaz de schiste aux États-Unis, ce que nous prévoyons, puisque la production américaine de gaz de schiste est très flexible et élastique au prix. Ainsi, de la même façon que des prix de l’ordre de 75 $ US ont fait croître le volume produit, un prix de 50 $ US devrait freiner les efforts de forage, surtout avec la pénurie de la main-d’œuvre et les pressions en matière de capacité qui se font encore sentir. Troisièmement, il y a une certaine marge dans les sanctions imposées à l’Iran relativement au pétrole. Ce qui a  fait chuter les prix de l’or noir à l’automne, c’est la décision surprise de Trump d’accorder des dérogations aux sanctions américaines à huit pays parmi les grands importateurs de pétrole iranien, dont la Chine et le Japon. Si la faiblesse des prix du pétrole devait se maintenir, cela pourrait donner lieu à la fin (ou à la suspension) de ces dérogations. Elles sont valides pendant 180 jours et prendront fin le 3 mai 2019. L’annonce de ces dérogations, qui coïncidait avec les élections américaines de mi-mandat, semble avoir été très favorable politiquement au président américain. Si les prix du pétrole demeurent faibles, cela donnera la possibilité aux États-Unis de suspendre ces dérogations, en tout ou en partie, ce qui pourrait retirer des millions de barils de l’offre de pétrole par jour.

Et qu’en est-il des difficultés que nous a posées la faiblesse exceptionnelle du prix du pétrole canadien, malgré des prix mondiaux décents?

Je suis content que vous me posiez la question. Il faut souligner que le prix du pétrole WCS s’est considérablement raffermi depuis que l’Alberta a imposé des réductions de production. Ce n’est pas idéal comme moyen d’arriver à ce résultat, mais la stratégie a réussi à faire passer le prix du pétrole WCS au-dessus de 40 $. Et il présente un écart de prix de seulement 11 $ avec le WTI, plutôt que d’être de 40 $ ou de 50 $ moins cher, comme en octobre et en novembre.

Le marché américain a amorcé en août dernier sa plus longue séquence haussière de l’histoire. La croissance des bénéfices a été robuste en 2018, mais une divergence est apparue, et les cours ont ensuite reculé. Quelles sont vos attentes pour les actions américaines en 2019?

Brent:  

Nous continuons d’afficher un optimisme prudent à l’égard des actions américaines. Conformément à notre thème de la modération, nous nous attendons à ce que les bénéfices des sociétés du S&P 500 passent d’une accélération de la croissance à une période de modération de la croissance, sans toutefois baisser. Malgré une contraction importante du ratio cours/bénéfice, les actions américaines demeurent relativement chères par rapport aux actions mondiales. La hausse des rendements obligataires, l’élargissement des écarts de crédit et la vigueur du dollar américain continuent d’alimenter les craintes et sont autant de facteurs qui influent sur la croissance des bénéfices et les évaluations. Ajoutez à cela le ralentissement de la croissance économique mondiale, et la question qui se pose est la suivante : à quel point les bénéfices des sociétés américaines peuvent-ils augmenter?

Et la réponse?

Puisque notre stratégie globale consiste à privilégier la réduction des risques, nous avons adopté une attitude qui nous semble plus réaliste et plus prudente, de sorte que nous prévoyons une croissance des bénéfices de 5 % en 2019. Nous nous attendons à ce que les taux de variation et l’importance des facteurs négatifs que nous venons de mentionner (rendements obligataires, écarts de taux et vigueur du dollar américain) se modèrent en 2019. Et notre scénario de base suppose une modération de la croissance économique mondiale, et non une contraction.

Comme la Chambre des représentants est maintenant contrôlée par les démocrates, le Congrès américain se retrouve encore une fois dans une impasse. Est-ce que vos perspectives s’appuient sur la politique?

Selon nous, les marchés se soucient beaucoup plus des impôts, du commerce et de la réglementation que des enquêtes et des scandales. Les tensions commerciales représentent bien sûr un risque. Par contre, en raison de l’impasse du Congrès, nous ne prévoyons pas de changements fiscaux ou réglementaires, et donc une accalmie de ce côté en 2019. Nul doute que les enquêtes et scandales continueront de faire couler beaucoup d’encre. Par contre, mises à part certaines réactions impulsives à court terme, les marchés financiers devraient continuer d’en faire peu de cas et de se concentrer sur l’essentiel : les bénéfices des sociétés.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour les prévisions de rendement?

Une fois encore, je vous rappelle que notre prévision pour l’année comprend une part de rendement en simple « rattrapage » des niveaux par trop pessimistes de la fin de l’année 2018. Compte tenu des cours en début d’année, nous entrevoyons une hausse des cours de l’ordre de 10 % et un ratio dividende/cours de 2 %, pour un rendement total de 12 %. Mais, je le répète, cela comprend de 3 % à 5 % de rattrapage à partir des faibles taux de la fin de l’année. Or l’indice S&P 500 a déjà gagné un peu plus, soit 6,5 %, en janvier jusqu’à maintenant. On parle donc d’un rendement à un chiffre de milieu de fourchette à partir des cours actuels. Et comme c’est le cas pour le marché canadien, les dernières hausses devront probablement connaître un certain ressac.

Dans l’ensemble, nous affichons une légère surpondération en actions américaines. C’est partiellement dans une optique d’atténuation du risque. Dans un scénario où les investisseurs fuient le risque, les actions américaines surclassent généralement les autres marchés boursiers. Cette attitude défensive en situation d’aversion au risque confère un avantage d’autant plus important aux investisseurs canadiens qu’on s’attend à une dépréciation du huard par rapport au dollar américain.  

Passons aux titres à revenu fixe, qui forment une part importante du portefeuille de la plupart des gens. Les investisseurs du marché des titres à revenu fixe ont été éprouvés ces derniers temps, les hausses de taux nuisant au rendement qu’ils ont tiré de ces titres. Quelles sont vos perspectives pour ces investisseurs en 2019?

Cela fait deux ans que nous annonçons des rendements des titres à revenu fixe allant de très faibles à négatifs, à mesure que les taux d’intérêt quittent leurs niveaux extrêmement bas pour augmenter progressivement. En 2018, les titres à revenu fixe ont enfin recommencé à procurer un certain revenu. Les rendements des obligations d’État ont augmenté par rapport à leurs creux de 2016, et les écarts de crédit se sont quelque peu élargis. En conséquence, les revenus des investisseurs sont maintenant meilleurs que ceux des deux dernières années. Nous nous attendons à ce que les taux de rendement augmentent encore, ce qui érodera une part de la composante de revenu, mais devrait se solder par un taux de rendement total positif modeste, de l’ordre de 1 %, dans le cas des titres à revenu fixe canadiens. De plus, les caractéristiques d’atténuation du risque des titres à revenu fixe sont plus efficaces que jamais et n’ont jamais été aussi nécessaires. Les titres à revenu fixe devraient offrir de nombreux avantages dans un portefeuille bien diversifié pendant une année qui s’annonce volatile.

On entend souvent parler de la possibilité d’une inversion de la courbe de rendement, qui permettrait d’anticiper une récession à venir. Croyez-vous que cela est probable en 2019, puisque la courbe est si plate?

L’inversion de la courbe de rendement dépend des banques centrales, alors il faut voir ce que nous attendons d’elles. Selon notre scénario de base, la Banque du Canada fera passer le taux de financement à un jour à 2,25 % (il est actuellement de 1,75 %), pour ensuite prendre une pause. Nous nous attendons à au moins une dernière augmentation en 2019, mais pas avant que le climat soit beaucoup plus clément qu’aujourd’hui. Une autre hausse de 0,25 % pourrait survenir à la fin de 2019 ou au début de 2020.

La courbe de rendement mesurant l’écart entre les obligations de dix ans et de deux ans affiche moins de 20 points de base tant aux États-Unis qu’au Canada. Par contre, elle a arrêté le déclin rapide qui la caractérisait pendant la majeure partie de l’année 2018. Depuis environ deux mois, elle se déplace latéralement malgré les fluctuations extrêmes observées dans l’ensemble des taux obligataires. Je n’entrevois pas d’inversion de la courbe de rendement avant plus tard cette année, et il faudrait aussi que les attentes soient plus nourries qu’actuellement relativement à une hausse supplémentaire des taux de la part des États-Unis et du Canada. Les mouvements latéraux que nous observons présentement ne sont pas inhabituels et peuvent durer plusieurs trimestres, voire deux ou trois ans. Puis quand l’inversion se produit, il y a un certain décalage entre ce signal et la véritable récession, décalage dont la durée peut varier beaucoup. Bref, nous surveillons de près la courbe de rendement pour y déceler une inversion : cela ne s’est pas encore produit, et il se pourrait que ce ne soit pas pour bientôt.

Brent, pourriez-vous nous dire où nos auditeurs pourraient trouver plus d’information s’ils désirent en savoir plus sur un des sujets que vous avez abordés aujourd’hui et sur les marchés internationaux?

Ils peuvent consulter le site Web de GLC, à l’adresse groupeglc.com, nous suivre dans LinkedIn, sous GLC Asset Management Group Ltd., ou encore dans Twitter, à @GLCASSET.

Merci Brent. Au plaisir de vous revoir au cours de l’année pour discuter des marchés et des thèmes d’actualité.

Merci à vous et à bientôt, Chris.

Copyright 2018 GLC. You may not reproduce, distribute, or otherwise use any of this article without the prior written consent of GLC Asset Management Group Ltd. (GLC).

This commentary represents GLC’s views at the date of publication, which are subject to change without notice. Furthermore, there can be no assurance that any trends described in this material will continue or that forecasts will occur; economic and market conditions change frequently. This commentary is intended as a general source of information and is not intended to be a solicitation to buy or sell specific investments, nor tax or legal advice. Before making any investment decision, prospective investors should carefully review the relevant offering documents and seek input from their advisor.