Perspectives des marchés financiers de 2018 : atteindre l’équilibre dans un marché boursier haussier

Un tas de petites roches smybolic sur une rive de l'océan.

La conjoncture et les marchés des capitaux mondiaux se dirigent vers la fin du cycle économique. Ensemble, la croissance économique mondiale synchronisée, la faiblesse de l’inflation et les conditions financières favorables sont d’importants catalyseurs des bénéfices des sociétés, et donc des cours des actions (voir le diagramme 1.1).

Pour consulter le rapport complet sur les perspectives, avec la totalité de ses sections, tableaux et diagrammes, veuillez ouvrir les fichiers PDF paraissant à la fin de cet article.

Combien de temps cet environnement favorable durera-t-il? C’est là la question clé au coeur des Perspectives des marchés financiers de 2018 de GLC. Il y a peu de réponses simples à cette question, et il est toujours difficile de prévoir le moment précis où les choses changeront.

Aujourd’hui, l’optimisme est grand chez les investisseurs, les entreprises et les consommateurs. Par contre, l’ordre des choses veut qu’à mesure que nous avançons dans le cycle économique, une amélioration de la conjoncture devienne plus difficile. Il est sain et prévisible qu’un ralentissement normal de l’économie se produise à un moment donné. Nous sommes plus près de la fin du cycle d’expansion que du début, et nous entrevoyons les différents résultats relatifs que pourraient afficher les catégories d’actif caractérisées par une incertitude supérieure.

Notre scénario de base pour les perspectives des marchés financiers de 2018 est que l’économie mondiale dispose d’un momentum suffisant et que l’inflation et les conditions financières demeureront favorables assez longtemps pour que nous continuions à privilégier les actions par rapport aux titres à revenu fixe. Dans le cadre de nos perspectives, nous notons que l’attrait relatif des actions relativement aux obligations sur une base rajustée en fonction du risque s’est amoindri. En gros, nous sommes moins optimistes quant aux possibilités de rendement des actions et, parallèlement, moins pessimistes relativement aux titres à revenu fixe aujourd’hui que nous l’étions il y a six mois ou un an. Au rythme actuel où vont les choses, nous croyons que les conditions favorables dureront suffisamment longtemps pour qu’il soit précipité de passer maintenant à un positionnement neutre. Toutefois, la prudence est de mise et nous devrons nous montrer souples dans le positionnement de nos placements.

C’est précisément en de telles circonstances que les investisseurs doivent atteindre l’équilibre. Ce n’est pas le moment de se montrer trop audacieux. Au contraire, les investisseurs devraient demeurer disciplinés et observer une approche équilibrée en prévision de lendemains où le contexte général ne sera plus aussi encourageant. Il est difficile de procéder à un rééquilibrage en diminuant la pondération accordée aux actions, dont les cours atteignent de nouveaux sommets, pour augmenter celle des titres à revenu fixe, qui paraissent moins attrayants. Nous sommes conscients qu’à l’échelle mondiale les actions sont chères (voir le diagramme 1.2), mais les données fondamentales demeurent suffisamment robustes pour que nous entrevoyions que les actions pourraient encore offrir un modeste potentiel de hausse. Nous reconnaissons aussi que l’avenir comporte son lot de défis pour les titres à revenu fixe. Néanmoins, ces derniers demeurent un outil d’atténuation du risque d’autant plus précieux que nous approchons de la fin de cette étape du cycle économique. En effet, nous croyons qu’il est prudent à cette étape de réduire les surpondérations en actions et de majorer l’exposition aux titres à revenu fixe, de façon à ce que leurs sous-pondérations soient moins marquées.

Nous atteignons ainsi l’équilibre, puisque nous assumons un risque modéré grâce à une légère surpondération en actions.

A graph showing the percent change in year-over-year real GDP growth. A graph showing global equity valuations.

Sommaire des perspectives de GLC

Pour savoir en quoi l’opinion de GLC sur chaque secteur a changé, veuillez télécharger les rapports PDF paraissant à la fin de cet article.

Titres à revenu fixe

Les investisseurs du marché des titres à revenu fixe évoluent dans un marché latéral alors que la lente augmentation (normalisation) des rendements se heurte au temps requis pour que les coupons plus élevés se traduisent par une contribution positive. La gestion active permet de naviguer sur la courbe de rendement et d’enregistrer un rendement supplémentaire à l’aide d’instruments de créance (obligations provinciales et obligations de sociétés de catégorie investissement), ce qui donne l’occasion d’obtenir un rendement brut positif à un chiffre, quoique très faible.

Obligations d’État

Les rendements enregistrant une faible hausse, les obligations d’État offrent peu de potentiel d’appréciation. Toutefois, leur valeur comme outil d’atténuation du risque a augmenté et continue de le faire à mesure que nous avançons dans le cycle.

Obligations de sociétés de catégorie investissement

Selon nous, les obligations de sociétés de catégorie investissement sont les plus intéressantes puisqu’elles offrent un rendement supplémentaire en même temps qu’une certaine sécurité. Nous nous attendons à ce que les obligations de sociétés de catégorie investissement surclassent les obligations d’État. Les écarts de taux ont peu de marge pour se resserrer encore. Leur duration généralement plus courte ainsi qu’un rendement courant plus élevé constituent des avantages dans un contexte de hausse des taux.

Obligations de sociétés à rendement élevé

Les écarts des obligations à rendement élevé se sont réduits, et nous entrevoyons une marge très limitée pour un autre resserrement. Comme ces obligations ont des écarts de taux très étroits et qu’elles laissent à désirer aux fins de l’atténuation du risque, elles commencent selon nous à avoir un rapport risque/rendement peu intéressant.

Actions

Nous maintenons notre légère surpondération en actions. Nous pensons que l’économie mondiale dispose d’un momentum suffisant et que l’inflation et les conditions financières demeureront favorables assez longtemps pour que nous continuions à privilégier les actions par rapport aux titres à revenu fixe. Les évaluations des actions sont élevées, ce qui explique les modestes rendements que nous prévoyons.

Actions canadiennes

Nous privilégions le marché canadien puisque les secteurs corrélés avec la croissance mondiale et l’embellie des prix des marchandises y sont plus importants. De plus, les évaluations y sont plus raisonnables que dans d’autres marchés du monde.

Actions américaines

Nos perspectives relatives aux actions américaines sont neutres, avec des rendements à un chiffre de bas de fourchette, puisque les évaluations sont élevées. Une grande incertitude subsiste quant aux changements susceptibles d’être apportés aux politiques. Heureusement, nous estimons que le risque est surestimé en comparaison des répercussions éventuelles de ces politiques.

Actions internationales

Nous croyons que l’Europe (sauf le R.-U.) offre le meilleur rendement rajusté en fonction du risque parmi les marchés de l’EAEO. Les actions de la zone euro offrent de raisonnables perspectives de croissance bénéficiaire moyennant des évaluations relativement moins chères et devraient bénéficier plus longtemps de conditions financières plus souples. Nous avons une opinion neutre sur le Japon.

Actions des marchés émergents

Avec leurs fortes estimations de croissance des bénéfices et leurs évaluations les moins chères, les marchés émergents offrent le meilleur potentiel de hausse, mais sont assortis des risques potentiels les plus élevés. Cette catégorie est de nature complexe et plus indiquée pour un investisseur ayant une bonne tolérance au risque.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.