Perspectives des marchés financiers de 2019 de GLC : atteindre un subtil équilibre

Évitez les extrêmes. L’importance des bénéfices des sociétés et des gains du marché haussier a fait croire à certains investisseurs que ce serait différent cette fois-ci et les a incités à investir au-delà de leur zone de confort habituelle. D’autres sont plus sensibles à la récente volatilité du marché : ils se remémorent 2008 et sont tentés d’abandonner leur programme de placement à long terme. Notre conseil est le même pour ces deux groupes : évitez les extrêmes, qu’il s’agisse d’une trop grande aversion aux risques ou d’une confiance excessive, où vous auriez tendance à vous réfugier sous le coup de l’émotion. Une vue d’ensemble rationnelle et factuelle des conditions actuelles des marchés a donné lieu à nos perspectives des marchés financiers de 2019. Forts de notre analyse, nous décrivons des moyens d’atténuer le risque de votre portefeuille ET de conserver vos placements en vue d’atteindre vos objectifs à long terme.

« Le chagrin excessif rit. La joie excessive pleure. » – William Blake, poète, peintre et graveur anglais, 1757-1827

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Le thème général qui sous-tend nos perspectives est celui de la modération.

Dans les cycles de marché, nous sommes d’avis que l’accélération est suivie par la modération, qui cède enfin le pas à un repli. La modération est une étape normale, bien que peu agréable. Fait important : elle signifie que la croissance est à un point culminant, sans toutefois s’accompagner d’un recul de l’économie ou des bénéfices des sociétés. La croissance est simplement plus faible. Aujourd’hui, la question est de savoir quelle croissance sera observée dans les économies mondiales et les bénéfices des sociétés et non, soulignons-le, d’évaluer les reculs qu’afficheront ces économies et bénéfices.

Les mouvements observés dans les bénéfices des sociétés, rendements obligataires et évaluations des actions viennent changer les coûts d’opportunité de toutes les catégories d’actif en donnant lieu à des différentiels de résultats prévus plus étroits entre elles. Du point de vue macroéconomique, tous les risques politiques et géopolitiques, les questions commerciales et l’inflation sont des sources de préoccupations touchant particulièrement certaines régions et certains secteurs dans le monde. Tous ces facteurs se combinent, de sorte qu’il est encore plus complexe aujourd’hui de trouver la voie à suivre.

En fonction de notre sélection descendante des catégories d’actif, nous recommandons une position neutre (concordant avec la tolérance au risque), qui n’affiche de surpondération ni en obligations ni en actions. Dans le climat actuel de volatilité accrue, de ralentissement de la croissance économique et de hausse des taux d’intérêt (signes que nous sommes en fin de cycle), nous croyons que la meilleure façon d’atteindre l’équilibre entre les risques et les occasions est de peaufiner les positions de portefeuille à l’intérieur des catégories d’actif.

En résumé : Nous croyons qu’une position neutre (concordant avec la tolérance au risque de l’investisseur) avec une certaine préférence défensive est actuellement la plus judicieuse pour les investisseurs. Selon nos Perspectives des marchés financiers de 2019, les cours des actions devraient connaître des gains compris entre 9 % et 12 %. Nous recommandons de maintenir l’exposition pour participer à la croissance du marché des actions sans courir un risque excessif pour le niveau de tolérance de l’investisseur. En ce qui concerne le volet des actions, nous préconisons des répartitions géographiques et sectorielles diversifiées et de bonne ampleur avec une légère surpondération des actions canadiennes et américaines, une exposition neutre aux actions des marchés développés hors Amérique du Nord et une sous-pondération en titres des marchés émergents. Du côté des titres à revenu fixe, nous entrevoyons un rendement total de 1 % à 2 % pour ce qui est de l’ensemble des obligations canadiennes, avec une surpondération en obligations de sociétés de catégorie investissement et en obligations d’État.

Sommaire des perspectives de GLC

Titres à revenu fixe

L’utilité des titres à revenu fixe comme outil d’atténuation du risque a augmenté et continue de le faire à mesure que nous avançons dans le cycle. Les rendements obligataires affichent une hausse, de sorte que le flux de revenu est maintenant meilleur qu’il ne l’a été au cours des deux dernières années. Nous nous attendons à ce que les taux de rendement croissent encore, ce qui érodera une part de la composante de revenu, mais devrait se solder par un taux de rendement total positif modeste. Nous maintenons une pondération neutre en titres à revenu fixe, avec un mouvement vers une qualité accrue du crédit. Selon notre scénario de base, le marché obligataire devrait produire un rendement total compris entre 1 % et 2 % en 2019.

Obligations d’État

Les obligations d’État sont intéressantes en raison de leurs caractéristiques supérieures d’atténuation du risque. Les taux de rendement des obligations souveraines se sont appréciés suffisamment pour que celles-ci produisent une part de revenu tout en offrant le meilleur potentiel de hausse dans l’éventualité d’un scénario d’aversion au risque.

Obligations de sociétés de catégorie investissement

Selon nous, les obligations de sociétés de catégorie investissement sont les plus intéressantes puisqu’elles offrent un rendement supplémentaire en même temps qu’un peu de sécurité. Nous nous attendons à ce que les obligations de sociétés de catégorie investissement surclassent les obligations d’État. Les écarts de taux ont peu de marge pour se resserrer encore. Leur duration généralement plus courte ainsi qu’un rendement courant plus élevé constituent des avantages dans un contexte de hausse des taux.

Obligations de sociétés à rendement élevé

Les écarts des obligations à rendement élevé demeurent faibles. Comme ces obligations ont des écarts de taux très étroits et qu’elles laissent à désirer aux fins de l’atténuation du risque, leur rapport risque/rendement n’est selon nous pas intéressant.

Actions

Selon nous, la croissance de l’économie mondiale et des bénéfices des sociétés est en train de passer de l’accélération à la modération (mais non au recul), ce qui laisse nos perspectives à court terme positives pour les actions. Les écarts entre les rendements prévus des actions et ceux des obligations, de même qu’entre ceux des actions selon leur répartition régionale, ont rétréci. Sur une base rajustée en fonction du risque, une position neutre est de mise.

Actions canadiennes

Le Canada est un marché que nous privilégions en raison de la bonne croissance des bénéfices prévue et des évaluations attrayantes de ses actions. Ces facteurs sont réunis depuis quelque temps, sans hausse importante des cours. Pour que la valeur des actions canadiennes soit dégagée, il faudra plus de confiance à leur endroit.

Actions américaines

Nous avons une opinion positive des actions américaines en raison de leurs évaluations raisonnables et du potentiel de croissance des bénéfices. Nous avons dépassé un sommet, mais l’amorce d’une période de croissance normalisée des bénéfices et d’embellie des évaluations aidera ce marché à afficher un rendement à un chiffre de haut de fourchette. Ses perspectives de rendement, son profil de risque inférieur et ses avantages de diversification nous font maintenir une légère surpondération dans ce marché.

Actions internationales

Nous avons une opinion neutre des actions de l’EAEO, ce groupe offrant une combinaison de croissance des bénéfices et d’évaluations raisonnables. Des risques demeurent, mais nous entrevoyons une atténuation de nombre d’entre eux, et non les moindres, au cours de l’année 2019. Cela devrait permettre aux actions de l’EAEO de venir réduire l’écart de rendement qui les sépare des actions américaines.

Actions des marchés émergents

Nous recommandons une sous-pondération en actions des marchés émergents, même si les vents contraires que sont la vigueur du dollar américain, la hausse des rendements obligataires mondiaux et le ralentissement du rythme de croissance de l’économie chinoise devraient s’atténuer (sans disparaître). Le profil de risque de cette catégorie d’actif vient refroidir tout enthousiasme à ce stade du cycle de marché.

Brent Joyce, chef des stratégies de placement de GLC, est paru à l’antenne de Business News Network TV le 12 décembre 2018, où il a parlé de ses perspectives pour les marchés et de ce à quoi peuvent s’attendre les investisseurs pour l’année 2019.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.