Perspectives des marchés financiers de mi-année 2018 : Ne soyez pas trop audacieux en adoptant un positionnement énergique adapté à un cycle en croissance

Deux voiliers sous un ciel bleu.

"Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles."

William Arthur Ward, écrivain américain (1921-1994)

Le temps est venu d’ajuster les voiles

L’économie mondiale et les marchés des capitaux continuent de progresser durant cette fin de cycle économique.

Le moment est mal choisi pour se montrer trop audacieux et adopter un positionnement énergique, adapté à un cycle en croissance, pour tirer le maximum de gains de l’exposition au risque, ce qui pourrait compromettre des années de planification prudente et mesurée (voir le diagramme 1.1). Il faut se garder d’extrapoler les tendances des dernières années dans les « secteurs chouchous », comme les marchés émergents, les technologies de l’information ou les obligations à rendement élevé.

Graphique montrant le deuxième marché haussier en longueur de l’histoire des États-Unis et le comparant à d’autres marchés haussiers.

La toute fin du cycle économique est souvent caractérisée par une volatilité accrue, des possibilités de hausses abruptes du cours des actions, des corrections de cours rapides et des rendements obligataires croissants. Bien malin celui qui sera en mesure de prédire exactement quand se produira chaque mouvement des marchés.

Même si nous entrevoyons encore de la croissance dans les bénéfices des sociétés, nous nous attendons à ce que sa cadence diminue. C’est pourquoi, en ce qui concerne le volet des actions, nous préconisons des répartitions géographiques et sectorielles diversifiées et de bonne ampleur privilégiant les actions canadiennes et américaines par rapport à celles du R.-U. et des marchés émergents, et affichant une exposition neutre à l’Europe et au Japon.

Pour ce qui est des titres à revenu fixe, nous nous attendons à ce que les taux de rendement se hissent plus haut et continuent d’exercer de la pression sur les rendements globaux procurés par les obligations. Selon nous, cela pourrait durer un certain temps (de quatre à six trimestres) et s’accompagner de soubresauts de volatilité comme ceux que nous avons observés jusqu’à maintenant cette année. Nous croyons qu’à l’instar des actions, les titres à revenu fixe offrent aux investisseurs des occasions de se montrer sélectifs dans la diversification de leurs avoirs de ce type. En raison de la combinaison de sécurité et d’accroissement du rendement qu’elles offrent, nous recommandons une surpondération dans les obligations de sociétés de catégorie investissement et une exposition à des titres à revenu fixe non traditionnels (p. ex. des prêts hypothécaires). Les obligations à rendement élevé dans leur ensemble ne nous paraissent pas intéressantes, et nous préconisons une sous-pondération en ce qui les concerne. Nous croyons en effet qu’il convient d’éviter ou de limiter notre exposition à ces obligations étant donné que leurs écarts de taux sont étroits (et offrent très peu de marge pour d’autres resserrements) et qu’elles laissent à désirer aux fins de l’atténuation du risque.

En résumé:   Une position neutre (concordant avec la tolérance au risque) est celle qui convient le mieux à l’investisseur d’aujourd’hui. Elle lui procure une exposition à la croissance du marché des actions sans lui faire courir un risque excessif pour son niveau de tolérance. Selon nos perspectives des marchés financiers pour le deuxième semestre de 2018, nous devrions observer des gains à un chiffre dans le cours des actions. D’autre part, nous nous attendons à ce que les investisseurs en titres à revenu fixe obtiennent un rendement total allant de zéro à 1 % pendant cette même période. 

Sommaire des perspectives de GLC

Titres à revenu fixe
Les investisseurs du marché des titres à revenu fixe évoluent dans un marché latéral, alors que la lente augmentation (normalisation) des rendements se heurte au temps requis pour que les coupons supérieurs se traduisent par une contribution positive. La gestion active permet de naviguer sur la courbe de rendement et d’enregistrer un rendement supplémentaire à l’aide d’instruments de créance (p. ex. obligations provinciales, prêts hypothécaires et obligations de sociétés de catégorie investissement), ce qui donne l’occasion d’obtenir un rendement brut positif à un chiffre, quoique très faible.

Obligations d’État
Les taux de rendement étant à la hausse, les obligations d’État offrent peu de potentiel d’appréciation, mais leur valeur comme outil d’atténuation du risque continue d’augmenter à mesure que nous avançons dans le cycle.

Obligations de sociétés de catégorie investissement
Selon nous, les obligations de sociétés de catégorie investissement sont les plus intéressantes puisqu’elles offrent un rendement supplémentaire en même temps qu’une certaine sécurité. Nous nous attendons à ce que les obligations de sociétés de catégorie investissement surclassent les obligations d’État et affichent une volatilité moindre que les obligations à rendement élevé. Les écarts de taux ont peu de marge pour se resserrer encore. Leur duration généralement plus courte ainsi qu’un rendement courant plus élevé constituent des avantages dans un contexte de hausse des taux.

 

Obligations de sociétés à rendement élevé
Les écarts des obligations à rendement élevé se sont réduits, et nous entrevoyons une marge très limitée pour d’autres resserrements. Comme ces obligations ont des écarts de taux très étroits et qu’elles laissent à désirer aux fins de l’atténuation du risque, elles commencent selon nous à avoir un rapport risque/rendement peu intéressant.

Actions
Nous pensons que l’économie mondiale dispose d’un momentum suffisant et que l’inflation et les conditions financières demeureront favorables assez longtemps pour que nos perspectives à très court terme demeurent positives pour les actions. Néanmoins, nous nous trouvons selon nous à la fin du cycle économique, où l’on doit s’attendre à une volatilité accrue et où il est ardu de prédire exactement quand le vent tournera. Sur une base rajustée en fonction du risque, une position neutre est de mise.

Actions canadiennes
Le marché canadien est de ceux que nous privilégions puisque les secteurs corrélés avec la croissance mondiale et l’embellie des prix des marchandises y sont plus importants. De plus, les évaluations y sont plus raisonnables que dans d’autres marchés du monde. Les échanges commerciaux, l’endettement et la sensibilité à la hausse des taux d’intérêt demeurent des risques.

Actions américaines
Nous avons une perspective plus optimiste relativement aux actions américaines en raison de l’embellie de leurs évaluations et de leur potentiel de croissance des bénéfices, mais certains facteurs modèrent notre enthousiasme. La hausse des rendements obligataires continuera de plomber les multiples d’évaluation, d’une part. Ensuite, bien que la demande devrait demeurer robuste, nous entrevoyons un environnement moins propice à la croissance des bénéfices des sociétés, la hausse des coûts d’emprunt, des salaires et des prix des intrants érodant les marges bénéficiaires. Enfin, les tensions commerciales demeurent un risque.

Actions internationales
Nous avons une opinion neutre des actions de l’EAEO. L’Europe affichant une robuste croissance des bénéfices (sauf le R.-U.), les risques politiques continuent de se faire sentir et les évaluations reflètent peu d’escompte. Les actions du R.-U. ne sont pas attrayantes en fonction de la croissance des bénéfices, de leurs évaluations et des risques associés au Brexit. Notre opinion des titres nippons est neutre compte tenu de la faible croissance des bénéfices prévue et du ralentissement de la croissance économique observé tant au Japon qu’en Chine.

Actions des marchés émergents
Nous préconisons une sous-pondération en actions des marchés émergents puisqu’elles devraient être plombées par l’embellie du dollar américain, la hausse des taux de rendements obligataires mondiaux et la décélération de la croissance chinoise. Le profil de risque vient étayer la nécessité d’une telle sous-pondération, puisqu’une volatilité accrue et l’incertitude quant au facteur temps nous incitent à réduire la pondération des actifs plus risqués à bêta élevé.

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