Podcast : GSP troisième trimestre de 2017

Avec Susan Spence, vice-présidente, Solutions de portefeuille et chef de la division Portfolio Solutions Group de GLC.

Webdiffusion audio (en anglais).

 

C. W. : Bonjour. Je m’appelle Christine Wellenreiter, et je suis vice-présidente, Marketing et Communications au sein de GLC Groupe de gestion d’actifs Ltée. Aujourd’hui, celle qui gère les fonds de répartition de l’actif de GLC nous parlera du rendement de ces fonds au troisième trimestre de 2017. Il s’agit de Mme Susan Spence, la vice-présidente du Groupe de solutions de portefeuille et dirigeante de cette division de GLC également connue sous le nom de GSP. Bonjour Mme Spence. Je vous remercie d’être des nôtres aujourd’hui.

S. S. : Bonjour Mme Wellenreiter. Merci de m’avoir à nouveau invitée ce trimestre.

C. W. : Mme Spence, cela fait quelques trimestres d’affilée que nous nous rencontrons pour discuter, et la politique ainsi que les événements mondiaux sont des thèmes récurrents lors de nos discussions. Cela dit, pour le trimestre qui vient de s’achever, ni un ni l’autre n’a semblé déterminer la trajectoire des marchés. Qu’en dites-vous?

S. S. : Je suis bien d’accord avec vous. Les marchés ont été très peu volatils, malgré les turbulences géopolitiques au cours de la période.

C. W. : Il y a eu l’exacerbation des tensions avec la Corée du Nord.

S. S. : Oui, effectivement, en plus des turbulences politiques et des nombreuses manchettes sur les effets dévastateurs d’ouragans et de séismes ayant frappé certaines régions. De façon générale, les marchés ont semblé faire fi de toute l’actualité négative pour garder le cap sur les effets positifs de la croissance économique mondiale synchronisée que nous vivons actuellement. Une raison pour laquelle cet état des choses joue en faveur des actions en particulier réside dans le fait que depuis quelques années, les turbulences macroéconomiques ont grandement influé sur les mouvements des marchés.

C. W. : Que faut-il en comprendre?

S. S. : Nous pourrions voir là une indication que les marchés s’intéressent désormais davantage aux données fondamentales – rappelez-vous qu’une des principales résultantes d’une croissance mondiale synchronisée est le vent arrière favorable qu’elle représente pour le résultat net des sociétés partout dans le monde.

C. W. : Alors quels ont été les grands moteurs du rendement des marchés?

S. S. : Bon… parlons d’abord du marché obligataire, puis nous reviendrons aux marchés boursiers. Les obligations se sont démarquées au troisième trimestre en raison de leurs rendements négatifs. Au Canada, cette contre-performance était particulièrement marquée, compte tenu des deux hausses du principal taux d’intérêt de référence de la Banque du Canada, le taux à un jour (à raison de 25 points de base par majoration). La première hausse a été appliquée au début du troisième trimestre, mais dévoilée avant son annonce, de sorte que la plupart de ses effets ont été ressentis au deuxième trimestre. La deuxième hausse, annoncée début septembre et arrivant si peu de temps après la première, a causé la surprise chez de nombreux investisseurs. C’est alors que nous avons vu une réelle pointe des rendements. Ce ne sont pas uniquement les taux à court terme qui ont augmenté, la hausse des rendements a été généralisée au troisième trimestre, avec les obligations à échéance plus longue et les obligations à rendement réel enregistrant les plus faibles rendements. Certaines nouvelles concernant la politique monétaire ont également fait la manchette aux États-Unis au cours de la période. Bien que la Réserve fédérale américaine ait maintenu ses taux inchangés pendant le trimestre, elle a tout de même fait connaître ses intentions quant au redressement de son bilan – cette annonce était attendue et a été facilement assimilée par les marchés.

C. W. : D’accord, nous devons surveiller la Réserve fédérale américaine, car mondialement, les rendements prennent souvent exemple sur ce qui se passe aux États-Unis. Regardons maintenant les marchés des actions – le moins que l’on puisse dire, c’est que le marché canadien a connu un été lent.

S. S. : Oui, le tableau de l’indice composé S&P/TSX pour le troisième trimestre a une allure un peu différente de celle des autres indices mondiaux. La plupart des marchés du monde ont engrangé des gains plutôt soutenus tout au long de la période, mais ce ne fut pas le cas au Canada. Après des rendements sans éclat en juillet et en août, le vent a réellement tourné, et les actions canadiennes ont eu droit à un rebond solide en septembre. Comparativement au deuxième trimestre, lorsque nos principaux secteurs ont reculé, le troisième trimestre a été le théâtre d’une reprise tant pour la finance que pour les ressources. Les entreprises du secteur de la finance ont profité des avantages que la hausse des taux d’intérêt devrait apporter à leurs résultats – nous n’avons qu’à penser aux banques et aux compagnies d’assurance – tandis que les actions des sociétés énergétiques ont ressorti du lot dans le secteur des ressources, grâce à une reprise attribuable à la hausse des cours pétroliers. Le prix du baril a en effet franchi le cap des 50 $, un seuil perçu comme un niveau clé qui permettra à bon nombre de sociétés liées à l’énergie d’améliorer leur résultat net.

C. W. : … et ce revirement de situation du côté de l’énergie, nous pouvons conclure qu’il a eu un effet tangible sur d’autres marchés du monde, n’est-ce pas?

S. S. : Je crois effectivement que ce revirement dans le secteur de l’énergie a aidé. À mon avis, c’est ce revirement, combiné aux preuves croissantes d’une croissance mondiale synchronisée et aux signaux positifs que donnent les principaux indicateurs économiques du monde en ce qui a trait à la poursuite de cette croissance, qui a changé la donne et eu des effets intéressants.

Les rendements des marchés des actions se sont montrés vigoureux dans l’ensemble, tandis que les marchés émergents ont mieux fait que les marchés développés. Le surrendement des marchés émergents est une tendance qui dure depuis quelque temps déjà. Les marchés émergents dament le pion aux marchés développés depuis un an maintenant.

C. W. : Mais notre huard s’est également apprécié au cours du trimestre, ce qui a sans doute pesé sur une partie des rendements provenant des marchés internationaux.

S. S. : Oui, le dollar canadien connu un trimestre mouvementé avec une hausse de 4 % par rapport au dollar US. Les majorations de taux par la Banque du Canada ont, bien entendu, joué un rôle de premier plan dans cette variation. Vous l’avez bien dit, la hausse a atténué les rendements des actions étrangères pour les Canadiens, mais il s’agit tout de même de rendements positifs en dollars canadiens. Ils ont donc contribué à bonifier les rendements absolus de nos fonds de répartition de l’actif.

C. W. : Mme Spence, avant de regarder plus attentivement le rendement des fonds, j’aimerais discuter du secteur immobilier en particulier. À de nombreuses reprises, nous vous avons entendue au sujet du rôle important que joue l’immobilier dans l’optimisation du profil de risque et de rendement, mais il s’agit d’une catégorie d’actif tellement unique. Il y a fort à parier que les investisseurs en sauront peu sur son rendement par rapport aux actions ou aux obligations. Pouvez-vous nous donner vos impressions là-dessus?

S. S. : Le secteur de l’immobilier a affiché un rendement positif pour le trimestre, mais il n’a pas pu égaler la vigueur des actions canadiennes. L’immobilier a donc mieux fait que les obligations et bonifié les rendements absolus à l’intérieur de nos fonds de répartition de l’actif, mais il a nui au rendement relatif de nos fonds, mesuré par rapport à l’indice composé S&P/TSX.

Ces résultats à court terme n’influent pas sur notre emploi stratégique de l’immobilier dans nos fonds de répartition de l’actif; à long terme, l’immobilier a contribué au profil des fonds, tant du point de vue du rendement que du point de vue de la gestion du risque.

C. W. : C’est une bonne approche pour l’analyse approfondie du rendement des fonds de répartition de l’actif. D’autres facteurs ont-ils influé sur le rendement?

S. S. : Comme je l’ai mentionné plus tôt, les marchés émergents ont mené le bal des rendements. Bon nombre de nos avoirs des fonds sous-jacents d’actions mondiales et internationales ont une exposition aux marchés émergents, mais en plus, dans les fonds de répartition de l’actif qui comportent un profil de risque plus élevé...

C. W. : ...donc, comme les stratégies des portefeuilles énergiques et accélérés...

S. S. : Oui, nous avons dans ce cas une pondération accrue des marchés émergents, ce qui a été une source de plus-value au cours du trimestre.

Le style de placement – par exemple, la croissance a nettement surpassé la valeur sur le marché américain au cours du trimestre – ainsi que la sélection de titres parmi les avoirs du fonds sont d’autres facteurs qui ont constitué des vents avant ou arrière pour certains titres en portefeuille.

C. W. : Qu’en est-il précisément de l’extrémité plus prudente du spectre, où les titres à revenu fixe jouent un rôle plus important? Pouvons-nous en parler davantage?

S. S. : Certainement. Malgré les rendements absolus généralement négatifs pour les obligations, les pondérations en titres à revenu fixe de nos fonds de répartition de l’actif ont été une source de plus-value par rapport à leurs indices de référence respectifs au cours du trimestre.

C. W. : En d’autres mots, les titres à revenu fixe ont procuré une meilleure protection à la baisse que des participations dans le marché obligataire canadien dans l’ensemble?                                     

S. S. : Oui, et c’est ce que nous aimons voir. Parmi les avoirs qui ont tout particulièrement contribué au rendement relatif, mentionnons nos fonds ayant une plus courte duration, y compris nos fonds hypothécaires, ainsi que le Fonds de revenu fixe sans contraintes Mackenzie (qui a réussi à produire un rendement positif malgré le contexte difficile pour les obligations). Les fonds de répartition de l’actif ont également profité de la duration globalement plus courte de nos avoirs par rapport à l’indice de référence. L’apport positif au rendement relatif à l’intérieur du portefeuille de titres à revenu fixe au cours du trimestre illustre bien la valeur ajoutée que GSP s’efforce de procurer aux fonds de répartition de l’actif grâce à sa technique d’élaboration de portefeuille et au recours à certains titres triés sur le volet qui ne sont pas représentés dans l’indice.

C. W. : Il s’agit là d’un exemple tangible d’investisseurs qui profitent de l’avantage additionnel des décisions prises aux termes d’une gestion active au niveau du portefeuille dans son ensemble, en plus de la gestion active au niveau du fonds sous-jacent.

S. S. : Oui, c’est ça.

C. W. : Nous avons regardé le passé, j’aimerais maintenant que nous tournions notre regard vers l’avenir. Mme Spence, comment comprenez-vous le contexte actuel de l’économie et des marchés?

S. S. : Comme je l’ai mentionné au début de notre discussion, la vigueur de l’économie dans son ensemble se maintient. Pour mettre les choses en perspective, considérez ceci : 90 % des économies du monde sont actuellement en phase d’expansion.

C. W. : Voilà ce qu’on appelle une croissance synchronisée!

S. S. : Cette proportion comprend à la fois les économies développées et émergentes. J’ai également mentionné que cette force se traduit par de robustes résultats nets pour les sociétés du monde entier et que les indicateurs économiques prévisionnels suggèrent que la croissance mondiale synchronisée conservera son élan. Tout cela est très encourageant et le risque de récession demeure faible dans l’ensemble.

C. W. : Le portrait que vous nous faites est plutôt optimiste sur le front économique; selon vous, sommes-nous à l’étape de « maturité », c’est-à-dire aux derniers stades du cycle économique?

S. S. : Oui, assurément. Cependant, la question est de savoir pendant combien de temps cette étape durera. Pour l’instant, le portrait économique demeure optimiste, comme vous le dites, et compte tenu du fait que les faibles taux de croissance ont propulsé l’actuelle expansion économique, on peut supposer que ce sera un très long cycle. Cela dit, nous sommes bien conscients des risques ambiants. Par exemple, les turbulences géopolitiques et politiques pourraient ultimement venir perturber les marchés des capitaux, il y a également un risque de faux pas pour les politiques des banques centrales pendant que nous assistons à l’abandon des mesures extrêmes d’assouplissement monétaire mondialement, et il faut se rendre à l’évidence que la vigueur des données fondamentales ne pourra pas se maintenir à ces niveaux indéfiniment. Pour les actions en particulier, nous sommes d’autant plus conscients des risques : les évaluations des capitaux propres, bien que soutenues par la croissance du résultat net et une prime de risque sur les actions des plus attrayantes, demeurent au-dessus de la moyenne lorsqu’elles sont comparées avec les évaluations des titres à revenu fixe.

C. W. : Comment ces perspectives influent-elles sur vos décisions de positionnement des portefeuilles?

S. S. : Elles nous amènent à continuer de soupeser les éléments positifs et négatifs et à adopter une approche équilibrée du positionnement de nos portefeuilles, en misant sur l’effet de compensation à l’intérieur des fonds et sur une bonne diversification. Nous avons récemment réduit l’exposition à certaines obligations à rendement élevé dans nos fonds de répartition de l’actif axés sur le revenu, et ce, afin de prendre une part des gains réalisés dans ce segment du marché obligataire. Les écarts se sont creusés au cours de la dernière année, aussi croyons-nous que la proposition de rendement sur le risque n’est pas aussi alléchante compte tenu de ces mêmes écarts et de l’étape actuelle du cycle des marchés.

C. W. : Merci Mme Spence. J’ai beaucoup aimé vous entendre au sujet de la gestion du fonds de répartition de l’actif géré par le GSP. Aujourd’hui en particulier, vous avez illustré de manière claire et tangible la valeur que vous offrez aux investisseurs en adoptant une perspective à plus long terme pour l’élaboration et le positionnement de vos portefeuilles, sans pour autant renoncer aux avantages que procure la gestion de portefeuille au niveau des fonds sous-jacents et où les gestionnaires de portefeuille peuvent se permettre d’avoir une perspective à plus court terme des occasions et des risques dans leur secteur respectif du marché.

C. W. : J’arrive à peine à y croire, mais la prochaine fois que nous discuterons dans le cadre d’une baladodiffusion au sujet des fonds de répartition de l’actif du GSP, nous serons alors en 2018!

S. S. : Le temps passe si vite!

C. W. : Ce sera une excellente occasion de discuter de l’année qui s’achève. Je vous souhaite un merveilleux automne et vous dis au plaisir!

S. S. : Merci Mme Wellenreiter. J’ai bien hâte de m’entretenir à nouveau avec vous l’an prochain.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.