Susan Spence, de GLC, fait part de son point de vue sur l’investissement responsable pour les fonds de répartition de l’actif

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Susan Spence, de GLC, parle de l’importance de l’investissement responsable et fait le point sur le rendement des fonds de répartition de l’actif à la fin de 2017.  

Christine Wellenreiter: Bonjour, je me présente : je suis Christine Wellenreiter, vice-présidente, Marketing et Communications pour GLC Groupe de gestion d’actifs. Vous écoutez une baladodiffusion que j’anime et qui fait partie d’une série régulière sur les mises à jour trimestrielles effectuées par le GSP dans le cadre de la gestion de ses fonds de répartition de l’actif. 

Vous ne connaissez pas le sigle GSP? Il s’agit du Groupe de solutions de portefeuille, une division de GLC Groupe de gestion d’actifs qui s’occupe exclusivement de la gestion de portefeuille des fonds de répartition de l’actif... surtout des fonds de répartition de l’actif à date cible et à risque cible.

Dans la baladodiffusion du jour, nous verrons deux grands sujets. En premier lieu, nous vous informerons des résultats des fonds de répartition de l’actif au quatrième trimestre de 2017. En deuxième lieu, nous couvrirons un sujet rarement abordé par les gestionnaires de fonds de répartition de l’actif, mais que nous jugeons primordial : comment ces gestionnaires intègrent les facteurs ESG et l’investissement responsable dans la gestion de ces fonds de fonds. Pour ceux qui voudraient sauter directement à la deuxième partie, sachez qu’elle commence aux environs de la dixième minute.

Pour discuter de ces deux sujets, je reçois Susan Spence aujourd’hui. Susan Spence est vice-présidente du Groupe de solutions de portefeuille; elle dirige donc cette division de GLC. 

Bienvenue Susan!

Susan Spence: Merci bien, Christine.

Christine: Susan, parlons un peu des marchés à la fin de l’an dernier. Nous avons discuté en long et en large du fait que 2017 avait été une année de spéculation et de risque, et bien sûr nos auditeurs peuvent consulter notre revue des marchés de 2017 sur notre site Web... Je ne vais donc pas répéter ce qui a déjà été dit, mais plutôt vous demander quel a été l’impact de la conjoncture sur les différents types de fonds détenus dans vos fonds de répartition de l’actif et sur les différents volets de votre portefeuille.

Susan: Comme vous le savez, nos fonds de répartition de l’actif sont en général constitués d’une combinaison d’actions et de titres à revenu fixe. Les deux catégories d’actif ont enregistré des rendements positifs au quatrième trimestre et en 2017 dans son ensemble, mais les actions ont clairement prédominé, leurs rendements étant vraiment très solides. Par conséquent, ce sont les fonds de répartition de l’actif comportant la plus forte proportion en actions, nos fonds les plus énergiques ou à plus long terme, qui se sont le mieux comportés de façon absolue.

Christine: Donc la tendance était observable dans toutes les catégories d’actif... mais qu’en est-il pour les régions? Ces fonds sont conçus en fonction de régions données, et il doit y avoir des distinctions à faire à cet égard.

Susan: En effet… sous l’angle régional, les actions des marchés émergents l’ont emporté haut la main. Bon nombre de nos fonds peuvent être exposés aux marchés émergents par l’entremise de nos fonds d’actions mondiales, mais nos fonds plus énergiques et à plus long terme comportent aussi certains actifs correspondant à des mandats de marchés émergents proprement dits. Du côté des marchés développés, les actions étrangères ont surpassé les actions canadiennes. Presque tous nos fonds comportent des actions étrangères et des actions canadiennes.

Christine: Êtes-vous également diversifié par région pour ce qui est des fonds à revenu fixe?

Susan: Oui, il y a aussi des influences régionales dans les fonds de titres à revenu fixe, puisque certains fonds comportent des actions internationales. Les répercussions de ces répartitions sur nos portefeuilles dépendent bien sûr du comportement des marchés à revenu fixe étrangers dans l’ensemble ainsi que de la gestion du fonds en cause; toutefois, si on prend uniquement les rendements des obligations étrangères convertis en dollars canadiens, on constate que les obligations étrangères ont légèrement plombé le rendement absolu.

Et pour ce qui est des tendances du point de vue des catégories d’actif, disons que toutes ces influences régionales sont également observables au quatrième trimestre et tout au long de l’année.

Christine: Susan, devrions-nous pousser l’analyse? Pour ce qui est des actions, par exemple, certains styles se sont-ils démarqués des autres?

Susan: En règle générale, le style croissance surpasse le style valeur dans les marchés boursiers – c’est une tendance qui s’est installée depuis un certain temps. Il y a cependant des exceptions, comme ici au Canada au quatrième trimestre et pour l’année dans son ensemble, puisque c’est le style valeur qui a surclassé le style croissance. Nous avons également observé un renversement de tendance sur les marchés boursiers des États-Unis à la toute fin de l’année. Comme vous le savez, nos fonds de répartition de l’actif sont soigneusement élaborés en vue d’une diversification selon de nombreux critères, dont le style de gestion de placement. Bien que le choix d’un style de placement puisse parfois avoir une incidence disproportionnée sur nos fonds dans un trimestre donné, au fil du temps le tout s’équilibre et la diversification selon le style garantit un parcours plus harmonieux pour les investisseurs.

Nous pouvons aussi scruter le marché des actions sous l’angle de la capitalisation boursière, en comparant les actions de sociétés à grande capitalisation avec celles de sociétés à petite capitalisation. Sous cet angle également, les résultats ne sont pas uniformes selon les régions. Aux États-Unis, par exemple, les actions de sociétés à grande capitalisation ont obtenu de meilleurs résultats, mais à l’échelle mondiale les actions de sociétés à petite capitalisation ont fait meilleure figure. Nos fonds à répartition de l’actif comprennent davantage d’actions de sociétés à petite capitalisation lorsqu’ils se situent à l’extrémité plus énergique ou à plus long terme du spectre. Comme je l’ai fait remarquer au sujet de l’exposition de nos fonds aux obligations internationales, il est clair que la gestion d’un fonds sous-jacent donné entre en ligne de
compte. Toutefois, en ce qui concerne uniquement la répartition de l’actif selon la capitalisation boursière, disons que les répartitions supérieures en actions de sociétés à petite capitalisation mondiales ont rehaussé les résultats de nos fonds.

Christine: Et quel est l’effet des titres à revenu fixe?

Susan: Pour les titres à revenu fixe, une façon d’évaluer les choses serait de comparer les résultats des obligations de différentes durées. Nous avons observé un aplanissement de la courbe de rendement tout au long de 2017, les obligations à plus long terme surpassant systématiquement celles à plus court terme. Nous avons constaté aussi que les titres de créance se sont très bien comportés, même si les obligations de sociétés et à rendement élevé avaient perdu de leur allant et étaient à la remorque du marché obligataire général au quatrième
trimestre.

Christine: Penchons-nous maintenant sur le quatrième trimestre et sur les tendances de rendement des fonds de répartition de l’actif que vous gérez. Il serait intéressant de faire le lien entre certaines fluctuations du marché et le positionnement des fonds que vous gérez, sans oublier la question des rendements par rapport aux indices de référence. Les deux principaux types de fonds de répartition de l’actif que vous gérez sont les fonds à date cible et les fonds à risque cible, n’est-ce pas?

Susan: Oui, c’est bien ça.

Christine: À votre avis, comment ces tendances générales ont-elles influé sur le positionnement du GSP au sein des fonds de répartition de l’actif?

< Narrateur >>  « Juste avant d’entendre la réponse de Susan, voici ce que vous devez savoir : les fonds à risque cible gérés par le GSP correspondent à une répartition prudente, modérée, équilibrée, accélérée et énergique... Comme vous l’aurez deviné, les fonds qui se situent à l’extrémité prudente du spectre comportent plus de titres à revenu fixe (jusqu’à 75 %), et seront donc beaucoup plus tributaires des marchés à revenu fixe et des fonds obligataires. Plus vous vous déplacez sur le spectre de risque vers le fonds à risque cible énergique, plus la proportion d’actions augmente – jusqu’à atteindre 100 %. Le même principe s’applique pour les fonds à date cible. C’est donc dire que plus la date cible est proche, comme pour le fonds Profil 2020, plus le fonds sera prudent et plus la répartition de titres à revenu fixe sera élevée (60 % dans ce cas), alors que quand Susan parle de fonds à plus long terme, par exemple un fonds dont la date cible est 2050 (un horizon de 30 ans), la pondération en actions sera forcément bien supérieure, et le fonds sera donc davantage tributaire des résultats des marchés boursiers et des fonds d’actions. Revenons maintenant à la réponse de Susan sur les résultats des fonds du GSP. »

Susan: Donc pour le quatrième trimestre, étant donné que la duration de nos fonds de répartition à revenu fixe est plus courte que celle de l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada (l’indice de référence), la composante à revenu fixe a nui au rendement, de même que notre surpondération en titres de créance et notre répartition en obligations internationales. Il en ressort que nos répartitions en titres à revenu fixe dans l’ensemble ont miné la valeur sur une base relative, pour tous les fonds comportant cette catégorie d’actif.

Christine: C’est décevant…

Susan: Oui, ça l’est d’un côté, mais de l’autre je me permettrai de vous rappeler ce qui s’est passé au troisième trimestre, où nous avons fait l’expérience opposée. Les titres à revenu fixe avaient alors enregistré des rendements négatifs, et malgré un tel environnement nous avons été en mesure d’ajouter de la valeur sur une base relative et de nous protéger des baisses du marché.

Pour ce qui est des actions, il y a eu à la fois des effets positifs et négatifs par suite de notre positionnement, mais les répercussions sur différents fonds ont varié – dans l’ensemble, les fonds plus énergiques et à plus long terme ont profité de notre positionnement, alors que les fonds plus prudents ou à plus court terme ont été pénalisés. Puisque nous modulons la composition de nos fonds selon le profil de chaque investisseur à long terme, il se peut que les rendements n’évoluent pas toujours de pair sur de courtes périodes. Au quatrième trimestre, les fonds plus énergiques et à plus long terme ont bien profité de leur exposition accrue aux marchés émergents et aux actions de société à petite capitalisation mondiales, ainsi que de la part consacrée à un mandat de ressources. À l’autre extrémité du spectre, les fonds prudents et à court terme ont souffert de leur exposition à un mandat d’actions d’infrastructures.

Finalement, touchons un mot de la répartition dans l’immobilier. Comme vous le savez, l’indice pertinent pour nos fonds est l’indice composé S&P/TSX. Considérant la vigueur des marchés boursiers ce trimestre, il n’est pas surprenant que la répartition en immobilier traîne de l’arrière. L’immobilier a pourtant enregistré un rendement positif ce trimestre, ce qui a contribué au rendement absolu, mais a nui au rendement relatif.

Donc si vous incluez l’immobilier dans les répartitions d’actions canadiennes, force est de constater que nos fonds d’actions canadiennes se sont laissé distancer au cours du trimestre. Par contre, si vous excluez l’immobilier, vous verrez que les fonds d’actions canadiennes ont ajouté de la valeur dans l’ensemble. La même constatation peut être faite pour les répartitions d’actions étrangères.

Christine: Voilà pour l’analyse générale, passons maintenant au particulier… chaque fonds sous-jacent du portefeuille du GSP poursuit un objectif distinct au sein du fonds, qu’il s’agisse de propulser le rendement, d’atténuer la volatilité ou les deux – y a-t-il des éléments qui ressortent dont vous aimeriez nous faire part?

Susan: Bien sûr, il y a toujours des éléments qui ressortent du lot, mais ce trimestre je dirais que la plupart des fonds qui se distinguent, de façon positive ou négative, sont exactement ceux auxquels vous auriez pu vous attendre par suite de l’activité des marchés financiers. Par exemple, les avoirs obligataires à duration courte comme les fonds à court terme et les fonds d’obligations d’État de Portico, de même que les fonds hypothécaires, ont nui aux rendements. Même chose pour le fonds d’obligations de sociétés. En revanche, le fonds d’obligations à long terme a contribué de belle façon aux résultats.

Du côté des actions, le fonds de marchés émergents de Mackenzie (pour lequel JP Morgan agit à titre de sous-conseiller), certains fonds d’actions canadiennes axés sur la valeur, certains fonds d’actions mondiales axés sur la croissance et le fonds de ressources canadiennes Mackenzie ont ajouté de la valeur, alors les fonds d’actions d’infrastructures de Gestion des capitaux London et certains mandats de Mackenzie gérés par l’équipe Ivy – qui sont positionnés plutôt défensivement à l’heure actuelle, avec une part de trésorerie élevée – ont
plombé les résultats au quatrième trimestre. Et bien sûr, comme je l’ai mentionné, les fonds immobiliers de la Great-West ont également nui aux rendements.

Christine: Pourriez-vous nous en dire plus sur le fonds immobilier et peut-être aussi sur le fonds hypothécaire? Vous avez parlé de points plus négatifs, mais j’aimerais que vous nous expliquiez le rôle qu’ils jouent au sein du portefeuille. Ce ne sont pas des mandats de placement comme le fonds d’actions d’infrastructures de Gestion des capitaux London qui investit dans les actions de sociétés liées aux infrastructures ou
comme les sociétés de placement immobilier… on parle d’actifs réels qui sont détenus dans ces fonds.

Susan: En effet. Les fonds immobiliers et hypothécaires exclusifs auxquels nous avons accès dans notre plateforme de fonds distincts investissent directement dans des prêts hypothécaires et dans des biens immobiliers.

Christine: On parle alors d’un autre type de placements… ce ne sont pas des portefeuilles d’obligations… pas non plus des portefeuilles d’actions. C’est bien ça?

Susan: C’est exactement ça. Bien que les fonds hypothécaires et immobiliers soient classés dans les répartitions de titres à revenu fixe et d’actions canadiennes de nos fonds et comparés à l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada et à l’indice composé S&P/TSX, respectivement, il s’agit vraiment de placements différents.

Christine: Est-ce la norme de détenir des actifs d’un autre type comme les actifs hypothécaires et immobiliers dans des fonds de répartition de l’actif?

Susan: C’est la norme pour nous en ce qui concerne les fonds distincts, mais pas nécessairement pour nos concurrents. Nous considérons que l’accès à ces produits exclusifs constitue vraiment un avantage concurrentiel.

Christine: Pourquoi détenons-nous ces actifs? Pourquoi avons-nous choisi de nous écarter de la norme à cet égard? En quoi contribuent-ils à notre portefeuille général?

Susan: Nous les détenons en raison de leurs caractéristiques propres, c’est-à-dire la faible volatilité et la protection qu’ils procurent en cas de baisse, mais aussi, plus important encore, en raison de leur fonction de pierres d’assise au sein de nos fonds. Les prêts hypothécaires et l’immobilier ont de faibles corrélations avec les catégories d’actif classiques dans lesquelles nous investissons, et le fait d’intégrer ces composantes à nos fonds de répartition de l’actif rehausse leur profil risque-rendement.

Christine: Mais cela explique pourquoi ce ne sont pas tous les portefeuilles qui ont réussi à suivre les indices généraux au dernier trimestre.

Susan: C’est exact. Et en vérité nos fonds de répartition de l’actif ne l’emporteront pas sur les autres tout le temps. En raison de la robustesse de notre constitution de portefeuille, des compensations et de la diversification que nous intégrons, nous savons que nous ferons moins bien que l’indice dans certains environnements. L’un de ces environnements s’est produit au quatrième trimestre : des marchés des actions vigoureux, où l’immobilier est à la traîne et plombe les résultats tant sur une base absolue que par rapport à l’indice de référence. Et c’est aussi le cas si on considère l’année 2017 au complet.

Christine: Mais vous êtes tout de même satisfaite du rendement des fonds, et vous pensez que les investisseurs devraient être tout aussi satisfaits… pourquoi?

Susan: Il ne faut pas perdre de vue que le rendement de nos fonds de répartition de l’actif devrait être mesuré sur une période plus longue, et qu’il faut également tenir compte du niveau de risque. Ces répartitions dans des actifs hypothécaires et immobiliers contribuent à la stabilité des rendements de nos fonds, à la protection en cas de baisse et au nivellement des résultats (ce qui aide à maintenir les clients dans les marchés et leur permet de garder le cap sur leur programme de sécurité financière). Malgré le fait que la plupart de nos fonds n’aient pas réussi à suivre leurs indices de référence au quatrième trimestre, en particulier les fonds prudents ou à court terme, on peut se réjouir qu’ils aient enregistré des rendements absolus positifs et qu’ils se soient comportés selon les attentes dans un tel environnement. Cela me conforte dans ma conviction que notre approche de constitution de portefeuille et la gestion de nos fonds de répartition de l’actif fonctionnent à long terme et aideront les investisseurs à atteindre leurs objectifs financiers.

Christine: Dernière question sur cet aspect… comment positionnez-vous les portefeuilles aujourd’hui?

Susan: Christine, notre positionnement n’a pas vraiment changé depuis notre dernier entretien le trimestre passé, et il correspond aux vues exprimées par Brent Joyce, chef des stratégies de placement de GLC dans sa baladodiffusion sur les perspectives. Nous privilégions toujours des durations courtes et une surpondération des titres de créance, avec une exposition aux obligations internationales pour ce qui est du revenu fixe. Pour les années à venir, nous croyons que ce positionnement profitera aux fonds dans un contexte de hausse des taux. Les sociétés demeurent solides et bien que les écarts de taux ne soient pas aussi intéressants qu’il y a un an, nous comptons toujours sur le
rendement supplémentaire que procurent les obligations de sociétés. Les obligations internationales demeurent attrayantes sous l’angle de la
diversification. Du côté des actions, nous ne nous privilégions plus autant les États-Unis comme région à mesure que nous progressons dans le cycle économique. En règle générale, nous avons adopté une position neutre du point de vue de l’équilibre entre les titres à revenu fixe et les actions et de la sectorisation régionale des actions. Nous estimons que cette approche équilibrée a le mérite d’être prudente, étant donné l’orientation que peuvent prendre les taux d’intérêt, les évaluations élevées que nous observons dans la plupart des marchés des actions, ainsi que les divers risques – qu’ils soient d’ordre géopolitique ou politique (aux États-Unis en particulier), ou encore liés aux perturbations dans les échanges commerciaux ou aux possibilités de faux pas des banques centrales – bien que pour le moment l’économie mondiale demeure robuste.

< Narrateur >> Avant que nous passions à la seconde moitié de la baladodiffusion consacrée à l’approche d’investissement responsable du GSP, je voudrais mettre quelque chose en perspective. À titre de division de GLC Groupe de gestion d’actifs, le Groupe de solutions de portefeuille gère 28 milliards de dollars investis dans des fonds de répartition de l’actif… et pour vous situer encore plus, précisons qu’un peu moins de la moitié de ces 28 milliards de dollars se retrouvent dans des fonds distincts individuels, soit environ 12 milliards de dollars; en d’autres termes, le GSP est responsable d’environ 10 % du marché des fonds distincts individuels au Canada!

…Voici d’autres chiffres à connaître au sujet du GSP. Le GSP surveille 24 entreprises qui gèrent des mandats liés aux fonds de répartition de l’actif ainsi qu’une douzaine d’autres qui pourraient se voir confier de tels mandats. Et les gestionnaires veulent s’occuper des fonds de répartition de l’actif du GSP… même un mandat modeste pour les fonds de répartition de l’actif peut représenter de nombreuses centaines de millions de dollars. Donc il ne fait aucun doute que le GSP est un acteur important dans le marché des fonds de répartition de l’actif canadiens,
et un client important ayant beaucoup d’influence pour tout gestionnaire cherchant à gérer un fonds sous-jacent. Cela aura de l’importance lorsque nous parlerons de l’engagement du GSP en matière d’investissement responsable.

Christine: Susan, j’aimerais commencer en mentionnant que le GSP est devenu un signataire des Principes pour l’investissement responsable de l’Organisation des Nations Unies (UN PRI)… il y a de cela presque deux ans, en février 2016. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?

Susan: Le GSP a rejoint les rangs de GLC à peu près à ce moment. En tant que division de GLC, le GSP était tenu de respecter l’engagement contracté officiellement par GLC, lequel est énoncé en termes clairs dans la Politique d’investissement responsable de GLC : « À titre de signataire des UN PRI, GLC a à cœur de contribuer à l’établissement d’un système financier mondial plus viable. »

Christine: Pour un gestionnaire de portefeuille sur le terrain, cela doit sembler assez idéaliste… mais dans les faits qu’est-ce que ça implique?

Susan: Cela implique que notre équipe doit obligatoirement tenir compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (les facteurs ESG) de manière constante et définie dans le processus de prise de décisions intégré à la gestion des fonds de répartition de l’actif, puisque le principe 1 de la politique d’investissement responsable de GLC officialise l’intégration des facteurs ESG dans tous les processus de gestion de placements de GLC en vue de respecter l’engagement que nous avons pris comme entreprise.

Christine: En tant que gestionnaire de fonds de répartition de l’actif, vous ne procédez pas à la sélection individuelle des actions ou des obligations? Vous êtes une gestionnaire de gestionnaires…

Susan: C’est exact, et cela change un peu la donne si on compare avec d’autres divisions de GLC qui investissent directement dans les marchés d’actions et d’obligations. Pour nous, ce sont surtout des décisions que nous prenons au sujet des fonds à détenir dans nos fonds de répartition de l’actif. Nous décidons de tous les fonds sous-jacents entrant dans la composition de nos produits de répartition de l’actif, et une partie cruciale de notre travail et de notre processus de placement consiste à surveiller de très près ces gestionnaires afin de nous assurer qu’ils font bien ce qu’ils sont censés faire pour remplir leur rôle à l’égard de nos fonds.

Christine: Comment de temps consacrez-vous à cette surveillance?

Susan: C’est difficile à quantifier avec exactitude, parce qu’en réalité certains aspects de cette surveillance se font au quotidien. Nous procédons aussi à un examen approfondi et ciblé des fonds sous-jacents chaque mois et chaque trimestre. Chacune de nos rencontres dure plusieurs heures. De plus, nous rencontrons tous nos gestionnaires en personne ou nous avons un entretien téléphonique direct avec eux au moins une fois par année, dans le cadre de notre participation au processus général d’examen des activités des gestionnaires de placements instauré par la compagnie. Ces rencontres ou entretiens peuvent être organisés par notre équipe ou se tenir à l’occasion d’événements organisés par les gestionnaires eux-mêmes (plus tôt cette semaine, par exemple, j’ai participé à un séminaire d’une journée commandité par Fidelity à Toronto).

Christine: Et que se passe-t-il si vous constatez un problème ou si un événement survient?

Susan: Dans ce cas, nous prenons simplement le téléphone. Si quoi que ce soit mérite une attention immédiate, nous nous en occupons.  

Dans l’ensemble, selon nos estimations, nous consacrons l’équivalent de 40 à 50 jours ouvrables par année à des rencontres directes avec les gestionnaires de fonds sous-jacents (une combinaison de ceux que nous employons actuellement et de ceux qui font partie de l’univers général des fonds offerts sur les plateformes de fonds de placement de la Great-West). Pour ce qui est de l’investissement responsable plus précisément, les considérations relatives aux facteurs ESG chez nos gestionnaires externes peuvent être abordées de deux manières.

Christine: Ah bon, comment procédez-vous?

Susan: Tout d’abord, nous travaillons avec le secteur des fonds de placement de la Great-West sur des questionnaires. Deux fois par année, des questions générales sur l’investissement responsable sont posées à tous les gestionnaires s’occupant de ce vaste éventail de fonds, et une fois par année un questionnaire plus détaillé est soumis aux gestionnaires externes que nous intégrons actuellement à nos produits de fonds de répartition de l’actif. 

Christine: Donc une forme de déclaration annuelle.

Susan: Ces questionnaires fournissent une bonne vue d’ensemble de ce qui se passe relativement aux facteurs ESG chez chacun des gestionnaires externes que nous retenons, ainsi qu’un bon portrait de la situation pour les autres gestionnaires externes de la plateforme des fonds.

Ce qui nous amène à la deuxième façon d’explorer les considérations relatives aux facteurs ESG… soit lors de nos rencontres de contrôles diligents auprès des gestionnaires. Pendant ces rencontres, nous pouvons les faire parler et glaner de l’information en lien direct avec l’investissement responsable, discuter ensemble du processus de placement et des résultats des mandats, enfin poser certaines questions que
nous pourrions avoir par suite des réponses données dans les questionnaires.

Christine: Et comment cela fonctionne-t-il?

Susan: Grâce à de telles initiatives, nous sommes capables de dresser un portrait de la situation et de voir comment les facteurs ESG sont intégrés dans le processus de chaque gestionnaire pour chaque mandat. L’information obtenue devient un élément de plus pour notre équipe quand il faut évaluer la solidité des mandats que nous avons actuellement ou que nous pourrions envisager pour nos fonds dans un avenir prochain.

Christine: Pour revenir aux questionnaires, qu’est-ce qu’ils peuvent vous apprendre?

Susan: En tout premier lieu, disons que tous les gestionnaires externes se préoccupent des facteurs ESG… mais qu’il y a un tout un éventail de niveaux d’intégration ou d’engagement, de même que bien des différences sur le plan des pratiques en matière d’établissement des rapports liés à l’investissement responsable. Voici quelques données pour vous : 74 % étaient des signataires des Principes pour l’investissement responsable de l’Organisation des Nations Unies (UN PRI) à la fin de septembre de l’an dernier, et 43 % d’entre eux avaient établi des équipes responsables des questions ESG.

Christine: Vous attendez-vous à ce que ces pourcentages augmentent?

Susan: Oui, ces pourcentages devraient augmenter parce que nous observons déjà un intérêt accru pour l’investissement responsable ces dernières années, depuis que nous suivons officiellement l’information obtenue auprès des gestionnaires sur les facteurs ESG. Les considérations relatives aux facteurs ESG ont toujours fait partie des processus de placement pour bon nombre de gestionnaires, mais comme
chez GLC il y a davantage d’efforts pour mettre au point une approche d’investissement responsable, et pour produire les documents et les rapports qui en découlent. Le mouvement s’accélère; de plus en plus de gestionnaires reconnaissent la valeur associée au fait de devenir signataire des UN PRI, mais aussi les avantages qu’il y a à intégrer les considérations relatives aux facteurs ESG dans le processus de placement.

Christine: Après toutes les questions posées par des parties prenantes comme le GSP, les gestionnaires doivent bien se rendre compte qu’ils ont tout intérêt à s’occuper de ces questions également…

Susan: Je le pense aussi – ils doivent se dire que si nous prenons position dans ce dossier, ils devraient peut-être suivre notre exemple …

Christine: Avez-vous un exemple de question que vous pourriez poser à l’un de ces gestionnaires lors des rencontres qui se tiennent régulièrement?

Susan: Les considérations relatives aux facteurs ESG ressortent souvent au cours des discussions sur les avoirs du fonds qui suscitent la controverse pour une raison ou une autre. Un exemple me vient à l’esprit; c’est celui de Valeant, la société pharmaceutique qui a fait souvent la manchette il y a environ deux ans – on s’interrogeait sur le manque de clarté manifeste des pratiques de comptabilité et de la gouvernance en général. À ce moment, nous y avons vu aussi un problème de style de gestion de placement, car plus l’action prenait de place dans l’indice composé S&P/TSX, plus le risque lié à l’indice de référence augmentait pour les gestionnaires canadiens, et en particulier pour les mandats axés sur la valeur – les déviations par rapport au style sont toujours à surveiller pour nous. Nous avons donc beaucoup discuté de Valeant avec les gestionnaires, notamment sur les questions de gouvernance et sur les raisons pour lesquelles ils devaient détenir ou non l’action dans leurs
portefeuilles. Ces discussions nous ont aidés, nous les gestionnaires de fonds de répartition de l’actif, à évaluer si les gestionnaires de fonds intégraient effectivement les considérations relatives aux facteurs ESG dans leurs décisions de placement de façon réfléchie et appropriée.

Christine: Notre obligation fiduciaire veut que nous maximisions le rendement total tout en respectant les lignes directrices prescrites des mandats de placement. Certains pensent peut-être que les facteurs ESG ne font pas partie de ces prescriptions. Qu’en pensez-vous?

Susan: Je pense que cela revient à suivre un processus de placement rigoureux et une philosophie de placement holistique. L’intégration officielle des facteurs ESG constitue une autre façon d’évaluer les risques et les occasions au sein d’un portefeuille. Et c’est tout aussi important pour un fonds de fonds que pour un fonds autonome. Nous croyons que le fait de connaître et de comprendre tous les types de risques et d’occasions nous aide à mieux nous acquitter de notre obligation fiduciaire.

Christine: Une dernière question pour vous Susan… pensez-vous que les gens se préoccupent vraiment de la question? Est-ce important pour eux que les gestionnaires de leurs fonds de répartition de l’actif adoptent des pratiques d’investissement responsable en tenant compte des facteurs ESG dans leurs décisions de placement?

 

Susan: Oui, je pense que les gens s’en soucient vraiment. L’investissement responsable devient de plus en plus d’actualité dans le monde du placement, surtout que les mentalités évoluent. On ne pense plus seulement aux avantages de l’intégration des facteurs ESG du point de vue de la gestion de risque, on se rend compte qu’il y a des occasions à saisir qui se traduiront par des rendements de placement bien supérieurs.

Christine: Merci à vous Susan, c’était particulièrement captivant aujourd’hui.

Ceux qui voudraient en apprendre davantage sur l’approche de GLC en matière d’investissement responsable ou qui voudrait lire notre politique à cet égard peuvent visiter notre site Web et faire une recherche avec « investissement responsable »; ils trouveront aisément
l’information.  

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.