Baladodiffusion : Susan Spence parle de l’engagement du GSP pour l’investissement responsable

Susan Spence, vice-présidente, Groupe de solutions de portefeuille, explique comment le GSP tient compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (les facteurs ESG) dans le processus de décision relatif aux fonds de répartition de l’actif.

Christine Wellenreiter : Bonjour, je me présente : je suis Christine Wellenreiter, vice-présidente, Marketing et Communications pour GLC Groupe de gestion d’actifs. Vous écoutez une baladodiffusion que j’anime et qui fait partie d’une série régulière sur les mises à jour trimestrielles effectuées par le GSP dans le cadre de la gestion de ses fonds de répartition de l’actif. 

 

Vous ne connaissez pas le sigle GSP? Il s’agit du Groupe de solutions de portefeuille, une division de GLC Groupe de gestion d’actifs qui s’occupe exclusivement de la gestion de portefeuille des fonds de répartition de l’actif... surtout des fonds de répartition de l’actif à date cible et à risque cible.

 

Pour discuter de ces deux sujets, je reçois Susan Spence aujourd’hui. Susan Spence est vice-présidente du Groupe de solutions de portefeuille; elle dirige donc cette division de GLC. 

 

Bienvenue Susan!

 

Susan Spence : Merci bien, Christine.

 

 

Christine Wellenreiter : À titre de division de GLC Groupe de gestion d’actifs, le Groupe de solutions de portefeuille gère 28 milliards de dollars investis dans des fonds de répartition de l’actif… et pour vous situer encore plus, précisons qu’un peu moins de la moitié de ces 28 milliards de dollars se retrouvent dans des fonds distincts individuels, soit environ 12 milliards de dollars; en d’autres termes, le GSP est responsable d’environ 10 % du marché des fonds distincts individuels au Canada!

 

…Voici d’autres chiffres à connaître au sujet du GSP. Le GSP surveille 24 entreprises qui gèrent des mandats liés aux fonds de répartition de l’actif ainsi qu’une douzaine d’autres qui pourraient se voir confier de tels mandats. Et les gestionnaires veulent s’occuper des fonds de répartition de l’actif du GSP… même un mandat modeste pour les fonds de répartition de l’actif peut représenter de nombreuses centaines de millions de dollars. Donc il ne fait aucun doute que le GSP est un acteur important dans le marché des fonds de répartition de l’actif canadiens, et un client important ayant beaucoup d’influence pour tout gestionnaire cherchant à gérer un fonds sous-jacent. Cela aura de l’importance lorsque nous parlerons de l’engagement du GSP en matière d’investissement responsable.

Christine : Susan, j’aimerais commencer en mentionnant que le GSP est devenu un signataire des Principes pour l’investissement responsable de l’Organisation des Nations Unies (UN PRI)… il y a de cela presque deux ans, en février 2016. Qu’est-ce que cela signifie pour vous?

Susan : Le GSP a rejoint les rangs de GLC à peu près à ce moment. En tant que division de GLC, le GSP était tenu de respecter l’engagement contracté officiellement par GLC, lequel est énoncé en termes clairs dans la Politique d’investissement responsable de GLC : « À titre de signataire des UN PRI, GLC a à cœur de contribuer à l’établissement d’un système financier mondial plus viable. »

Christine : Pour un gestionnaire de portefeuille sur le terrain, cela doit sembler assez idéaliste… mais dans les faits qu’est-ce que ça implique?

Susan : Cela implique que notre équipe doit obligatoirement tenir compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (les facteurs ESG) de manière constante et définie dans le processus de prise de décisions intégré à la gestion des fonds de répartition de l’actif, puisque le principe 1 de la politique d’investissement responsable de GLC officialise l’intégration des facteurs ESG dans tous les processus de gestion de placements de GLC en vue de respecter l’engagement que nous avons pris comme entreprise.

Christine : En tant que gestionnaire de fonds de répartition de l’actif, vous ne procédez pas à la sélection individuelle des actions ou des obligations? Vous êtes une gestionnaire de gestionnaires…

Susan : C’est exact, et cela change un peu la donne si on compare avec d’autres divisions de GLC qui investissent directement dans les marchés d’actions et d’obligations. Pour nous, ce sont surtout des décisions que nous prenons au sujet des fonds à détenir dans nos fonds de répartition de l’actif. Nous décidons de tous les fonds sous-jacents entrant dans la composition de nos produits de répartition de l’actif, et une partie cruciale de notre travail et de notre processus de placement consiste à surveiller de très près ces gestionnaires afin de nous assurer qu’ils font bien ce qu’ils sont censés faire pour remplir leur rôle à l’égard de nos fonds.

Christine : Comment de temps consacrez-vous à cette surveillance?

Susan : C’est difficile à quantifier avec exactitude, parce qu’en réalité certains aspects de cette surveillance se font au quotidien. Nous procédons aussi à un examen approfondi et ciblé des fonds sous-jacents chaque mois et chaque trimestre. Chacune de nos rencontres dure plusieurs heures. De plus, nous rencontrons tous nos gestionnaires en personne ou nous avons un entretien téléphonique direct avec eux au moins une fois par année, dans le cadre de notre participation au processus général d’examen des activités des gestionnaires de placements instauré par la compagnie. Ces rencontres ou entretiens peuvent être organisés par notre équipe ou se tenir à l’occasion d’événements organisés par les gestionnaires eux-mêmes (plus tôt cette semaine, par exemple, j’ai participé à un séminaire d’une journée commandité par Fidelity à Toronto).

Christine : Et que se passe-t-il si vous constatez un problème ou si un événement survient?

Susan : Dans ce cas, nous prenons simplement le téléphone. Si quoi que ce soit mérite une attention immédiate, nous nous en occupons.  

Dans l’ensemble, selon nos estimations, nous consacrons l’équivalent de 40 à 50 jours ouvrables par année à des rencontres directes avec les gestionnaires de fonds sous-jacents (une combinaison de ceux que nous employons actuellement et de ceux qui font partie de l’univers général des fonds offerts sur les plateformes de fonds de placement de la Great-West). Pour ce qui est de l’investissement responsable plus précisément, les considérations relatives aux facteurs ESG chez nos gestionnaires externes peuvent être abordées de deux manières.

Christine : Ah bon, comment procédez-vous?

Susan : Tout d’abord, nous travaillons avec le secteur des fonds de placement de la Great-West sur des questionnaires. Deux fois par année, des questions générales sur l’investissement responsable sont posées à tous les gestionnaires s’occupant de ce vaste éventail de fonds, et une fois par année un questionnaire plus détaillé est soumis aux gestionnaires externes que nous intégrons actuellement à nos produits de fonds de répartition de l’actif. 

Christine : Donc une forme de déclaration annuelle.

Susan : Ces questionnaires fournissent une bonne vue d’ensemble de ce qui se passe relativement aux facteurs ESG chez chacun des gestionnaires externes que nous retenons, ainsi qu’un bon portrait de la situation pour les autres gestionnaires externes de la plateforme des fonds.

Ce qui nous amène à la deuxième façon d’explorer les considérations relatives aux facteurs ESG… soit lors de nos rencontres de contrôles diligents auprès des gestionnaires. Pendant ces rencontres, nous pouvons les faire parler et glaner de l’information en lien direct avec l’investissement responsable, discuter ensemble du processus de placement et des résultats des mandats, enfin poser certaines questions que nous pourrions avoir par suite des réponses données dans les questionnaires.

Christine : Et comment cela fonctionne-t-il?

Grâce à de telles initiatives, nous sommes capables de dresser un portrait de la situation et de voir comment les facteurs ESG sont intégrés dans le processus de chaque gestionnaire pour chaque mandat. L’information obtenue devient un élément de plus pour notre équipe quand il faut évaluer la solidité des mandats que nous avons actuellement ou que nous pourrions envisager pour nos fonds dans un avenir prochain.

Christine : Pour revenir aux questionnaires, qu’est-ce qu’ils peuvent vous apprendre?

Susan : En tout premier lieu, disons que tous les gestionnaires externes se préoccupent des facteurs ESG… mais qu’il y a un tout un éventail de niveaux d’intégration ou d’engagement, de même que bien des différences sur le plan des pratiques en matière d’établissement des rapports liés à l’investissement responsable. Voici quelques données pour vous : 74 % étaient des signataires des Principes pour l’investissement responsable de l’Organisation des Nations Unies (UN PRI) à la fin de septembre de l’an dernier, et 43 % d’entre eux avaient établi des équipes responsables des questions ESG.

Christine : Vous attendez-vous à ce que ces pourcentages augmentent?

Susan : Oui, ces pourcentages devraient augmenter parce que nous observons déjà un intérêt accru pour l’investissement responsable ces dernières années, depuis que nous suivons officiellement l’information obtenue auprès des gestionnaires sur les facteurs ESG. Les considérations relatives aux facteurs ESG ont toujours fait partie des processus de placement pour bon nombre de gestionnaires, mais comme chez GLC il y a davantage d’efforts pour mettre au point une approche d’investissement responsable, et pour produire les documents et les rapports qui en découlent. Le mouvement s’accélère; de plus en plus de gestionnaires reconnaissent la valeur associée au fait de devenir signataire des UN PRI, mais aussi les avantages qu’il y a à intégrer les considérations relatives aux facteurs ESG dans le processus de placement.

Christine : Après toutes les questions posées par des parties prenantes comme le GSP, les gestionnaires doivent bien se rendre compte qu’ils ont tout intérêt à s’occuper de ces questions également…

Susan : Je le pense aussi – ils doivent se dire que si nous prenons position dans ce dossier, ils devraient peut-être suivre notre exemple …

Christine : Avez-vous un exemple de question que vous pourriez poser à l’un de ces gestionnaires lors des rencontres qui se tiennent régulièrement?

Susan : Les considérations relatives aux facteurs ESG ressortent souvent au cours des discussions sur les avoirs du fonds qui suscitent la controverse pour une raison ou une autre. Un exemple me vient à l’esprit; c’est celui de Valeant, la société pharmaceutique qui a fait souvent la manchette il y a environ deux ans – on s’interrogeait sur le manque de clarté manifeste des pratiques de comptabilité et de la gouvernance en général. À ce moment, nous y avons vu aussi un problème de style de gestion de placement, car plus l’action prenait de place dans l’indice composé S&P/TSX, plus le risque lié à l’indice de référence augmentait pour les gestionnaires canadiens, et en particulier pour les mandats axés sur la valeur – les déviations par rapport au style sont toujours à surveiller pour nous. Nous avons donc beaucoup discuté de Valeant avec les gestionnaires, notamment sur les questions de gouvernance et sur les raisons pour lesquelles ils devaient détenir ou non l’action dans leurs portefeuilles. Ces discussions nous ont aidés, nous les gestionnaires de fonds de répartition de l’actif, à évaluer si les gestionnaires de fonds intégraient effectivement les considérations relatives aux facteurs ESG dans leurs décisions de placement de façon réfléchie et appropriée.

Christine : Notre obligation fiduciaire veut que nous maximisions le rendement total tout en respectant les lignes directrices prescrites des mandats de placement. Certains pensent peut-être que les facteurs ESG ne font pas partie de ces prescriptions. Qu’en pensez-vous?

Susan : Je pense que cela revient à suivre un processus de placement rigoureux et une philosophie de placement holistique. L’intégration officielle des facteurs ESG constitue une autre façon d’évaluer les risques et les occasions au sein d’un portefeuille. Et c’est tout aussi important pour un fonds de fonds que pour un fonds autonome. Nous croyons que le fait de connaître et de comprendre tous les types de risques et d’occasions nous aide à mieux nous acquitter de notre obligation fiduciaire.

Christine : Une dernière question pour vous Susan… pensez-vous que les gens se préoccupent vraiment de la question? Est-ce important pour eux que les gestionnaires de leurs fonds de répartition de l’actif adoptent des pratiques d’investissement responsable en tenant compte des facteurs ESG dans leurs décisions de placement?

 

Susan : Oui, je pense que les gens s’en soucient vraiment. L’investissement responsable devient de plus en plus d’actualité dans le monde du placement, surtout que les mentalités évoluent. On ne pense plus seulement aux avantages de l’intégration des facteurs ESG du point de vue de la gestion de risque, on se rend compte qu’il y a des occasions à saisir qui se traduiront par des rendements de placement bien supérieurs.

Christine : Merci à vous Susan, c’était particulièrement captivant aujourd’hui.

<Narrateur> Ceux qui voudraient en apprendre davantage sur l’approche de GLC en matière d’investissement responsable ou qui voudrait lire notre politique à cet égard peuvent visiter notre site Web et faire une recherche avec « investissement responsable »; ils trouveront aisément l’information.

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Ces commentaires sont l’expression de l’opinion de GLC à la date de leur publication et sont susceptibles d’être modifiés sans préavis. De plus, rien ne garantit que les tendances décrites dans ce document se maintiendront ou que les prévisions se réaliseront, parce que les conditions de l’économie et des marchés changent fréquemment. Ce document représente une source d’information d’ordre général et n’a pas pour but d’inciter le lecteur à acheter ou à vendre des placements spécifiques, ni de fournir des conseils juridiques ou fiscaux. Avant de prendre une décision de placement, les investisseurs potentiels devraient passer en revue avec soin tous les documents de placement pertinents et demander l’avis de leur conseiller.